POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Connexion Membre - ou - Inscription

Retrait du passeport d’un journaliste japonais qui voulait se rendre en Syrie

Le terrorisme et la transparence que font les journalistes

 

mercredi 11 février 2015, par N.E. Tatem

Les autorités japonaises ont été contraintes de retirer le passeport d’un journaliste, travaillant en FreeLance, qui désirait se rendre en Syrie, après que deux de ses compatriotes et des professionnels des médias ont été décapités par les criminels de l’EI (Etat Islamique).

Voir en ligne : Notre dossier : « Journalistes presse média »

Aussi bien les islamistes dits "modérés" que leur bras armé, l’islamo-terrorisme, développent l’opacité sur leurs carnages et autres actes d’une cruauté inimaginable. Ce qui donne du travail à la presse et mobilise nombreux journalistes, engagés à rendre-comptent à leurs lecteurs et auditoires.

Après que le ministère des affaires étrangères japonais a tenté de dissuader à 3 reprises, sinon plus par l’intermédiaire de ses amis et sa famille, le concerné, qui insistait d’effectuer son voyage, dont il dit qu’il allait relater la vie des réfugiés.

Ce que les terroristes comptent cacher à l’opinion, de leurs actes criminels, constitue une matière de haute importance pour les journalistes de toutes les nationalités, notamment ceux qui ont une marque d’honnêteté intellectuelle. Mais le danger d’être tué n’a jamais grand pour la profession, que comme la nébuleuse lié à l’islam politisé.

Lors d’un point de presse, le porte-parole de l’exécutif gouvernemental, Yoshihide Suga, a confirmé l’empêchement de le laisser effectuer ce déplacement de plusieurs jours. Il s’agit Yuichi Sugimoto, un photographe indépendant de 58 ans, désirant couvrir l’actualité de la région, du Moyen-Orient, où se déchaîne le plus grand terrorisme que connait l’humanité.

La décision de confiscation est rare dans ce pays qui cultive la liberté de circulation et celle instituée pour les journalistes. Elle avait été prise en vertu d’une loi qui permet aux autorités de retenir le passeport d’une personne, pour l’empêcher de réaliser un projet de voyage qui mettrait sa vie ou ses biens en danger. Elle découle du fait que le groupe État islamique a menacé de continuer à prendre des otages et à les exécuter.

Le journaliste-photographe M. Sugimoto projetait d’entrer en Syrie, le 27 février et revenir aux environs du 10 mars, pour effectuer des reportages sur la vie des réfugiés. L’intéressé couvrait depuis des années des faits internationaux et a déclaré, lors d’une conférence donnée à ses confrères de la presse, qu’il ne comptait entrer dans les territoires contrôlés par le Daesh.

L’EI a annoncé en janvier avoir décapité coup sur coup deux Japonais, Haruna Yukawa, un homme qui disait vouloir aller aider des Japonais à l’étranger, puis, une semaine plus tard, son compatriote Kenji Goto, journaliste expérimenté parti à sa recherche.

Par ailleurs, un sondage de l’agence de presse Kyodo, fait auprès d’un millier de citoyens japonais, indique qu’une large majorité d’entre eux (60,8%) jugent positivement la façon dont le gouvernement a géré cette crise d’otages, même si elle s’est finie tragiquement.

En outre, 57,9% pensent que leur pays ne doit s’engager que par un soutien non militaire aux pays affectés par la progression des djihadistes au Moyen-Orient. Seulement 16,6% estiment que le Japon devrait apporter une aide logistique à la coalition internationale qui combat le groupe État islamique par des frappes aériennes. Alors que pour une implication directe et militaire du japon n’est pas donnée.

Par contre le cabinet du Premier ministre japonais, Shinzo, a accepté, selon un communiqué datant de mardi 10 février et pour la première fois, de fournir une aide au développement aux militaires étrangers engagés dans des opérations de frappes aériennes. Le Japon veut désormais jouer un plus grand rôle dans les affaires mondiales.

Répondre à cet article

UNE SERIE D'ARTICLES SUR LE MONDE DU TRAVAIL.

De notre rédacteur : T O U R E T.

Forum de discussion : Stress - Discrimination - Harcèlement et Suicide à cause du BOULOT