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Double-jeu de la Turquie envers le Daesh !

Les parrains des terroristes encore complices...

jeudi 16 octobre 2014
par Rebel Kazimir


Dernièrement Joe Biden, le premier conseiller et envoyé de la Maison Blanche au Moyen-Orient, a mis en exergue l’implication de l’Arabie Saoudite dans la montée en puissance du Daesh. Par le passé tout récent, il y a quelques semaines, le groupe terroriste irakien décapitait les autochtones et est passé à la conquête de Baghdad sans qu’on le soit secoué au niveau de l’ONU et de la communauté internationale. Puis les décapitations d’anglais, d’américains et même de français…

Voir en ligne : Notre dossier : TURQUIE et Daesh.

Les relations entre l’armée turque et le DAESU, en vidéo

Le responsable américain a omis de rappeler que la création de l’islamo-terrorisme, ainsi que la fourniture des premières armes à l’organisation terroriste qui a proclamé l’Etat Islamique, en sont les œuvres abouties et conjointement mises en branle par la monarchie la plus réactionnaire de la Terre et les States. Il s’est excusé quand la diplomatie saoudienne a précisé son ralliement à l’alliance des frappes anti-Daesh.

Mais quand le cas de la Turquie, bastion islamiste depuis 2002 mais différent de l’Iran qui est pratiquement en conflit avec les USA, est certainement plus diabolique dans sa collaboration avérée avec l’organisation qui se substitue à Al-Qaïda pour fédérer les rangs djihadistes produit par la pseudo-idéologie de l’islamisme...

L’islamiste bon teint en collusion avec la criminalité de même matrice théocratique.

Pilier dans l’alliance de l’OTAN dans la région de l’Orient, la Turquie est le modèle d’État musulman pro-occidental que dirigent des islamistes dits modérés ayant créé un bagne aux journalistes, en étant le premier pays du Monde dans le nombre d’emprisonnement des travailleurs de la presse et des entrepreneurs des médias. Ce pont entre l’Europe et le Moyen-Orient, s’adonne à un double-jeu dans le traitement de la nouvelle nébuleuse devenue label des djihadistes.

En occident, un clash, en 2007, entre les chefs des gouvernements d’Israël et de Turquie, tous deux actuellement chefs des deux Etats qui ont toujours eu des rapports cordiaux, jusqu’à l’action humanitaire qui a coûté les vies de 12 humanitaires, reste le signe de la défaillance d’Ankara et son clash avec l’Etat hébreu. Le choix entre Israël et la Turquie s’est posé pour les pays européens et les USA, sans que la différence et l’appréciation aient définitivement tranché...

La position de la Turquie pendant la première guerre mondiale reste le sujet historique de l’opposition de civilisation, jadis ottomane. En Europe cette mémoire n’est pas un fait que rapporte un documentaire, elle donne une explication à la présence d’un protégé de l’occident dans le conflit syrien. Un serment islamiste permet de planter les accessoires d’un islamisme qui ne condamne pas les crimes islamistes et conteste, aussi et par exemple, la chute de Morsi en Egypte.

L’AKP a réussi à diaboliser l’opposition et les preuves de corruption qui lui ont été faites depuis l’année 2011, pour réussir l’intronisation de Recep Tayyip Erdoğan à la tête de la Turquie. L’un des cinq meilleurs amis étrangers du président Obama en 2012, en plein crise syrienne, fut cet ancien et influent premier-ministre turc. Son parti politique porte la tradition religieuse et le Daesh en fait son credo.

Ankara affectée au rôle de « multi-pourvoyeur ».

Nous avons insisté sur POPULI-SCOOP de l’usage du territoire turc en plaque-tournante des recrues au djihad dispatchées en Syrie. De même de l’implication de sociétés privées turques dans le recel du pétrole détourné par le Daesh est aussi la complicité régionale au renforcement des moyens des terroristes. La libération, lors du mois d’août, de 42 turcs kidnappés depuis janvier 2014, est un fait qui n’a livré son secret…

Plus actuels encore la ville de Kobané, aux confins avec la Syrie, a été investie pendant des semaines par les hordes criminelles alors qu’Ankara n’a pas autorisé les kurdes de solidariser avec ceux du pays voisin. Les vingt-deux pays participant à l’opération militaire contre l’«  État islamique  » étaient réunis aux États-Unis afin de régler les différends militaires et diplomatiques.

Les intentions de la Turquie de mettre à la disposition de la coalition «  certaines  » de ses installations est plus négociée par John Kerry. A ce stade aussi, l’immobilisme d’Ankara est qu’elle a officiellement nié lundi, 13 octobre, avoir ouvert ses bases aériennes aux avions américains…

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