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Mary Lawlor & 12 ONG à Alger pour la libération des militants.

Du 26/11 au 5/12, la rapporteuse de l’ONU pour les défenseurs droits de l’homme continue l’enquête...

dimanche 26 novembre 2023, par Djamel Damien Boucheref

Le Monde entier sait, sauf les complices bénéficiaires de la situation, qu’après la chute du dernier maquisard qui gouvernait l’Algérie, avec la pseudo-légitimité historique, les bureaucrates sont parvenus à monopoliser les centres du pouvoir. Ils ont procédé, comme à leur habitude, au grand détournement en s’arrogeant l’exclusivité du contrôle des institutions. Ils ont créé même de fantoches structures pour écarter les citoyens enclins de demander des comptes et lancer une meilleure gouvernance, basée sur une démocratie moderne et éclairée.

Ce qui est caché aux Algériens, par les véreux journalistes des médias publics et ceux affidés aux cercles rentiers qui accaparent la rente pétrolière par la pub, est la détérioration des droits humains et la réduction des libertés dont celle de l’expression politique. De faux élus grassement payés applaudissent aussi. Une voyoucratie de bureaucrates, soutenue par les militaires, s’est installée aux rouages depuis Alger et jusqu’au moindre recoin des localités du pays profond.

Pas moins de 12 ONG, dont la FIDH et l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) dans le cadre d’un Observatoire, expriment leur inquiétude face à l’érosion de la situation des droits humains et à la répression systématique de la société civile. Mary Lawlor, la Rapporteuse Spéciale des Nations Unies, entame une visite en Algérie, dès 26 novembre, et sera dans la capitale du grand pays d’Afrique du Nord, pour constater ce qui lui a été déjà rapporté par les locaux et poursuivant une précédente mission, à consulter dans le lien ci-après.

Piteuse contrevérité sur les exactions d’opposants & journalistes en Algérie.

Le recul des libertés en Algérie préoccupe l’ONU qui constate une régression mondiale.

Les rentiers agglomérés autour du président Tebboune perpétuent les appareils et les us hérités du système qui a fatalement régné, telle une malédiction depuis l’avènement de l’indépendance, par la prédation des richesses. Ils se sont constitués en milices qui contrôlent la justice et l’armée et d’autres cortèges étatiques chargés de la surveillance de la répression de la population. Réduite au silence, l’opposition politiquement engagée à dénoncer l’autocratie, est l’œuvre de la suite venue après Bouteflika.

De médiocres assemblées élues, organisées en clans au service des bureaucrates, se sont formées avec de faussées élections et de lamentables médiocres. D’autres factions investissent actuellement les entités médiatiques et agissent en inspecteurs limitant les libertés des citoyens, afin de les embrigader ou bien de les emprisonner, comme pour quelques 300 cas d’Algériens sous les verrous.

L’expérience démocratique de 1989, a été infantilisée, dès le but, dans le but d’éviter la consécration de la démocratie. L’émancipation des femmes, conductrices des progrès sociaux, fut bloquée. La mise en branle de partis islamistes a été une première dans le Monde, bien avant la Turquie et ailleurs, quand sous Chadli les caciques du parti unique usurpateur du sigle FLN préconisaient publiquement de « limiter les communisants ».

Depuis, les bureaucrates formatés, prétendument formés par une ENA d’élites, mais pour être serviles aux nationalistes ignorants et régionalistes, se sont emparés des institutions étatiques. L’exclusion des universitaires existait déjà dès que la tâche historique de libération, lors de la guerre de 1954 à 1962. Elle a été enclenchée, parce que la rigueur scientifique est intransigeante et moins encline aux dérives populistes.

Qui peut donner à un commentaire dans un média ou peut avoir l’occasion de soulever le manque de foi en la gouvernance sous Tebboune ? Aucun des Algériens n’a le droit à la libre parole ! Le cacique qui a suivi une carrière d’auxiliaire aux dirigeants issus des anciens combattants vivait dans les rouages. De chef de Daïra (sous-préfet) à président, tel est le parcours du raïs dont le fils a plongé dans la pire corruption !

L’instance de l’ONU des droits humains écoutera des Algériens.

L’ONU, alarmée de l’arbitraire en Algérie, veut de vraies enquêtes.

Médecin gynécologue, Amira Bouraoui ne pouvait travailler dignement quand elle est, dans son pays, empêchée d’exercer ses droits citoyens à la libre expression. Harcelée par les flics et la justice, avec et comme des milliers d’Algériens, elle vient d’être condamnée à 10 ans de prison, pour sortie illégale du pays. Cet acte est commis par des dizaines de milliers de ses concitoyens qui quittent le territoire sur des embarcations bricolées.

Alger qualifie son échappée vers la France, pays dont elle a aussi la nationalité, en une « exfiltration illégale ». Un passage qui a provoqué une chicane, diplomatique avec Paris, qui n’est résolue à ce jour. Le profil de cette dame, mère de deux garçons, est qu’elle est militante du mouvement progressiste, ayant apparue sur le champ politique en 2014, avec le groupe « Barakat » qui s’est opposé au 4ᵉ mandat pour Bouteflika.

Une cérémonie annuelle de la cour suprême a été présidée dernièrement par le 1er magistrat, le président. Alors, qu’ironie du calendrier, se tenait à Constantine un procès, qui est à sa 3ème instance, pour des justiciables perclus par un régime bardé de haine, de médiocrité et de reculades réactionnaires. Il s’agit de celui Mustapha Benjama, journaliste et prisonnier en dépit d’une relaxe donné par le même jour.

La mutation du pouvoir en Algérie est devenue une dégradation au lieu d’une mutation. Ces dernières années, voire depuis la chute de Bouteflika, les nouvelles autorités ont instauré par la répression un nouveau régime de prédation des richesses.

Ils ont promulgué un paquet de récentes législations aussi tyranniques et répressives que dictatoriales. Le dessein de museler la simple parole anti-pouvoir et à criminaliser le militantisme le plus basique en démocratie est concrètement perceptible.

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

Vous pouvez répondre, au court sondage, en langue arabe.-

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Voir en ligne : Algérie

     
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