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Sédition en France : remparts de radicalisation et inflexibilité

La bataille sociale qui délivrent les couches populaires de l’extrême-droite

 

lundi 30 mai 2016, par jaco

Deux idées circulent en France à propos de l’épilogue du mouvement social qui promet l’escalade après le dernier week-end de ce mois de mai, que certains n’hésitent pas de le comparer à mai 1968, pour son ampleur. L’une dit que Manuel Valls dépose sa démission, comme 1er dénouement. Et l’autre voit la persistance de la fracture dans le pays, le pourrissement. L’alliance syndicale qui s’est tissée, fortement à la base du monde du travail, ne peut pas marquer de repli. Au stade atteint par ses engagements , elle peut immobiliser le pays. C’est aussi la négation du dialogue qui a débouché, il revient aux dirigeants de le piloter. La responsabilité de mettre fin au désordre et aux déchirements est aussi du ressort des socialistes !

Voir en ligne : Notre dossier : FRANCE

Lundi 30 et mardi 31 mai 2016, pour la classe politique française et donc la société, sont deux journées marquantes. La CGT et FO principalement mènent une bataille dans une hostilité presque généralisée. Les castes qui siègent dans les assemblées, les personnalités qui animent les shows médiatiques et les décideurs qui gouvernent ne maîtrisent plus le consensus et déchirent le semblant de pacte social, sur le socle du libéralisme capitaliste devenu de plus en plus opaque et débridé...


- La succession hasardeuse, à la tête de la CGT, bute sur les défauts du leader !


Non à la loi EL KHOMRI - GERARD FILOCHE MEMBRE... par Populi-Scoop

Dans une Europe inflexible et entre un pouvoir de gauche en prise avec nombreux révoltés sociaux relativement bien politisés, la France se rend compte du chaos et choque les "Eurocrates". Le départ de l’exécutif gouvernemental, en conséquence du projet de réforme du code du travail, est souvent suggéré. Mais à chaque fois, il est réfuté par le président qui réitère son appui à la promulgation d’une nouvelle loi régissant les relations « patron-employé ». Le blocage qui a duré, sur fond d’inflexibilité de la politique officielle et verticalement continentale, remue une sédition sociale !

François Hollande et Manuel Valls misent sur un essoufflement...

Déjà disqualifié du débat national, en fin d’année après les attentats du 13 novembre 2015, avec une réforme constitutionnelle consistant en l’instauration de l’aliénation des terroristes de la nationalité française, la réforme dite aussi de « la souplesse pour les entreprises » est arrivée au bras de fer entre le pouvoir et les syndicats. Ce qui se passe dans un climat de contestation embryonnaire de « Nuit Debout » et de menaces d’islamistes ressortissants des cercles belgo-francophones, est une crise politique indomptable, quoi que exacerbée par la priorité qu’on lui voue.


- Indigènes dans la république de #NuitDebout : les identités égarées !

La résolution volontaire de toutes les organisations syndicales participantes à une protestation, est assez ancrée dans les méandres ouvriers du profond pays. Originellement les courants antagoniques et endogènes au parti au pouvoir, le PS, les frondeurs ont sonné le clairon. Delà, l’empreinte socio-libérale s’est imposée avec François Hollande.

Une invisible exacerbation populaire, manifestée par l’explosion sur la place publique, de la haine et des exclusions, a généré des radicalités. Comme à Béziers ou bien avec les prétentions politiques des français des couches populaires, représentées davantage par le FN que le PC, qui ne cohabitent pas avec les descendants des émigrés, généralement musulmans, les franges de citoyens des zones urbaines sont aux premières loges des 1 million d’emplois perdus sous le règne d’Hollande.

Les violences policières qui blessent des individus, ont-il créé la haine ? Ou bien, les casseurs provoquent les CRS ?

Les travailleurs et leurs syndicats ont pu porter la question du code du travail au niveau de la population. Notamment lors du dernier week-end de ce mai 2016, la rupture du dialogue est devenue irréparable. Les salariés installés dans leurs emplois, auxquels la majorité des chômeurs ne s’y intéresse que par idéologie, sont les principaux acteurs de ce qui se passe. Les escarmouches avec les services d’ordre, dans l’atmosphère d’insécurité, sont de nature extrémiste et politiquement indiqués…


- Il s’attendait à être couronné par NuitDebout, Alain Finkielkraut devient le ticket du discrédit !

Le blocage des dépôts de carburants a été levé par des interventions des forces de l’ordre, sans vraiment savoir s’ils peuvent fonctionner quand le personnel est en grève ? Ils sont déjà fonctionnels et comme lieux de stockage l’approvisionnement reste à faire. Ce qui augure que la pénurie de carburant va durer, puisque en amont aussi les raffineries sont encore à l’arrêt. Par ailleurs, auprès de l’ensemble des centrales nucléaires françaises sont l’arrêt de travail est quasiment suivi sur l’ensemble des 9 sites.


Violence policière à toulouse par Populi-Scoop

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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