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Des législatives sans les progressistes en Algérie...

Inaudibles programmes sur les inégalités ou la modernité

 

lundi 1er mai 2017, par Damien Djamel Bouch’Raf

Fin de campagne pour les législatives de 2017, la participation de la communauté vivant à l’étranger est encore plus abstentionniste que par le passé. De leur côté les progressistes en Algérie restent inopérants, ce qui laisse place aux opportunistes qui eux s’éclipsent dès que passe la période des votes. Après presque 3 décennies d’octobre 1988, les programmes partisans sont encore indéchiffrables. La scène politique ne permet de percevoir où sont les valeurs des uns et des autres des candidats pour représenter le peuple.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

L’ancrage et l’impact des démocrates est moindre dans la société, car ils sont partitionnés en chapelles qui riment pas pour composer l’ode à l’espérance. Alors que des consensus autour des processus électoraux s’effectuent sans eux, l’alternance n’est pas amorcée pour réaliser les desseins de la dynamique culturel, pour harmoniser l’émergence économique et fixer les règles d’émancipation des libertés, y compris syndicales, qui lui est à la fois vecteur et signe de sa bonne voie.

Les partis qui participent au sommaire débat dépourvu de projets contradictoires qui font la vraie course élective, alimente même l’inertie politique prédominant. Que cela échappe à la mouvance radicalement réformiste, la place laissée aux islamistes, aux usurpateurs de la mémoire collective comme le parti FLN et aux baliseurs de l’identité, est licitement occupée. Si le projet sociétal aux valeurs éclairées des précis d’humanisme et rattachant les éléments locaux au destin commun sur Terre, est en panne et ses tenants dispersés, c’est qu’il y a consigne à la désunion.

La société civile algérienne, et sa devanture politisée, n’acquière son homogénéité mérite d’être blâmée de ce réquisitoire. Le refus de la modernité aux libertés standardisées du biotope cosmopolite universel, comme le désistement de la volonté de combattre pour la répartition équitable des possibilités naturelles, qui sont propriété de tous, n’a pas tant, de mode organisationnel qui reprendrait le flambeau de la génération qui a libéré le pays.

Les quelques tentatives disparates et modérées qui ne cessent guère de réagir pour exprimer l’aspiration à une patrie nouvelle Algérie, ont peu de méthodes pour poursuivre clairement, lors de ces législatives ou d’autres élections, les indispensables conventions de rupture.

L’impuissance de composer la réponse adéquate, à l’inquiétude profondément introduite à toutes les couches du peuple, demeure. Les acteurs du socle démocratique s’effraient, à l’heure de ces législatives du 4 mai, que la crise de la chute du prix du baril du pétrole s’accentue et revienne l’insécurité dont les symptômes sont encore régulièrement croisés par le travail toujours laborieux des militaires. Parce qu’ils sont encore les perdants face aux prédateurs de la rente et les premières victimes du crépitement des balles armes.

La majorité qui a longtemps perdu sa jouissance des revenus de la collectivité nationale qu’est la ressource pétrolière, à laquelle s’inflige dans le marché international la substitution des énergies nouvelles, tarde à s’organiser. Les données sur la classe moyenne sont tellement délitées, en l’absence de repères pouvant déterminer les intermédiaires entre riches et pauvres, pour fonder des principes qui définissent une vision pouvant se suppléer aux extrêmes du nationalisme oligarchique et de l’islamisme obscurantisme, sont obscurcies par pouvoir, opposants et absentéistes.

Il faut se demander pourquoi donc le potentiel humain qui aspire au progrès en Algérie tarde à émerger ? Il n’est pas inclusif de ses propres forces, car au contraire il a un segment d’exclusion assez fort en son sein. Le dire seulement n’est pas éclairant, alors l’explication s’impose. Il y a quelque chose comme une inspection idéologique qui bannit les anciens communistes qui ne le sont plus, car ils se sont engoué à leur propre réforme.

Pour ne citer que ceux qui ont un indélébile parcours dans les tâches de la libération et celles du semblant d’édification nationale enclenché après la couverture de la souveraineté nationale, les législatives du 4 mai 2017 sont encore plus coincées que les précédentes. Comme toutes les démonstrations de révolte mises en échec par les tuteurs historiques depuis l’indépendance, qui n’ont pas débouché, le retour à une case départ est la félicité béate qui se répand encore.

Une charge de critiques et une rigueur morale minimum mettent en indexe que l’objectif réactionnaire lorgne à s’accaparer définitivement le pouvoir en Algérie. Il est passé par sa lutte armée, lors de la décennie noire où la démocratie, et principalement ses progressistes, ont été piégés puis massacrés. Ils refusent de s’impliquer dans de telles élections, pour les contrôler afin qu’une démocratie ne soit une catastrophe qui s’ouvre au planning qui missionne le maintien d’un black-out débouchant chaque et davantage sur le recul !

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

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