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L’Algérie achète aux enchères des archives historiques

Les usurpateurs de la mémoire algérienne acquéreurs d’un lot de documents qui reste à vérifier...

 

mercredi 5 avril 2017, par Damien Djamel Bouch’Raf

L’Histoire algérienne suscite moult intéressements, notamment localement où les chercheurs se disent souvent désarmés de sources et d’archives. Les historiens et les autorités mettent les bouchées doubles pour trouver tout ce qui est susceptible de dresser une lecture fidèle à la narration de la geste mémorielle. Les faits, surtout de la guerre de libération surtout, font l’objet de déchirements idéologiques entre les acteurs politiques conscients de ce capital, relatif au passé, pour se faire valoir, dans la conquête du pouvoir et de la direction des institutions, exposés aux convoitises, sans programmes pour l’avenir, qui restent calés sur de prétendus attaches historiques...

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Annoncée à Alger sur les ondes radio par le ministre de la culture et par communiqué, l’acquisition dernièrement d’un paquet de 600 archives composées de cartes, de photographies des manuscrits et des récits de voyages. Elle n’a pas encore édifié sur son importance, pour d’éventuels écritures ou de mise à niveau des matériaux utiles aux chercheurs et historiens. L’obtention des sources permettant l’enrichissement de la mémoire mobilise différents cadres de travail sur l’Histoire algérienne.

L’expertise de ces nouveaux outils constructeurs de récits plus précis, n’est pas encore déterminée, tant pour leur valeur historique que leur prix numéraire. La vente qui s’est effectuée, le 31 mars, aux enchères publiques à Toulouse, ville de l’ancienne métropole coloniale, recèle d’innombrables matières en rapport avec l’Histoire d’Algérie. Mais elles restent à prouver leurs qualités qui rendent indiscutables leurs apports.

Ces achats ont été faits lors d’une vente aux enchères organisée par « Marambat-Malafosse », une entreprise de vente, en activité depuis 14 années reprise d’un certain maître Chassaing fondée en 1900 dans la même ville, des hautes Pyrénées et Haute Garonne. Elle n’a pas révélé la provenance ou la propriété des objets et documents.

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Vente du 31 mars 2017 à Toulouse
L’ensemble du contenu de la vente aux enchères publiques, du 31 mars 2017 à Toulouse. Dont les prix sont arrêtés au dernier coup de marteau du commissaire présidant la concurrence.

Populi-Scoop vous donne en exclusivité la liste des éléments acquis par l’Algérie. Prise du site Internet des commissaires priseurs qui procédé à la vente, elle relate principalement la fin de l’époque ottomane et le début de la colonisation française. Cette liste comporte des définitions descriptives et des références pouvant aider les acheteurs de la teneur des produits mis en vente.

Pour cette vente ont surenchéri plusieurs acheteurs dont des institutions françaises et des collectionneurs ainsi que des représentants de l’Etat algérien. Pour ce dernier côté, des responsables des ministres des affaires étrangères et de la Culture ainsi que le représentant du Consulat d’Algérie à Toulouse étaient présents et décidés de réaliser l’acquisition.

La concurrence a été féroce selon l’agence de presse turque « Anadolu-Post », fondée en 1920 avant la déclaration de la République de Turquie, citant le département gouvernemental algérien. Ce site d’informations qui a mis en évidence l’intérêt des contenus antérieurs à l’occupation française. D’après cette source, des collectionneurs et des établissements privés français ont montré leur intéressement, en soumettant leurs offres.

Il s’agit d’un paquet de documents dont des manuscrits, des photographies, des cartes d’illustration et de géographie ainsi que des livres rares, selon le ministère algérien qui ne s’est pas étalé sur la description qui ne sera peut-être jamais donnée. De même que le coût de cet achat n’a pas été rendu public ni par les acheteurs que par « Marambat-Malafosse ».

Cependant le lot comporte des récits de voyages, des souvenirs mais également des ouvrages analysant la situation sociale, politique et économique de l’Algérie, particulièrement plusieurs pièces consacrées à la Régence d’Alger, durant la présence ottomane. D’autres documents qui datent des premières décennies du colonialisme français reproduisent les situations de l’époque d’autres régions du pays. De même que les périodes romaine ou numide en sont aussi citées.

Les responsables ministériels algériens ainsi que le directeur de la Bibliothèque nationale sont sur de bonnes augures sur la valeur scientifique de ces documents. Le ministère de la Culture a expliqué « la dimension souveraine » de cet achat. Il dit qu’il entre dans le cadre des efforts déployés par l’Algérie pour récupérer des archives. « Les chercheurs algériens pourront ainsi mener des études historiques sur la base de documents fiables », conclut-il.

Les autorités algériennes ont toujours accusé l’occupant français d’avoir chapardé des documents antérieurs à la dernière colonisation qu’a connu l’Algérie, notamment ottomane. Cette dernière a duré de 1518 à 1830. Et depuis, jusqu’en 1962, la France a détenu l’essentiel des grandes sources fiables qui montrent ce qu’est l’Histoire algérienne qui est un fond de commerce pour légitimité du pouvoir qui gouverne depuis la couverture de la souveraineté nationale ainsi que pour les populistes de la rente et de la décadence...

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