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Tunisie, l’essentiel des opérations antiterroristes de début août.



Double-jeu islamo-populiste au sein du pouvoir de Tunis


lundi 5 août 2013
par Gros Emile


Les premières opérations antiterroristes d’envergure en Tunisie, 4 au total, commencent à donner leurs résultats qui ne peuvent être appréciés qu’après l’éradication effective de la criminalité "salafiste". Alors que la traque des monts Chaamba se poursuit, en ce lundi 5 août, quelques réussites des services de sécurité méritent d’être relevées. Cependant la saison du tourisme estival entame sa décadence, quant aux peurs chez les vacanciers.

Voir en ligne : Notre GRAND DOSSIER : Tunisie berceau du Printemps Arabe

De son côté, réveillé à la dernière minute, le gouvernement dirigé par les islamistes d’Ennahda a appelé, dimanche 4 août, les djihadistes, qu’il accuse d’être à l’origine de la crise politique qui secoue le pays, à déposer les armes et à se livrer à la police. Alors que l’insécurité date du début de l’année 2013, sans qu’aucune réactivité des dirigeants n’a été prononcée. De nombreuses opérations policières encore en cours, certaines ont débuté depuis bien une semaine auparavant, soit dans leur forme d’investigations ou bien d’assauts armés visant les fiefs islamo-terroristes.

Dans un point de presse donné ce même jour, de dimanche, par le ministre de l’intérieur, Lotfi Ben Jeddou quelques précisions à cette série d’opérations menées auprès de plusieurs régions du pays, ont été données. Le ministre a assuré, en la circonstance, que ces services ont empêché l’assassinat d’une personnalité, sans avouer son identité ni les détails de cette révélation. Même la personne concernée ne s’est pas, de son côté, manifestée et reste inconnue. Selon les pratiques connues des dirigeants islamistes actuels, c’est même une manière de mettre sur la défensive les opposants d’Ennahdha.

Ce n’est pas la première fois que les dirigeants du parti religieux au pouvoir à Tunis essaient d’apporter des indications qui, d’ailleurs, s’avéreront souvent tardivement peu crédibles. Le ministre affirme cette fois que deux suspects dans les assassinats de Chokri Belhaïd et Mohammed Brahmi avaient été arrêtés pendant le dernier Week-End, lors des interventions déroulées depuis vendredi 2 août dont certaines continuent encore. Pour rappel, lors du 1er assassinat (de Chokri Bélaïd) une fausse arrestation a été annoncée par le 1er ministre. Au point d’avoir poussé les démocrates tunisiens, car elle était erronée, d’appeler l’ONU à enquêter sur ce crime.

Ouardia, Sousse, Tunis et Ben Gardane : 4 situations d’insécurité qui préludent l’ampleur de l’islamo-terrorisme dans le berceau du Printemps Arabe

D’abord la plus importante opération, est celle qui a eu lieu à Ouardia dans la périphérie de Tunis. Les troupes d’élite ont donné assaut dans une maison où s’est installé un groupe de 6 individus dont on signale qu’ils sont bien entraînés. Dans les échanges de tirs, un des terroristes a été tué et cinq autres blessés ont été donc interpellés. Parmi ces derniers, figure un élément connu pour son appartenance au mouvement jihadiste Ansar al-Charia, et il est soupçonné d’avoir eu un rôle direct dans l’assassinat de Chokri Belaïd, en février dernier.

Puis l’intervention qui s’est déroulée à Sousse, s’est soldée par l’arrestation de l’homme, suspecté être impliqué dans l’assassinat du député d’opposition Mohamed Brahmi. Ce qui a permis, selon le ministre de l’intérieur Lotfi Ben Jeddou, qui n’a guère apporté plus de détails sur le rôle que cet individu aurait joué dans le dernier meurtre de personnalité de l’opposition en Tunisie en plein mois du Ramadan, d’appréhender un de ses acolytes. Celui présumé être responsable de l’assassinat de Chokri Belaïd, a également été interpellé le même dimanche à l’aube à Tunis, selon le responsable politique.

D’après les premières informations concernant cette opération de Sousse, au total quatre individus on été arrêtés. L’un deux portait sur lui un testament selon lequel il devait un attentat suicide imminent en Tunisie, sans définir exactement où ? Les autorités assurent par ailleurs avoir trouvé une liste de noms de politiciens, d’artistes, de journalistes et d’autres citoyens que les « Salafistes » comptaient exécuter.

Dans la journée du dimanche à Ben Gardane, ville frontalière avec la Libye, une camionnette a forcé un barrage policier en ouvrant le feu sur les forces de l’ordre. Ces derniers parviennent finalement à arrêter la course du véhicule, et découvrent à l’intérieur, 10 kalachnikovs, 20 grenades, 5 lance-roquettes, de détonateurs et plus de 4000 cartouches pourvoyant les 10 fusils mitrailleurs.