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Djabhat Enosra veut une rançon pour un journaliste japonais



Le dilemme des "reporters de presse" devenus otages.


mardi 31 mai 2016
par Azouz Benhocine


Nombreux journalistes japonais sont tombés entre les mains des terroristes motivés par la demande de rançon. Et quelques uns ont été tués, comme Mika Yamamoto en 2012 ou Kenji Goto en 2015, parce qu’ils étaient épris d’être professionnels et d’aller eux-mêmes sur le terrain pour relater la vérité. C’est d’abord des gens épris de faire leur métier, qui deviennent marchandise à charge de leur pays de payer pour les récupérer. Ensuite, il n’y a aucune complexité dans la "voyoucratie" des hordes islamistes armées...

Voir en ligne : Notre dossier : JOURNALISTE

Il y a un an les autorités japonaises savaient déjà que Jumpei Yasuda était en Syrie. L’an dernier, le 23 juin, il a publié une photo envoyée par courriel au journal "Kyodo-Nouvelles". Elle était accompagnée avec ce message "Je suis clandestinement en Syrie à partir de maintenant." Ce qui a préoccupé les suiveurs "Followers" via Internet de son pays surtout...

Comme nous l’avons, sur Populi-Scoop, dans un de nos articles, l’administration a été obligée de retirer le passeport à un citoyen nippon, travaillant dans la presse qui voulait partir en Syrie, en février 2015... Ce qui veut dire, en même temps, cet autre travailleur de la presse japonaise a pris le chemin du Moyen-Orient.


- Retrait du passeport d’un journaliste japonais qui voulait se rendre en Syrie

Yasuda a été déclaré enlevé, dès juillet de l’année dernière. Il avait disparu, alors qu’on lui connaissait des contacts quotidiens avec les siens et ses collègues. Il a été considéré pris par les groupes terroristes, selon RSF (Reporters Sans Frontières) qui s’est intéressé à son cas depuis.

C’est un professionnel indépendant qui collaborent avec plusieurs titres japonais. Parmi les reporters de guerre, il a travaillé dans des lieux de conflits dans le Monde. On lui connaissait déjà d’avoir été pris en otage, en 2004 en Irak, dont sa libération s’était faite en sous table, d’après nombreuses opinions.

Il refait fait surface cette fois, après plus d’un an, lundi 31 mai, avec un photo diffusée par un syrien se déclarant intermédiaire pour Djabhat-Enosra. Le journaliste, âgé de 42 ans, apparaît avec une barbe dense et portant une pancarte blanche sur laquelle est inscrit ceci : "S’il vous plaît aidez-moi. Ceci est ma dernière chance. Jumpei Yasuda..." en langue japonaise.

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Selon le journal "Japan-Times", le groupe Enosra a tendu la main aux agences de presse mondiales par l’intermédiaire d’un médiateur. L’auteur de la diffusion de la photo a demandé à plusieurs reprises une rançon au gouvernement japonais, pour libérer Yasuda. Les terroristes syriens, se revendiquant de Djabhat Enosra, menacent de le remettre aux combattants l’Etat islamique, si des négociations ne sont pas faites avec eux.

En mars dernier, le même entremetteur syrien avait diffusé sur Facebook un vidéo de l’otage, comme annoncer qu’il est encore en vie. D’ailleurs son contenu était de le montrer vivant et les seules paroles qu’a dit Jumpei Yasuda sont "des excuses parce qu’il ne pouvait pas leur dire plus..."

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