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Urgente priorité à la gauche au 2è tour des législatives françaises

Les divisions multipliées aux trahisons, mènent à la casse sociale de LREM

 

mardi 13 juin 2017, par jaco

S’il y avait une logique dans la recomposition de la gauche française, c’est autour de Jean-Luc Mélenchon et des organisations qu’il a initiées que la convergence aurait été déjà lancée. Ce n’est plus le cas, elle ne se dessine pas même sous d’autres formes et labels. La dialectique de transformation qui s’effectue sous démocratie exprimée par les urnes, le second tour de la législative ne devait pas réitérer le 1er, à moins d’accorder à "LREM" (La République En Marche), par l’abstention, qui a déjà planché à reconduire la même victoire.

Voir en ligne : Notre dossier : FRANCE

La gauche française trépasse après le 1er tour des législatives de juin 2017. Aussi cruciale que significative, du point de vue du parcours historique de l’expérience socialiste en France, cette élection ne réveille pas cette nécessité d’alliance qui pare à l’émiettement. Qui, lui, se fait au détriment d’un électorat en perte de représentation avec la fin certaine de sa tradition égalitaire.

Le socialisme français, amovible et ouvert sur le pragmatisme économique, est-il dépassé ? Quand le second volet d’un vote augure la continuité, d’être fatidique avec une majorité toute relative au parti présidentiel, du mandat de François Hollande à l’héritage plus compliqué qu’organisant une perfection démocratique, les frondeurs, les communistes et les militants de France insoumise, se plantent du manque de choix que regardent les classes populaires.

L’ambiance d’un hold-up politique que "LREM" a organisé, est encore plus gravement intentée envers les acquis sociaux. Les droits qui datent de plusieurs décennies et qui sont sur le point d’être annihilés, mobilisent l’opportunisme qui ne gêne d’aucun démantèlement nuisible aux plus vulnérables. Le nouveau président promet un glissement à droite, ralliant diverses corporations et personnalités à l’engagement de mettre tous les corps du salariat dans la précarité.

Pour la reconsidération du code du travail, alors que toute opposition à ce projet scotchant les salariés, la gauche laminée n’est plus visible. Cette tendance est sur la descente, dans les cascades emportant les contradictions socialistes. Et auxquelles le statisme du communisme et la faiblesse organique des verts, montrent que le dépassement des clivages entre partenaires désolidarisés, n’est pas possible. Faute de n’avoir pas été stratégiquement et tactiquement imaginé au préalable.

Dès lors que les discours et les contributions appellent au regroupement des filiations attachées à l’axe politique sociale et progressiste, sans pour autant édicter ou proposer l’identité du pôle de regroupement, il y a le déficit du cadre et de la ligne de l’union frontale. Alors que campent les familles, communistes, socialistes, verts et radicaux, sur leurs positions, d’où ils observent, avec tergiversations dans leurs esprits, la France insoumise parade en tête du peloton, pénalisée par la passivité d’une alliance inexistante et tant désirée.

L’idée d’un « front de gauche » plane, mais n’aimante pas le rapprochement qui devait avoir été fait lors de la primaire. Mais comme ce vote préalable était sous l’omnipotente grandement influente depuis l’appareil de la rue Solferino, il n’était pas en mesure de proposer, en-dehors d’un socialiste, une candidature qui fasse consensus.

Puisque non seulement le mandat Hollande était considéré comme une trahison, le modeste candidat Hamon a été le 1er pas de refouloir des principes. Et cette seconde indiscipline a débouché sur une conversion d’un pan socialiste non négligeable au parti de Macron, dégainant une massification avançant intégralement le renouvellement de l’offre d’une gauche en aliénant son identité.

Le parti socialiste dans sa forme et par son orientation actuelle, largement grignotées par les rejets qui visaient l’aile des frondeurs, qui s’est exprimée à l’orée même de l’arrivée au pouvoir en 2012, ne peut refonder l’alliance, pilotée par le passé contre la droite de Sarkozy. Les valeurs qui ont permis l’adhésion des forces sociales éprises de l’insubordination au capitalisme, sont encore perceptibles. Mais nettement en difficulté de disputer le second tour des législatives.

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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