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Macron décoiffe l’obsolète classe politique et rebute les médias

Après le scalp des vieilles chapelles, le répulsif des journalistes

 

samedi 20 mai 2017, par jaco

Les 23 avril et 7 mai 2017 seront désignés les 577 députés en France. Depuis 2002, le camp du président obtenait la majorité, l’air du changement est mistral gagnant. Cette fois les enjeux sont plus perceptibles et la mutation est visiblement plus tangible avec l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée. La suite d’une présidentielle chaotique qui a chamboulé les positions acquises, se présente comme un challenge à bien une profusion de profils et les nouvelles générations bougent des coudes pour se frayer passage...

Voir en ligne : Notre dossier : Emmanuel Macron

La fulgurante percée du jeune et nouveau président français dans le paysage politique met sens dessus-dessous l’agencement jusqu’à là sous dichotomie de gauche et droite. Résonnant comme une revanche du centre qui vacillait tantôt d’un côté tantôt de l’autre, est une inédite cohabitation officialisée, voire avalisée, par le dernière élection présidentielle.

Des personnalités ayant bradé leur retrait au sein de la société civile ou bien déchiré leurs cartes partisanes, est déjà un changement décoiffant… Le choix essentiel qui a motivé de mettre en vrille l’organisation de l’échiquier politique qui a montré non seulement de forts indices de corruption, de carriérisme massif et d’appartenance factice à telle ou telle tendance, est la refonte du code du travail.

Cette réforme des « relations professionnelles », accusée d’être à l’origine du chômage, est devant la mutation numérique…

L’autre transformation qui ne semble pas être des préoccupations essentielles du tissu social, a trait à l’organisation de la communication présidentielle et son inattendu rapport aux médias. Une lettre ouverte signée par quinzaine de rédactions (lire ICI) adressée lors du premier déplacement de chef d’Etat au Mali, exprime des inquiétudes sur la froideur des règles, d’un pouvoir à peine sorti du 1er conseil gouvernemental, à l’égard des journalistes chargés de couvrir ses actions.


- 2- Macron, nouvelle tête échappée du sérail garde les mêmes paradigmes 4 mai 2017

Si la classe politique est profondément secouée par les débauchages qui adhèrent à un programme idéologique qui refuse de s’annoncer ultralibéral, les journalistes encaissent froidement l’arrogance avec laquelle le nouveau pouvoir s’installe en France. A première vue, c’est davantage une maladresse dont Emmanuel Macron ne mesure pas l’effet. Mais au sein de la corporation de la presse, on ne prend pas encore avec joie cette relation aux décideurs.

C’est aussi une occasion en or de reconsidérer leur mission, que les médias n’appréhendent pas. En planchant désormais sur plus d’investigations, que peuvent évoluer les journalistes. La contemplation des reporters qui ont pris pour habitude de consacrer leurs efforts aux histoires « people » et aux narrations des cérémonies protocolaires, est aussi mise à l’indexe. Les exemples ne manquent pas où le rôle des médias traditionnels est remis en cause. Côté USA ou bien russe, les sources d’informations, notamment les plus officielles, sont carrément défendues par les dirigeants à l’ADN peu enclin de céder aux lecture classiques et coroporatistes…

Alors que la participation du corps électoral aux législatives, depuis 2002 régressait par rapport à la présidentielle, les législatives de 2017 marqueront une rupture. C’était 64,4%, avec -7,2% après les 71,6 % pour le vote du président, en 2002. Puis 60,4% en 2007, contre 83,8 % pour le chef d’Etat, soit -23,4 %. Et en 2012, 57,2% alors qu’à la présidentielle les 79,5 %, l’avancée était de 22,3 points. 2017 promet...

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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