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L’Algérie dans sa crise éternelle : au soulèvement répond encore l’armée !



La terreur n’a qu’à bien se tenir, quand des généraux anonymes vont être à la Grande Poste


jeudi 18 avril 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Il n’a pas précisé quelles mesures l’armée pourrait prendre ? Un militaire algérien est devenu la coqueluche de ceux qui partagent la voie populaire qui s’est reconstituée, après moult « coups d’état » ou arrêts de processus électoraux. Militaro-pragmatique, l’ANP (armée nationale populaire) a déjà causé le départ de Bouteflika. Réussir à apaiser ceux qui veulent renverser la vieille garde, est une autre affaire frénétique !

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Pour le général Ahmed-Gaid Salah, le peuple algérien commence à perdre patience. Surtout quand les malfaiteurs "politico-idéologiques" persistent à manœuvrer, afin de perdurer dans les rouages. L’homme a, de la manière la plus franche, obligé l’autocrate Bouteflika de démissionner. Cependant La revendication originelle, "Pas de 5è mandat", ne primait pas. Le projet majeur est le désir d’une société équilibrée, juste, modernisée, libre et escaladant, chaque jour, les entraves de l’arriération !

- Belaiz : le défaillant président du conseil constitutionnel démissionne 16 avril 2019

Dans son dernier discours, l’officier, comparé à « sergent Garcia » à la fois compagnon et ennemi de Zorro, prononcé dans la 4ème région militaire d’Ouargla, a encore une fois réitéré son vœu de préserver la caractéristique prédominante dans les protestations, d’éviter les violences. Voici ses propos : « Toutes les options sont ouvertes pour surmonter les différentes difficultés et trouver une solution à la crise le plus rapidement possible... », a-t-il déclaré.

C’est avec la communion, appelée « Khawa-Khawa » (en fratrie), que les militaires algériens ont évité de réprimer le soulèvement contre le clan mafieux, des Bouteflika, qui squattait la présidence. La jeunesse demande encore le changement, comme une nouvelle indépendance, du régime détesté et sclérotique. Elle a décliné une nouvelle page mémorielle sur les sentiers des épopées de révolte, tant en Afrique que dans le Monde dit « arabo-musulman » qui lui est décerné.

Une vieille estampille de l’ALN (Armée de Libération Nationale) fait adhérer les manifestants à l’appareil habitant les casernes. De la rigide qui pratique la géostratégie, calcule son champ de combat et se soumet à la contrainte de rigoureuse discipline, les Algériens en ont fait une cohésion. Non la notion de « junte » n’est pas de mise en Afrique du nord. Elle est bien cloîtrée en Amérique du Sud, quand la CIA installe ses chevaliers de la mort !

- Des armes, utilisées lors de la "décennie noire", sur des activistes en Algérie. 12 avril 2019

Voilà que le projet politique, entretenu depuis des décennies par l’élite progressiste victime d’exclusion dans ce vaste et diversifié pays, revient pour l’éviction des nationalistes. La seconde république a pour fondement l’émeute paisible et souriante. Au début rien qu’à l’idée de manifester un vendredi, après les prières hebdomadaires, la frustration que les obscurantistes pinçaient, à la traîne, l’engagement populaire. Ce qui a refroidit quelques insurgés !

Puis, dans la seconde phase, imposant la « Selmiya » (paisible), la méthode de Gandhi et de Mandela, distincte, voire contraire, de la violence qui a libéré de la colonisation, est devenue la seule référence. Il ne reste donc à ceux qui niaient en rien leur appartenance islamiste, parmi la foule, que de se barder, sans être vraiment inventifs, derrière l’emblème palestinien. Oui le drapeau palestinien est brandi par les réactionnaires, Abou-Mazzen installe un gouvernement et personne n’en parle. Point d’émotions !

L’identité Algérienne revient à chaque fois que les luttes s’animent. Pour ce peuple avide de réveiller l’émergence économique et son bien-être, être berbère ramène à l’Afrique. A cette aspiration de savoir à qui appartenir, avec évidence, dirige sur le bel horizon. Aux grandes nations qui envoient des satellites, font des découvertes scientifiques, créent des richesses et respirent la joie d’exister avec toute l’humanité, les Algériens avancent avec fierté !

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Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

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