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Crise algérienne, sur les ruines d’un socialisme algérien…



La crise n’est pas un effet du "faux socialisme dit spécifique" à l’algérienne, elle est plus due à l’absence de l’idéal !


lundi 19 juillet 2010
par Azouz Benhocine


Beaucoup d’observateurs se demandent si le mythe algérien qui a été créé autour de la glorieuse guerre de libération, existe encore ?

Voir en ligne : Pour lire la seconde partie : Ce repère du 5 octobre qui a mis fin à la version socialiste du mythe algérien.

Le rayonnement de la geste historique qui a été à l’origine de l’existence de l’Etat algérien, continue-t-il encore d’être idolâtré par les jeunes générations algériennes d’abord ? Et puis, si vit-il cet amour passionnel surtout de la diaspora, éprise d’observer ce pays souvent dérouté par les tourments, autant que par le passé ? Un espoir de retour à la voie du développement qui ne s’amenuise pas après la fin du pétrole, est-il possible ?

Ou bien se sont estompés l’aura et le prestige d’un combat qui a relevé la tête à un peuple dont les ancêtres ont été pendant bien de longs siècles sous moult occupations ? Car il n’est pas simple de regarder, sans susciter des passions, ce pays qui brasse des milliards de pétrodollars, sans se demander avec ses habitants ou bien se considèrent ressortissants, pourquoi tant de désespérance... Bezzzef, y’en a mare, vous diront certaines langues écœurées.

Pourquoi le pays vit la désolation de voir son système scolaire s’effondrer, après qu’il a fait de former une élite qui s’est toujours empressée de le quitter chassée par une razzia de médiocrité qui tient les centres sensibles qui gouvernent la société ? Des scandales de corruption ne cessent de détruire le semblant de stabilité, alors que les décideurs, et Bouteflika en tête, mettent leurs têtes dans le sable sans donner la lueur d’une conscience quelconque des vrais enjeux qui font l’avenir du pays.

Et certainement il y a une multitude d’éléments (comme des observatoires) qui, à la fois traduisent et interrogent son identité, et ne sont pas connus ou consultés. Ces critères ou paramètres sont fondateurs de cette personnalité algérienne.

Que cela peut paraître peu plausible, ils permettent tous de se faire un angle, une position, une matière et un modèle pour méditer, ou analyser, cette construction, demeurée aléatoire, d’un Etat qui s’inscrit dans le contemporain des peuples. Et dont fait partie l’algérien, comme partie prenante des Etats émergeants, avide d’acquérir un bien-être.

2ème Partie :

Un socialisme spécifique avec lequel feu Mohamed-Chérif Messaâdia (ex premier responsable du parti FLN) mentait à feu Georges Marchais (ancien secrétaire du PCF).

Le choix du repère par lequel, comme un troue de serrure et sans voyeurisme on peut contempler l’évolution sociologique, politique, économique et culturelle de l’Algérie, est essentiel pour faire l’approche appropriée au thème de l’origine des différentes crises éternelles et multiformes. Une convergence des visions sur l’Algérie existe. Elle signifie qu’existent bien sources, méprisées, pour examiner de divergents arguments pour sortir de l’ornière.

C’est pour cela que cette question du communisme algérien est comme un sentier tout tracé, et relevant de la trajectoire d’ensemble de cette véritable jeune nation, et ce pour plusieurs raisons. Et elle nous apprend le vécu de ce pays à travers ce qui communément désigné par les idées de gauche. Une contemplation bien quelconque mais instructive.


Les pales étapes de l'histoire de l'Algérie
envoyé par DzCaNaL.

Les composantes de l’histoire algérienne, tel le fragment du communisme algérien que se partagent à longueur de plusieurs décennies les mémoires réellement présentent dans les annales et les chronologies, méritent d’être interrogées. Principalement les 2 sigles PCA (Parti Communiste Algérien, de 1937 à 1965) et PAGS (Parti de l’Avant-Garde Socialiste, de 1966 à 1990) nous informent sur les plans historique et idéologique, surtout et seulement, qu’il y a un reniement dangereux de certains spectres favorables à l’épanouissement de ce pays.

En effet, quel idéal a pu donner vie au projet d’un socialisme en Algérie et surtout à quoi est dû l’attachement des militants qui, d’une manière cornélienne, ont maintenu cette aspiration ?

Parce qu’au niveau de ces 2 partis politiques, la même composante humaine a parcouru presque tous les jalons temporels et périodiques depuis 1940 à 1988, puis demeurent encore à ce jour, en 2010, à l’état embryonnaire et de latence, cette évidence de l’existence de combats justes et infrangibles. Une telle dimension humaine recèle ou représente aussi un cadrage ou un pan de ce champ de vision ou de prospection, comme une jumelle ou un outil agrandissant, qui ne peut-être éloigné des réalités. Pour quoi nier que des algériens aspiraient au socialisme, du moins à l’une de ses doctrines. Est-ce un idéal, malheureusement, perdu pour les algériens ?

La genèse du communisme traduit aussi que le choc du 5 octobre 1988, est une rupture avec le mythe du socialisme algérien que ces 2 partis en ont faits comme objectifs de leur programme. Le dogme n’est-il pas déjà avec cette empreinte parmi les vérités algériennes, et qui sont gravement et dangereusement occultées ?

Si bien sûr cette dimension « socialiste », qui a été aussi instrumentalisée par Boumediene et l’appareil subalterne à son armée qu’est le parti FLN, peut figurer dans le parcours historique et identitaire des algériens. Au-delà de la réalité qui fait qu’en 2010, siège le PT (Parti des travailleurs de Louiza Hanoun) à l’assemblée nationale et de sa présence sur la scène politique comme un électron libre, les algériens rebutent et haïssent plus, qu’ils vénèrent, le socialisme. Il est certainement crucial de revisiter cette opposition positive dont s’est accommodé le PAGS pendant ces années de clandestinité.

Suite et fin :

3ème Partie : Ce repère du 5 octobre qui a mis fin à la version socialiste du mythe algérien.