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Aya Khamiss, ado violée en Egypte, lutte pour les femmes arabes.

Chaïma en Algérie harcelée puis tuée, sans que ni juges ni police ne l’aident

samedi 31 octobre 2020, par Gros Emile

En Egypte une fille violée, en cet octobre finissant, son cas nous interpelle encore sur la condition d’existence de la gente féminine dans les sociétés livrées à l’obscurantisme confessionnel et à la domination masculine jouissant de l’impunité. Il réveille la même révolte dans les pays semblables et qui se gargarisent de religion à l’archaïsme rempli de cruauté. Ce qui dénonce le monde des arriérés et ses injustices ! Et par ce qui endeuille des personnes impuissantes.

Ecouter l’article.

Ce fait-divers est très similaire au cas de Chaïma en Algérie. C’est une même horrible histoire criminelle, où la femme n’est qu’une insignifiante âme, jugée et condamnée comme dépravée pour son tueur, sans cœur et les inactives institutions publiques complètement sclérosées. Celui qui a tué l’Algérienne avait passé 3 années en prison, pour l’avoir déjà harcelé. Une fois sorti, il revient à la charge, dans l’indifférence des juges, des gendarmes et des policiers dont la mission prioritaire est de traquer quotidiennement les citoyens qui combattent le despotisme.

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Nous sommes parmi les sites Web qui avaient soulevé les situations des femmes arabes. Et précisément les égyptiennes, quand le printemps arabe avait mis au-devant des actualités les droits citoyens. Dans ces pays, dits "arabes", tenus par une pléthore de monarchies réactionnaires et des pléiades de despotes sanguinaires, le patriarcat est rétrograde. Il est comme les prédations économiques qui s’allongent en toutes les formes et méthodes possibles.

A partir d’une vidéo devenue virale sur Internet, une jeune fille de 18 ans, habitant le Caire, le viol qu’elle a subi est devenu maintenant la cause de milliers de militants progressistes, de féministes, d’humanistes, d’intellectuels et de ses concitoyens épris de justice. Son affaire date pourtant du mois de mai, alors que l’année 2020 tire à sa fin. La désespérance ne l’avait même entamée, son histoire que nous la soulevons nous aussi, est exemplaire.

Alors que sa vidéo continuait de recueillir des vues en ligne, une campagne d’un hashtag a été lancée pour demander justice. Puis la presse s’est intéressée et son cas est devenu le sujet des journaux télévisés et des talk-shows en Egypte, son pays. Après une période de probation de trois mois, au cours de laquelle elle a dû suivre un programme de réadaptation, les accusations ont été abandonnées. Le gouvernement n’avait rien fait pour la protéger et lui assurer ses droits.

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Car quand elle a été violée, elle s’est présentée à un commissariat de police situé non-loin du lieu où elle a été agressée sexuellement, par un homme qui l’avait tenu à joue avec un couteau. Mais les autorités l’ont refoulé, lui indiquant de s’adresser ailleurs. Elle sortait d’un hôtel où elle s’amusait, avec des amis en consommant de l’alcool et du haschisch. Son état d’ébriété n’était pas tellement visible, mais la fête qu’elle partageait avec des amis avait viré au désordre. Alors le prédateur masculin en a profité pour la soumettre aux pires sévices. Et depuis le mois printanier de mai, elle s’est battue tout en suivant un programme de soins et de réhabilitation.

«  Au début, le gouvernement n’allait pas m’aider…  », a révélé Mme Khamees dans l’une de ses interviews et répéta ailleurs. Puis elle a précisé : «  Mais lorsque les gens ont pris la parole, lorsque mon histoire est devenue un cas public, les choses ont changé.  » Une loi a condamné 9 filles égyptiennes pour atteinte à la moralité familiale, lors des de ces 2 dernières années, à la suite de leurs activités sur les réseaux et pour leurs tenues vestimentaires jugées indécentes.

Comme Chaïma en Algérie, son violeur a abusé d’elle et l’a humiliée. Les procureurs affirment qu’elle a été violée deux fois lors de cette nuit de mai. Son affaire est sortie dans les médias après un travail harassant qu’elle effectué. Deux autres invités de sa fête l’ont filmée essayant de s’habiller après l’attaque. Visiblement elle était secouée et à bout de souffle. On entend un homme faire un commentaire obscène à son sujet, puis une gifle dure éclata sur son visage. La vidéo a été mise en ligne le lendemain.

photo qu’elle a utilisée sur les réseaux sociaux.

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Voir en ligne : Notre dossier Egypte

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