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Manifestation contre la justice française pour sauver le conservateur Fillon

Cahuzac convoqué après 14 jours et 19 pour Fillon, et pour cause la lourdeur des casseroles...

 

jeudi 2 mars 2017, par Rebel Kazimir

La plus choquante des manifestations que les français ne s’attendaient à vivre est celle du Trocadero, pour sauver le conservateur François Fillon, candidat à l’élection présidentielle de 2017. Nombreux "posts" sur les réseaux sociaux du Web citent la Roumanie ou bien la Corée du Sud où sont des têtes sont tombées parce que la population était sortie dans les rues pour l’éthique et la probité des responsables publics. Depuis des année, en France, les scandales que les journalistes révèlent, se multiplient. En comparaison plausible, Gauche-Droite, des deux familles qui dessinent traditionnellement le paysage politique hexagonale, ces scabreuses escroqueries sont plus nombreuses d’un côté que l’autre, du moins les deux tares du balancier...

Voir en ligne : Notre dossier : FRANCE

Plusieurs observateurs internationaux sont impressionnés par le déballage sur les comportements de nombreux acteurs de la classe politique française. La liste des charges potentielles qui leurs sont imputées comprend le détournement de fonds publics, abus de fonds publics et trafic d’influence. Lire ICI, la carte interactive de Transpency.FR. Rien que ça ! Pour comparer, imaginez une condamnation à mort en Chine pour des corrompus, des procès retentissants en Espagne et des emprisonnements à l’ancien chef du gouvernement italien Berlusconi !

Nulle part ailleurs dans le Monde de tels faits auxquels la justice mobilise ses magistrats et enquêteurs ne peuvent être admis, alors qu’en France la persistance de la forfaiture reste de mise. Malgré le déploiement des médias contre cette risée incroyable, l’entêtement de personnalités à se maintenir, dans l’action et la scène politique, détruit la probité nécessaire à la direction des affaires publiques.

Quand Eric Woerth, alors entre mai 2007 et mars 2010, le poste de ministre du Budget et la fonction de trésorier de l’UMP, place sa femme dans la gestion du patrimoine de la femme la plus riche de France, alors que cette dernière était sénile et quelques mois plus tard la justice l’a placée sous tutelle de sa fille, c’était un grand choc subi par l’opinion. De tels actes de la droite française sont désormais récurrents et répétitifs. Les affaires de Sarkozy, de Marine Le Pen et de François Fillon n’existent pas à gauche, à moins qu’on les montre. C’est ce qui a été, en vain, sans relâche cherché. Mais des problèmes du même genre sont inévitables chez les socialistes dont le personnel s’est vu déjà incriminé.

L’opposition ne se priverait guère de brandir les corruptions comme celle de Cahuzac, en des circonstances où ses représentants sont accablés, afin de répliquer aux attaques qui accable son candidat. Sur d’autres sujets, comme la mémoire coloniale, c’est la virulence d’une indécente hypocrisie qui est aussi de mise, au détriment du savoir collectif à ce sujet. Alors qu’en effet à gauche, on garde le silence ou bien on confirme que l’Histoire de l’empire colonial mérite, selon l’autocritique, d’inspirer une nouvelle approche pour faciliter son assimilation par les générations actuelles qui ne sont pas directement concernées.

Imaginer toutes les souffrances de madame Fillon qui garde un silence d’impuissance. Il revient au respecter de son mutisme qui reflète une indignation de ne pouvoir se désolidariser de son époux ou de préciser, d’une manière claire et optimale, son rôle d’assistante parlementaire. C’est-à-dire en précisant les charges professionnelles qu’elle avait bien accomplies, contre une rémunération comptabilisée sur le denier public. Or ce silence démontre bien une peine profonde d’une personne n’ayant pas de termes pour se défense pour démontrer, tant qu’elle est désarmée du moindre argumentaire.

Au départ, il était le favori des républicains à l’élection présidentielle. Maintenant lui et sa femme sont convoqués conjointement pour le 7 mars prochain, à un interrogatoire pour l’embrouille dont les éléments assemblés prouvent que pas moins d’un million d’euros (1,1 million d’€, soit 1000 SMIG nets) perçus bruts, ont été les rémunérations de l’institution élective où siège François Fillon, à son proche entourage, outre sa compagne ses deux enfants. Il fait face à l’enquête judiciaire dans ce qui est "Penelopegate", mais ne fait pas marche arrière, malgré son engagement qu’il se retirerait dans le cas de l’ouverture de procédure judiciaire.

Ancien premier ministre, candidat pour les Républicains de centre-droit, classé conservateur, Fillon nie les actes répréhensibles, disant que sa femme a été payée avec des centaines de milliers d’euros pour un véritable travail en tant que son assistant parlementaire. Pour double langage, il reconnait qu’en lui donnant cette fonction, il était dans une erreur de jugement. Pour ce scandale il lutte contre une rébellion des membres de son parti qui, voient leur campagne déstabilisée, deviennent nombreux à insister sur son retrait de la course.

Les Sondages d’opinion l’ont dégradé de premier, à actuellement en troisième position pour le premier tour du scrutin, derrière le dirigeant du Front National Marine Le Pen et le candidat indépendant de centre-gauche Emmanuel Macron. Alors que la descente continue, François Fillon s’accroche, contre vents et marais, ruinant les prétentions d’alternance et empêtrant son parti qui ne trouve pas encore un candidat de substitution, tellement son personnel en vue de le remplacer est lui aussi en congestion dans des affaires…

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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