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Ce repère du 5 octobre qui a mis fin à la version socialiste du mythe algérien.



Suite de la 1ère Partie : Ce repère du 5 octobre qui a mis fin à la version socialiste du mythe algérien.


mardi 20 juillet 2010
par Azouz Benhocine


La crise algérienne peut-être observée sur plusieurs angles. Et choisir de l’analyser par celui de l’édification socialiste prônée aussi au temps de Boumediene, emporte inéluctablement la curiosité à l’appréhender selon l’axe du mouvement communiste algérien qui a suivi l’ensemble des péripéties de l’histoire contemporaine de ce pays de 1937, et bien avant, à ce jour.

Voir en ligne : POUR LIRE Première Partie : Crise algérienne, sur les ruines d’un socialisme algérien…

Le passage vertigineux du PAGS à la légalité, en 1990, constitue le point de fracture du socialisme avec les algériens. Les circonstances s’y prêtaient. Le mur de Berlin au niveau international et l’ostracisme des structures mentales locales, pour désagréger l’idéal socialiste en Algérie, n’ont pas été innocents. Avec d’autres conditions qui augmentent davantage la curiosité, pour savoir que s’est-il passé pour que le socialisme soit honnis en Algérie. Elles sont citées en interrogatoires à la fin de ce sujet.

Si aujourd’hui le PT tourne-en-rond pour répondre au grand divorce de la population algérienne avec l’idéologie qui est doctrine du socialisme, dans la logique de son discours et de son identité, c’est parce que le communisme algérien qu’a combattu ce parti de Louiza Hanoun emporte avec lui le recul de la stratégie d’un parti révolutionnaire pouvant être un acteur majeur de la construction de la démocratie en Algérie. Un parti révolutionnaire est celui qui clarifie la vie, pour ne pas balancer encore davantage de confusion en matière de concepts politico-idéologiques…

En effet le manque de confiance des algériens dans le socialisme réside dans la disparition du PAGS. Et de l’échec des tentatives de refonte d’un parti communiste ancré dans le mouvement social et les actions politiques qui expriment la soif populaire de démocratie, il y a aussi bien une certaine faillite du mythe algérien ainsi que de l’orientation édificatrice d’une nation moderne et démocratique.


DJEZ FREEMAN - lutte acharnée
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Cet éclatement du plus vieil courant politique algérien est une fatalité à considérer, dans le sens d’évaluer et de rappeler un segment de la mémoire, comme un tronc du processus de l’évolution démocratique en Algérie. A moins qu’il faut rester encore autiste envers les pistes et les débats. Et à partir de cette dimension existe une analyse vivante et du moins décente de la crise algérienne, dont l’apogée est le terrorisme, qui semble toujours être en latence.

Cette extinction a emporté, chose qui se justifie comme une preuve, les fondements du progrès et de justice sociale qui devaient être dans le débat de la société algérienne. Cette dernière, comme communauté nationale ayant un Etat et une population en quête de citoyenneté, mérite de savoir où l’idéal réside.

Et pour qu’elle revendique, parmi toute l’humanité, un monde de paix et de libertés, elle a bien le droit de se faire, à l’instar des autres peuples, un idéal animé du respect des droits humains qui soit sa principale inspiration. Or vivre ce vide vécu par les algériens ne fait que multiplier les déceptions de sa jeunesse. Il est l’absence incarnée dans les débats actuels en Algérie, souvent loin de la clarté qui expose de vraies valeurs démocratiques. Et ce qui laisse place aux transgressions immorales nuisant aux normes et idées que certains définissent par la modernité.


La démocratie a l'algerienne
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La raison de cette perte de l’esprit militant ne donne pas, en premier lieu, un champ politique dynamique et prêt à instaurer la démocratie. Elle est le contraire, une négation bien voulue par les dominateurs qui ont toujours dirigé le pays, de ce qui crée et entretient le romantisme des combats les plus justes qui ont directement effet sur l’existence matérielle et collective.

POUR LIRE Première Partie : Ce repère du 5 octobre qui a mis fin à la version socialiste du mythe algérien.

Pour conclure, un tas de questions peut demeurer sans réponse dans cette exquise de la genèse du mythe du socialisme en Algérie. Elles peuvent être formulées ainsi :

- Que s’est-il passé dans les rangs du PAGS pour qu’il se pulvérise ?

- Les frappes des hostilités exogènes comme celles de Louiza Hanoun sont-elles venues à bout du communisme algérien ?

- La théorie du noyautage sécuritaire est-elle plausible, ou bien la soupape dite des « militaro-staliniens » n’a pas fonctionnée pleinement ?

- Le passage à la légalité, si dérapant, a-t-il été la 1ère déclaration à la dissolution, car la riposte a été sans une intelligente réactivé aux faits du 5 octobre ?

- Car simplement la déferlante de la fin de l’URSS a empêché le parti révolutionnaire de se créer un idéal qui a pour sens le mythe algérien lui-même et dans sa globalité ?

La vacance du pouvoir, celui marqué par l’absence du légitime et révolutionnaire, était depuis 1962 à montrer aux algériens. Mais c’est l’autre histoire, celle qui a enclenché un épisode décisif dès octobre 1988, avec toujours la même vacuité de l’autorité légitimée par une gouvernance foncièrement progressiste.

Comme le disait le militant assassiné par la machine terroriste qui exalte l’irrationnel : Demain reste à faire !

POUR LIRE Première Partie : Ce repère du 5 octobre qui a mis fin à la version socialiste du mythe algérien.