POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Belaiz : le défaillant président du conseil constitutionnel démissionne



Une pièce supérieure, écroulement de la tour dans l’échiquier de Bouteflika, jette l’éponge


mardi 16 avril 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Est-ce le début de l’effet de dominos ? En ce mardi, 16 avril, en fin de matinée est tombée la démission du président du conseil constitutionnel en Algérie, a été connue. Lequel était dans le collimateur du #Hirak (mouvement), comme revendication de son départ, avec les principales têtes du régime institué et légué par le déchu Bouteflika.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Il semble que les rouages de la présidence intérimaire n’ont pas donné l’information, comme elle devait être faite pour l’opinion nationale. Elle était sur le bureau du chef de l’Etat, dès les premières heures de la journée. Mais après de vaines tractations, pour dissuader l’intéressé, elle a été rendue publique.

- Des armes, utilisées lors de la "décennie noire", sur des activistes en Algérie. 12 avril 2019

Ce n’est qu’après bien des heures que le président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, informant les membres de l’institution qu’il dirige, lors d’une réunion tenue en matinée du mardi 16 avril 2019, qu’elle a été connue. Un communiqué officiel du conseil a été diffusé.

Il avait présenté au chef de l’Etat, sa démission du poste de président du Conseil constitutionnel qu’il occupe depuis la prestation de serment le 21 février dernier. Est-ce la cascade des démissions qui a commencé avec celle de Belaiz ?

Très proche et originaire du même patelin de Bouteflika, l’homme a failli dans la gestion de procédure pour la préparation de l’élection annulée en 2019. D’ailleurs comme se sont accoutumés les pouvoirs, à tous les échelons des institutions. Y compris au sein des partis algériens de l’opposition, les règlements ne sont point respectés.

Paradoxe, elle est présentée à au chef de l’Etat par intérim, Bensalah. Lequel est plus contesté que celui qui jette l’éponge, parmi les « 3 B » (Belaiz, Bensalah, Bédoui). Ce triptyque est apparu dans les slogans, comme les pièces maîtresses des reliquats du règne de Bouteflika.

- En plein Hirak, le correspondant de l’AFP en Algérie privé d’accréditation. 10 avril 2019

La dénégation de la gouvernance qui a dirigé l’Algérie depuis l’indépendance. Dont Bouteflika est le dernier représentant, voire le symbole le plus accompli du despotisme du nationalisme décadent, a été pleinement exposée, comme le mal absolu, est dit lors des manifestations de 2019.

Belaiz a accepté la candidature de Bouteflika, qui l’a installé, quelques semaines auparavant, par décret, à la tête du conseil constitutionnel, après le décès de Mourad Médelci. Lequel, ce dernier, disait en 2014 qu’il ne croyait pas déjà au 3ème mandat pour Bouteflika, mais l’a aussi avalisé.

La loi électorale indiquait que le candidat à la magistrature suprême devait déposer de lui-même la candidature. Mais Belaiz, ne s’y est pas confirmé à cette norme. Et a porté atteinte, contre même la révolte, aux règles.

Le délabrement des institutions, des appareils fondamentaux et même de la moralité, comme la religion ou bien les mœurs de justice, sont complètement anéanties dans ce pays que la jeunesse tente de redresser. Le peuple algérien aspire à rectifier l’état de son vécu et des instances républicaines.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

Répondre à cet article