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Enrico Macias indésirable en Algérie se justifie…



… Deux raisons afférentes à la sincérité de la culture qu’il croit bien servir !


lundi 26 juillet 2010
par Gros Emile


Le célébrissime Enrico Macias, auteur de la fabuleuse chanson « Enfant de tous pays », ne peut être reçu à bras ouverts en Algérie pour plusieurs raisons. Deux sont logiques et des plus approuvables pour l’opposition et le rejet de son éventuel voyage dans la ville, Constantine, où il a ouvert les yeux et vécu sa jeunesse.

Très peu d’autres causes le priveront à jamais d’assouvir sa nostalgie, même si cette dernière est affective et humaine peut soulever certains cœurs. Lors de l’échec de son déplacement en Algérie avec le président Sarkozy, il dit que parce qu’il est juif qu’on lui refuse cette rencontre avec ses racines. Or il s’agit bien des discours qu’il tient vis-à-vis de l’histoire algérienne, ainsi que pour les événements du Proche-Orient qui indisposent plus d’un, parmi les quêteurs de la paix israélo-palestinienne.

Avant d’aller dans la vision expéditive et réductrice d’entendre encore un quelconque antisémitisme à propos de ce poète en Alégrie, notons que nombreux juifs étaient membre du PCA (Parti Communiste Algérien) et avaient choisi leur camp pour libérer l’Algérie. Comme le cas de Daniel Timsit, parmi d’innombrables à découvrir.

D’une part sa non-condamnation de la colonisation en général et, d’autre, son insoutenable indifférence pour celle française démantelée par l’histoire en Algérie. Le peuple berbéro-musulman dont il ne se revendique pas, tout en gardant un friand attachement au joli pays, s’est emparé de sa liberté les armes à la main. Et il se trouve, selon ses dires, qu’il se positionne dans le camp combattu par les algériens : le français. Son rapport à la guerre de libération est bien celui de nombreux algériens déchus (les harkis), pourtant toujours fascinés. C’est aussi le cas de la ténacité du discours de l’Algérie française qui distille les bienfaits de l’occupation de 130 ans…

L’autre reproche est un cynisme gravement contradicteur de son discours poétique, qui ne laisse pas place au doute… Quant au danger que représente Israël, désormais pour tous les juifs du monde, avec son régime ségrégationniste interne. Enrico Macias nie les témoignages de nombreux juifs conséquents qui ont fait des constats visuels concernant la situation sociale et discriminatoire des israéliens d’origine non-européenne, comme le rapporte ce sujet publié par Pierre Stambul.

La question palestinienne au cœur de l’actualité mondiale, est une source de l’insécurité au niveau de plusieurs continents. Alors que les israéliens et les USA continuent dans leur politique. Les jeunes générations éprises de vivre dans d’autres conditions n’ont que le terrorisme, pour ceux qui subissent cette politique, comme l’arme des impuissants. Tant que la justice internationale, n’est pas en passe de se faire appliquer, cette violence reste incontournable. Guenaïzia Gaston, le vrai nom d’Enrico Macias, reste dans la logique d’imposer l’injuste !

Alors que les démonstrations d’humanisme s’affichent par plusieurs artistes et avec impartialité, Enrico Macias campe sur ses idées. Ne rend-il pas compte qu’Israël est devenu un danger pour les juifs dans le monde ? Certaines critiques se demandent comment la vedette reste insensible aux souffrances du peuple colonisé et expatrié, le palestinien ? Une situation d’ailleurs bien plus grave que celle des Algériens jadis. Les palestiniens spoliés de leur patrie dès la Naqba, sont chassés sous les yeux de tous et exterminés par un apartheid largement démontré désormais ?

Les signes d’une nouvelle conscience mondiale pour les droits du peuple palestinien, sont devenus assez présents. Des juifs dans le monde et en France, se refusent l’ignominie de la guerre criminelle de Tsahal et la politique d’un Etat qui se conjugue comme une réelle menace pour l’image du judaïsme.

Derniers en date des artistes à boycotter Israël Dustin Hofmann. Après des hommes de lettres ou bien, comme lui, des musiciens se sont audacieusement positionnés dans le camp de la paix qui ne porte pas de risques contre les juifs surtout. Cependant des responsables israéliens sont poursuivis pour crimes de guerre ne peuvent librement voyager dans le monde.

La mémoire de la décolonisation de l’Algérie, quand Enrico dit qu’il a une dimension algérienne dans son identité.

En effet la question de la guerre libération de l’Algérie constitue l’essentiel de la réticence des algériens à le recevoir. Très peu de choses étaient connues, mais finalement l’idée d’avoir commis des actes contre l’indépendance s’est fortifiée ces dernières années. Enrico habitué à dire « rester sur les thèmes du passé, c’est être dépourvu d’un projet d’avenir pour les algériens » (ce qui est bien pensé d’ailleurs), était acteur dans cette récente réunion. C’est-à-dire qu’il persiste à croire que le colonialisme qui mettait les algériens en sous-citoyens, et dans leur propre pays, n’avait pas en rien de la barbarie. Le cas des palestiniens n’est pas en reste de ce mépris, qu’il ne le défende pas est loin de trouver des avals.

A l’occasion du premier rassemblement des juifs originaires de Constantine qui s’est tenu le 27 et 28 mars 2005 à Jérusalem, les membres de cette communauté se sont regroupés. Etaient présents parmi nombreuses autres personnes : Enrico Macias, l’historien Benjamin Stora et Nicole Guedj. Cette dernière était en poste de secrétaire d’État aux Droits des Victimes avec le gouvernement Raffarin. La rencontre a été couverte par le journal « Maariv » considéré comme le 3ème des organes de la presse écrite de l’Etat hébreu.

Un participant insolite a pris parole pour rapporter son haut fait de guerre. Tout simplement il raconta sa contribution contre le FLN et contre l’indépendance algérienne. Ce grand symbole pour le peuple algérien, l’organisation politique FLN, avait ses militants exposés aux pires exactions des colonialistes de tous bords. Le Mossad a mis sa touche aussi, à travers l’unité 131 qui opérait dans les pays arabe et surtout l’Egypte, en menant un traque permanente des combattants du FLN !

Répondant au nom d’Avraham Barzilaï, et âgé de 29 en 1956, l’intervenant qui était venu en mission d’Israël en Algérie occupée, rapporta comment, durant la glorieuse guerre libératrice, une cellule du Mossad a armé et entraîné des juifs de Constantine pour se défendre contre des actions "terroristes" du FLN. Si bien sûr terrorisme et combat libérateur prêtent à une quelconque confusion des genres. Sous la couverture d’enseignant de la langue hébraïque, il était sous les ordres d’un certain Shlomo Havilio dirigeant du quartier général du Mossad en France. Enrico Macias et cet agent du Mossad semblaient vivre des retrouvailles.

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