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Algérie : En dehors de l’islam et la langue arabe…

Laïcs, francophones et berbères : une harga aux bras d’Israël…

dimanche 3 juin 2012
par Azouz Benhocine


Un grand débat s’est installé en Algérie, après que le représentant de la revendication de l’autonomie de la Kabylie, Ferhat Mehenni, et le romancier, Boualem Sensal, se sont successivement rendus en Israël, pendant la fin du mois mai 2012. Alimenté davantage sur les médias, voire la presse écrite et celle du Web, les discussions reflètent la profonde frustration des minorités et les effets des exclusions. Le glacis politico-idéologique de tradition militaro-nationaliste s’offusque, mais aussi la population… —

Dans le contexte de ce qui est le Printemps Arabe, l’ampleur que prend l’intervention de Bernard Henry Levy dans les ingérences occidentales notamment en Libye, pays co-frontalier et maghrébin, chez les algériens est éloquente. Elle a une signification grandiloquente, la France, sa langue et la communauté émigrée multiplient l’écho... Pied-noir originaire de Béni-Saf ville de l’ouest du pays qui a aussi enfanté le poète Jean Sénac, BHL ne s’embarrasse jamais de critiquer l’Algérie, d’afficher le sionisme arrogant et colonisateur (et non celui épris d’abriter l’idéologie juive).

Le philosophe marque les esprits en "algérien", et agit en partisan, comme les harkis et les terroristes qui restent "ALGERIENS" dans l’âme, de la non-existence de l’Algérie. Il assume ouvertement que son action en Libye ne pouvait être faite sans les intérêts d’Israël. Le retard du pays indépendant depuis un demi-siècle lui donne souvent raison... Les algériens quittent leur pays... Et la révolution démocratique est en panne.

La machine de l’exclusion et les constantes nationales !

En premier lieu, la communauté berbère algérienne jalouse de son identité vit les assauts continuels et forcenés de l’élargissement de l’utilisation de la langue arabe. Et en seconde position, arrivent journalistes, intellectuels et autres personnes ne se voyant pas dans les pratiques despotiques du régime en place, ces fausses valeurs et son mépris des libertés individuelles.

A la limite du tolérable, l’identité nationale que les dirigeants brandissent, contrarie nombreux citoyens. Elle inflige ces deux illégitimes manipulations -LANGUE ET RELIGION-, à surtout ceux qui n’en veulent pas. Avec souvent la mauvaise définition-interprétation que « la démocratie » signifie surtout l’application de la volonté majorité, en reportant le "centralisme démocratique" des partis uniques à l’échelle de la nation. Or, l’essence essentielle d’une démocratie effective étant que les minorités exercent à l’encontre de la masse dominante, des exigences et des défis : leurs droits et différences !

La langue arabe et l’islam sont sacralisés en Algérie au point d’annihiler toutes sortes de libertés qui ne leur fassent pas allégeance et soumission. Et alors la dictature cynique se plaît à cloîtrer l’expression dans un sens unique, en matière de langue, et à prescrire qu’une seule religion comme un viol de la conscience individuelle. Chaque algérien est déshérité de sa citoyenneté et déraciné de sa nature, en dehors de l’islam et de la langue arabe… Il est banni et d’autres terres lointaines lui font respirer ses libertés. Boualem Sensal Israël

La dictature algérienne est un islamisme officiellement formulé d’ailleurs par la constitution. Une forme de baâth que ni Saddam, ni Assad père et fils, ni Kadhafi… n’ont su produire comme les populistes du FLN de toute les époques. Le clientélisme opère par sa répartition des deux différentes formes de richesses, postes politiques et activités spéculatives, aux clans qui composent ensemble contre les administrés d’une république sinistrée.

Le népotisme : réduction de la promotion collective.

Puis, au reste de la population, ce qui reste de la faramineuse rente pétrolière est utilisée pour faire fonctionner un système éducatif comme une garderie de jeunes, des logements sont construits pour épater et calmer les esprits. Et enfin, tout le reste est dirigé à vue. En surveillant les troubles qui depuis 1988, ont succédé aux complots entre factions des régnants qui ont plongé sur le dirigisme depuis l’indépendance.

La soif de liberté s’apparente à un combat contre l’asphyxie des opinions qui sortent d’une idéologie qui a dressé des structures mentales et les a balisées. Penser en dehors de la langue arabe et sans l’islam, en étant algérien, on ne le happe qu’une fois exilé. L’armée prévenant les guerres civiles a été astreinte de chasser Benbella et d’imposer une lignée des présidentiables qui pour certains ont assuré de courte transition. Sans jamais hisser un projet de société offrant des espoirs.

Voilà pourquoi la faillite de la gouvernance politique a généré des réactions honnies par le peuple, que les deux artistes algériens portent. Ces visites à l’Etat hébreu, quoi que pensent les algériens sont l’expression de minorités qui induisent le vrai débat démocratique. Les palestiniens eux-mêmes négocient avec Israël, si c’est une terre arabe et musulmane qui est colonisée...

Dans les débats algériens densément croisés en 2012 sur le Web et depuis les incartades de ces deux personnalités, l’appel au meurtre est revenu rappeler les cruautés non-encore cicatrisées !

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