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Le conflit israélo-palestinien dilemme pour "République en marche"

Recyclage des dogmes obscurs du conservatisme opportuniste de France

 

dimanche 14 mai 2017, par jaco

Rarement abordé pendant la campagne électorale de la dernière présidentielle en France, pour des raisons qui restent à cerner, le conflit israélo-palestinien est, sujet de taille diplomatique, d’actualité incontournable. Cependant aussi quand on ne plaide pas uniformité de sionisme, Israël et judaïsme, l’accusation facile d’antisémitisme qui a frappé bien des profils de militants français pour la paix équitable et juste, frappe le 1er qui cite ces termes sans se plier à la doctrine de la doxa...

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Pour déterminer l’orientation générale, du nouveau parti présidentiel apparu depuis moins d’un an dans le paysage politique français, les faits prochains viendront déterminer les recettes du nouveau président. Si l’ultralibéralisme est clarifié et publiquement brandi, depuis des décennies déjà par d’autres formations politiques, pour dit-on briser le cercle vicieux du chômage, l’avenir réserve bien des surprises imprévisibles à ce stade.

Comme pour nombreux autres thèmes internationaux, les positions de « La république en marche » conservent une doctrine qui fait débat dans l’opinion générale hexagonale. L’omerta médiatique sur la question palestinienne, qui est une spoliation d’un peuple de sa patrie et même son extermination à ciel ouvert, n’est pas en vigueur ailleurs dans le Monde. Notamment dans des pays européens avec lesquels Macron projette un reluisant avenir pour son pays.

Telle une inspection idéologique, le CRIF s’est immiscé dans les investitures des candidatures pour les prochaines législatives. La République en Marche retire le candidat, Daniel Gerin, pour des tweets antisionistes. C’est aussi par l’entremise de la LICRA, que cette controverse va refroidir la confiance qu’ont eu nombreux Français espérant la paix, le respect de la légalité onusienne et la justice pour une cause qui a déjà coûté bien des déboires à des intellectuels, de simples citoyens et des organisations.

C’est dans le contexte de la grève de faim d’un millier de prisonniers palestiniens, à la même période que le Knesset vote sa loi la plus ségrégationniste, définissant l’Etat hébreu « un foyer national du peuple juif ». Les précurseurs de ce texte ont indiqué qu’il s’agirait d’un usage diplomatique. Et sur le fond l’instauration, voire l’officialisation du « régime d’apartheid » dénoncé depuis longtemps, en résulterait. Les crimes seront justifiés contre le peuple palestinien, comme le transfert ou l’enlèvement de population non juive est ainsi légalisée, ceux qui les commettent seront couverts par cette législation.

C’est le jour même de la mort d’un jeune manifestant âgé de 20 ans, appelé Saba Nidal Obaid, après avoir a été blessé par balles au cours d’une manifestation près du village de Nabi Saleh, au nord de Ramallah, que cette décision est venue questionner sur ce qui est le communautarisme et la prépondérance d’une confrérie sur la position du nouveau président Emmanuel Macron sur des questions cruciales pour la scène mondiale.

Producteur de télévision, Christian Gerin proposé aux législatives dans la cinquième circonscription de Charente-Maritime, après avoir découvert qu’il était l’auteur de tweets antisionistes, a-t-on appris auprès d’En Marche, est finalement écarté. La compatibilité avec la basique interprétation de l’égalité républicaine, mérite la diversité d’opinions, sans nul doute est aussi le socle sur lequel se dresse la démocratie.

Cette différence avec la gauche française dont une partie s’est impliquée, pour faire élire Emmanuel Macron président, par défaut d’une candidature plus ancrée dans les valeurs de progrès et d’égalité, ne serait pas la seule. D’autres indices apparaîtront, pour commencer lors de la campagne des prochaines législatives du 11 et 18 juin 2017, pour désarçonner les Français des incertitudes qui les guettent.

Christian Gerin assume tous ses tweets : " Si j’avais honte, je les aurais fait disparaître. " dit-il. " C’est un esprit libre ", assure son entourage. Des tweets " dont nous ignorions évidemment l’existence " déclare à l’AFP l’entourage d’Emmanuel Macron. " On en a parlé " assure au contraire l’inéressé.

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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