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Les USA quittent les instances de l’ONU pour les violations des droits de l’homme



Fin d’une coopération qui était à sens unique, dirigée contre des pays où on crée des cruautés !


samedi 5 janvier 2019
par jaco


La décadence que le capitalisme inflige aux peuples sur lesquels il a emprise, n’est pas exceptionnelle. Elle est la règle qui conclut l’arrivée à terme de la réalité politique. Donald Trump a choqué la communauté internationale en juin dernier lorsqu’il a retiré les États-Unis du Conseil des droits de l’homme, alors que les médias corporatistes et traditionnels font taire ce sujet. L’ambassadrice américaine auprès des Nations unies a qualifié l’instance "de parti pris politique", mais depuis aucune nouvelle de choix !

Voir en ligne : Notre dossier USA

Faut-il encore expliquer comment Donald Trump ou bien Jair Bolsonaro arrivent aux sommets, tout en promettant de gouverner avec la haine ? Mais même les peuples choisissent leur destin amer à la place de l’harmonie et de la solidarité, Hitler le "führer" a été bien élu, comme les islamistes en Algérie alors qu’ils souhaitaient les destructions ! Alors quand l’ONU examine la pauvreté en Amérique, une telle information alternative semble déplaire. Mais elle évacue les mensonges qui depuis des décennies étaient autrement des vérités !

- L’ONU somme la justice britannique de respecter les droits de liberté à Julian Assange 24 décembre 2018

Par un récent passé, la démocratie des Etats-Unis, ainsi que celle vécue dans les pays atlantistes, était considérée comme modèle et les médias matraquaient les peuples pour l’exemplarité de cette gouvernance des libertés. Faut-il décrire les violences policières contre les gilets ? Mais quand l’ONU est fâchée pour les emprisonnements massifs et les tueries de noirs au pays de Donald Trump, parlons-en !

L’administration Trump aurait cessé de coopérer avec l’ONU qui enquête sur des allégations de violations des droits de l’homme commises sur son territoire. Lire ICI, un article du journal « The Guardian », paru vendredi 4 janvier, où des plaintes officielles des rapporteurs spéciaux des Nations unies. Encore il faut préciser que ce sont des experts indépendants comme on envoie habituellement dans les contrées des dictatures.

Depuis le 7 mai 2018, au moins 13 demandes de renseignements ont été adressées à l’administration, par les rapporteurs qui n’auraient pas reçu de réponses. Elles concernent des cas précis de violations. Ces doléances sont diverses, mais les plus importantes concerne la politique de Trump consistant à séparer les enfants migrants de leurs parents à la frontière américano-mexicaine. Ce qui relève de la pire transgression irrespectueuse des droits basiques de l’enfant !

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Felipe González Morales, le rapporteur spécial des Nations unies à la tête droupe d’experts chargé des droits humains concernant les migrants, dit avoir contacter à deux reprises, en mars et en juillet derniers, en vain. L’administration Trump afin que son travail soit fait avec une visite officielle. Son enquête sur la crise de l’immigration en l’absence d’une procédure légale, il ne peut publier de rapport ou le présenter au conseil des droits de l’homme des Nations unies, selon "The Guardian".

Peut-être le sujet des migrants est controversé en matière de souveraineté des pays d’accueil. Mais d’autres cas pourtant souvent présentés contre Cuba, la Chine ou la Russie, concernent aussi les USA. Le groupe des Nations Unies a également enquêté sur les menaces de mort proférées contre un activiste transgenre de Seattle et sur des allégations de partialité anti-gay dans la condamnation à mort d’un prisonnier du Dakota du Sud.

Il convient de préciser que ce n’est uniquement l’actuel locataire de la Maison qui derrière ces agressions de populations vulnérables. Leilani Farha, experte des Nations Unies pour le logement convenable, nommée en 2014 à ce poste, a déclaré au centre de presse qu’elle avait déposé cinq plaintes officielles auprès de l’administration Obama depuis sa prise de fonction. Elle a reçu des réponses, mais est en désaccord, dit-elle.

- Le père Bush, encore l’apologie des médias corporatistes et des politiciens véreux 3 décembre 2018

A ce stade, le département d’État a refusé de commenter le sujet du "The Guardian" qui pose pose la vraie question : pourquoi la "belle démocratie" ne répondait plus aux demandes des experts de l’ONU ? Les États-Unis font toujours croire qu’ils profondément attachés à la promotion et à la défense des droits de l’homme dans le monde, mais les rapporteurs spéciaux des Nations unies peuvent enquêter uniquement sur d’autres pays !

Le programme de protection sociale des États-Unis est changeant. Souvent il est plus actif dans le sens de saper le filet de sécurité sociale, en réduisant l’intervention de l’Etat, envers ceux qui ne peuvent pas s’en sortir seuls. Les écrits de l’ONU disent maintenant que la démocratie américaine est progressivement minée. Même si elle formule des suggestions sur la manière de réduire la pauvreté aux États-Unis, les citoyens réaliser que les impôts ne sont pas destinés au droit des soins de santé. Même pas ça !

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