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La fin de la liberté de la presse en Turquie

Journalistes syriens abattus, turcs emprisonnés et autres nationalités refusés

 

mardi 22 mars 2016, par Hugo Mastréo

Quand l’appareil judiciaire devient aux couleurs islamistes en Turquie, les juges ne s’intéressent pas au Daesh, mais aux kurdes et leur PKK, ainsi que, par conséquence des reculs des libertés, aux travailleurs des médias qui travaillent pour la transparence. Des journalistes syriens, nombreux parmi les réfugiés dans ce pays voisin. Ils y sont massacrés et l’Etat Islamique diffuse ses revendications, concernant ces tués avec facilité.

Voir en ligne : Notre dossier : Turquie

Le gouvernement et les tribunaux turcs ne cessent de démontrer leur réticence à adhérer (ou respecter les) aux valeurs fondamentales sur la liberté de la presse et le pluralisme des médias. Ce n’est pas l’Arabie Saoudite, mais c’est un climat pire, puisque les reculs des libertés sont forts. La complicité directe avec le terrorisme international n’est pas encore perçue avec la Turquie, comme l’est pour la monarchie saoudienne. Mais si on regarde à l’intérieur de ce pays, les islamistes d’Ankara ont, avec l’Iran, créé la seconde plus vaste prison pour les journalistes...


- Réélection d’Erdogan et chantage des réfugiés...
- TURQUIE : DOCTRINE DE L’ISLAMISME SOFT.

Habituellement ce sont les kurdes qui sont désignés auteurs des attenats en Turquie, mais pas cette fois. Le ministre turc de l’Intérieur Efkan Ala a déclaré que l’Etat islamique (#ISIS) est derrière l’attaque terroriste de samedi, 19 mars, à Istanbul. Le kamikaze, qui a effectué l’atrocité tuant quatre personnes, a été identifié comme Mehmet Ozturk.

Le dernier attentat est survenu dans une zone touristique commerciale qui quotidiennement est bondée. Cet attentat est survenu pour tuer des gens d’un certain nombre de pays différents et annonce la fin du tourisme en Turquie. Tous la analystes voient arriver le déchaînement de la violence islamiste, dans ce pays qui était laïc. LIRE cet interview

L’épreuve que vivent l’opposition, les kurdes et les médias, est le harcèlement judiciaire. Les arrestations et les saisies des sociétés de médias pour taire les voix critiques, auxquelles s’adonnent le gouvernement turc est utilisé par le président Recep Tayyip Erdogan pour museler le pays. La Définition des « terroristes » devrait être élargie pour inclure les « complices », a insisté le président.

L’allergie islamiste de la liberté de la presse fait unanimité quand la théologie domine.

Les blocages des journalistes en Turquie sont tellement nombreux qu’il est fastidieux de les citer tous. Le correspondant du Der Spiegel, Hasnain Kazim a vécu trois mois d’attente, sans succès pour sa nouvelle carte de presse, qui est l’agrément du gouvernement d’Ankara. Il a finalement quitté le pays, escorté jusqu’à l’aéroport par les diplomates allemands…

Le journaliste syrien, Ahmed Abd al-Qader, directeur du site Web de nouvelles « Oeil syrien sur la Patrie » n’a pas échappé à l’agression de deux hommes non identifiés dans la ville turque sud-est turc "Urfa". L’intéressé soupçonnait déjà les hommes d’#Isis. Il a té poignardé non loin de chez lui et laissé pour mort. Nous avons rapporté sur Populi-Scoop la mort d’un autre syrien, (Lire ICI) mort à la manière dont été massacré plus de 200 journalistes algériens lors de la dernière « décennie 90 ».

« Leurs titres de député, d’universitaire, d’auteur, de journaliste ne change pas le fait qu’ils sont en fait des terroristes.  » a martelé Erdogan après les derniers attentats. Il est surprenant que la répression des Kurdes par la Turquie qui frappent aussi bien en Syrie qu’en Irak contre cette ethno-communauté répartie dans cette région du Monde.

Barış İnce, un ancien rédacteur en chef de Birgün un quotidien de gauche, a été condamné à 21 mois de prison pour "outrage" président turc Recep Tayyip Erdoğan. Le plaidoyer présenté au tribunal a présenté rapport d’article parus entre le 17 au 25 décembre 2013, portant des allégations de corruption, l’encontre d’Erdoğan et de son parti. Les article de ce journaliste sont qualifiés en complot, visant à renverser le gouvernement. L’affaire pénale a été diligentée pour atteinte au président et son fils, Bilal Erdoğan, et a fini d’être traité en complot.


- Double-jeu de la Turquie envers le Daesh !
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Mis sous tutelle judiciaire par le gouvernement turc, devant les caméras et sous une manifestation de la corporation, le journal Zaman est devenu pro-Erdogan du jour au lendemain. Les réactions se sont multipliées dans le monde face à cette répression violente de la presse en Turquie, son personnel a été changé et ses anciens employés chassés.

Une 2014, un premier assaut a été donné conjointement par la justice et les islamistes conte le plus grand journal du pays. Le premier quotidien turc en termes de diffusion payée, selon des bilans de septembre 2015, a été mis sous tutelle le 4 mars dernier. Son siège a été évacué de force par des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc, auxquels s’est est suivie la prise de contrôle par les islamistes, dès le 6 mars.


La Laïcité seule solution au Monde Musulman... par Populi-Scoop

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