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Boycott des législatives d’Algérie, une défiance à l’appétence au pouvoir !

Traduction politique d’un désarroi qui impacte le dévoiement du nationalisme réformiste

 

lundi 8 mai 2017, par Damien Djamel Bouch’Raf

Le dernier représentant de l’histoire nationaliste algérienne, Bouteflika, vient d’être désavoué par le comportement du corps électoral qui a exprimé, lors du scrutin des législatives du 4 mai 2017, un contre-modèle. Improvisant plus de 2 mandats au raïs, ce pacte violent détourna l’humilité du progrès. Et de l’islamisme, il a obstrué le choix démocratique, en dilapidant des milliards avec la construction d’une faramineuse mosquée, une inhumanité dénature l’idéal cher aux Algériens.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Le boycott des législatives algériennes du 4 mai 2017, est l’expression du rejet de l’inertie infligée à l’alternance démocratique. C’est un probant divorce, entre le citoyen algérien et ses dirigeants, aurait-il des lendemains ? Le pire chef d’Etat qui se pare de loquacité diplomatique et de combattant intégralement issu de la génération paternaliste qui a fait la libération, est à la fois illégitime et le 1er autiste pour cette revanche solennelle.

Projet sur Facebook, pour une initiative citoyenne en dehors des partis.

Cette situation est engendrée de l’ère du parti unique, une séquelle du passé. Elle a pour conséquence, le rejet des institutions et voire même un dégoût de la mère patrie. A l’orée de l’indépendance, l’espoir de créer une république exemplaire était un gène marqueur que la tâche collective de la guerre pour l’indépendance. Il avait été gravé pour la postérité. Maintenant grandissants le Boycott et le vote blanc ne peuvent rester sans lendemain, alors qu’augure l’élection du président en 2019.

55 ans après la couverture de la souveraineté nationale, la dégradation du mythe d’un modèle de décolonisation qui rayonnait dans le Monde, parce que tenu par des mains malsaines, est une réalité pour surtout la jeunesse. Désespérés de la corruption, des disparités quand la majorité voit des rejetons de privilégiés profiter des postes de travail, à air-Algérie ou Sonatrach, et de l’avenir obscurci par l’intolérance mortelle aux libertés, les jeunes algériens tournent le dos à leurs gouvernants.

Ce qui ne cesse guère d’amplifier la digression entre l’ensemble des administrés et l’État disloqué, comme si un fabuleux prestige commun a flanché. L’opération de vote du 4 mai 2017, pour désigner 462 députés, s’est faite à la lumière de tous les autres engagements ratés que l’appareil institutionnel a rarement pu assurer. Une autre élection attendue comme une nouvelle étape à l’horizon, la présidentielle.

Sauf exceptionnellement en de rares conjonctures, les organes de puissance publique ont réussi à faire éviter l’instauration de la théocratie, tel en fin d’année 1990. Mais comme l’héritage de dévoiement est lourd, la perspective étatique idoine à l’harmonie d’une édification nationale ratée, ce fut un fulgurant islamo-terrorisme, calqué de l’afghan, qui a répondu au sauvetage bienséant de la république livrée à la gabegie des politiciens véreux que le nationalisme a enfanté.

L’atavisme du modèle du FLN dirigiste qui monopolisait depuis le déclenchement de la guerre libératrice, les initiatives, jusqu’à 1988, le moindre espace de liberté, s’est mué en bourrage des urnes électorales, falsifiant ainsi la volonté populaire. Les dernières législatives n’ont pas été une réussite, pour cette fois aussi le désistement des directives de l’administration a continué, voire il s’est amplifié.

Malgré la campagne d’affichage et les vains efforts des membres du gouvernement, ainsi que l’appel du président Bouteflika, le désaveu à la tricherie d’un raïs qui appartient à la tendance qui refuse de voir émerger une relève. La préparation d’une transition politique, avec le prochain vote, n’est pas encore visible. Même avec des grèves et des contestations, aucune traduction politique de ces mouvements n’est réellement perçue.

La refondation du projet national qui passe par la RDN (Révolution Démocratique Nationale), est malheureusement encore résigné à ces groupes de pression. L’Algérie est actuellement soumise à des clans familiaux et des apparatchiks liés aux appareils de l’armée et de l’administration, ce qui présage que le prochain président sera un autre prédateur de l’économie, un médiocre nationaliste entretenant l’incapacité des forces vives et un pur produit de la réaction qui nie l’identité révolutionnaire qu’a gagné l’Algérie dans le Monde.

Les résultats détaillés du vote du 4 mai par wilaya publiés par le ministère de l’Intérieur. Copyright : © Tous droits réservés

Elections législatives 2017/ La répartition des sièges au parlement wilaya par wilaya by Anonymous uKab5aIwr on Scribd

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