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La "harga" d’une égérie du Hirak en Algérie, Amira Bouraoui, met aux abois la meute de la décadence.

Une leçon de bravoure pour le sérail apeuré des libertés dues à ses opposants.

lundi 13 février 2023, par Djamel Damien Boucheref

Reprenant mot-à-mot un légendaire discours complotiste de Poutine sur la 5ème colonne qui dit sommairement que la trahison interne aux nations permet aux occidentaux d’exploiter ce canal et de frapper. Les islamistes ont servi, dans ce cas, pour la cruauté fomentée par la CIA. Tebboune a tenu récemment cette version de désigner les opposants en infidèles à la patrie. Or qui porte réellement la félonie envers son pays, quand cela fait un demi-siècle qu’il est aux affaires et au cœur des rouages ?

Afin d’échapper aux persécutions, les militants algériens prennent le large en s’exilant. Souvent en empruntant la "Harga" (clandestin) qui est souvent par la voie maritime et sans papiers vers l’Europe. Les libertés réduites et les tribunaux tournent à plein régime pour briser les récalcitrants qui rejettent l’ancien modèle de gouvernance, lequel a remis sur rails un service minimum assuré par le plus cacique des bureaucrates. A la corruption et l’incompétence s’est rajouté, ces derniers mois, le fléau de cocaïne provenant d’Afrique et de méditerranée.

Le réchauffement des relations franco-algériennes n’a pas tenu longtemps sa flamme affective face à une réalité que la crédulité masquait. L’affaire Amira Bouraoui qui est sortie clandestinement d’Algérie pour rejoindre l’hexagone via la Tunisie, a brisé la pseudo-harmonie qui tassait des choses qu’on méprise à Alger. L’une de ces dernières misères, la désespérance des jeunes fuyant un misérable et imposteur nationalisme.

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Le même concept de crise algérienne resurgit avec ce périple d’une médecin spécialisée privée du droit constitutionnel de circuler. Une histoire qui corrobore que la majorité des citoyens, soutenant l’actuel pouvoir issu des pires segments du passé, est formatée. Beaucoup sont persuadés que leur patrie se confond avec les gouvernants même les plus ignobles. Ils ne font pas encore la nuance entre le système politique ruineux qui les mène en bateau et les manipule avec la notion de patrie à bien protéger, plutôt de ses propres dirigeants aux desseins peu rassurants et sans crédibilité après des décennies de "tourner-en-rond" ! Bouraoui est une empêcheuse de...

C’est avec l’escalade de la répression des militants du mouvement, dernier des contestations, dit « hirak », qui pousse une telle personne de quitter son pays à contre-cœur. Ce qui donne cette impression d’aveuglement et montre l’état d’une bête aux abois, car sans moindre légitimité les décideurs réagissent en monstres colériques. Car s’en prendre à la mère d’Amira Bouraoui, une dame de 73 années, pour prendre une vengeance de la « harga » de la fille médecin-gynécologue et opposée politique attitrée du courant moderne, est consternant ! Mais il y a bien un usage de document de police de police pour accéder en Tunisie...

Sur les moult discordes, comme la perceptible subversion en Kabylie ainsi que des Algériens qui ont la fibre laïque et moderniste, tous liés au projet de société qu’ils espèrent émerger, il y a de faux-semblants qui accablent la citoyenneté collective. Quand l’ancienne métropole coloniale est une zone de repli, comme au temps du déferlement de l’islamo-terrorisme, c’est par la traîtrise que sont qualifiés ceux qui partent sous des cieux plus cléments...

L’idée colonialiste qui faisait dire à Macron, cédant à l’extrême-droite, que l’ancienne colonie (Algérie) est une création de la métropole ainsi que le chauvinisme de la bureaucratie corrompe du sud, sont devant le concret. Aucun n’a raison des décideurs à Paris et à Alger qui se sont déclarés dernièrement rapprochés l’un à l’autre. Alors que les mal-lotis fuient l’Algérie, le sous-développement et le sentiment d’être exposés à la cruauté religieuse, encore une fois, ils sont poussés plus vers le nord.

L’Algérie, en prise avec son retard d’émergence économique, est une société humaine accablée de la rivalité exacerbée entre modernité et caricaturale identité. Son peuple renoue avec ses haines que la fameuse « décennie noire » a fixé en traumatisme collectif. La dualité entre les seuls 2 projets de société n’est pas atténuée. D’une part, les progressistes et de l’autre les réactionnaires. Ces derniers dirigent l’Etat quoique cachent les fausses apparences. Alors que les modernistes, dont fait partie Mme Bouraoui, sont désignés en agents de la France et relais de l’impérialisme occidental. Voire ennemis de l’islam !

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Cette égérie de l’opposition a retiré le couvercle qui masquait l’instinct oligarchique qui gouverne à Alger avec les mêmes pratiques du "khechinisme" nationaliste. Alors le vrai débat et l’authentique confrontation entre deux types de société humaine, est là dans ce cas d’un litige bien interne à l’Algérie. Le programme prétendument attaché aux traditions y compris celles venues d’Afghanistan et le projet lié aux lumières scientifiques et aux progrès acquis par toute l’humanité ainsi que du cadre de l’universalité sont dans la trajectoire historique empruntée par l’instabilité récidivante.

Depuis des décennies l’usurpation des inspirations construites du mouvement de libération de ce pays d’Afrique du nord, était tenue par les anciens combattants. Ils se sont faits assistés par des bureaucrates, les pires corrompus issus de l’ENA (comme Tebboune et les actuels condamnés par la justice Ouyahia et Sellal) à qui ils ont appris leur horreur et le dégoût des universitaires. Des jeunes déjà malmenés quand ils ont rejoint les maquis lors de la tâche libératrice.

Le pouvoir qui gouverne est même le pire des réducteurs des libertés qu’a connu l’Algérie ces dernières décennies. Le modèle où les autocraties sont un héritage militariste transmis persiste à sauvegarder la sécurité. Les persécutions des opposants s’apparentent à une forte allergie de la démocratie. C’est une pathologie endémique qui a mainte fois fragilisé la nation livrée à la gabegie et au populisme incompétent.

La "harga" d’une citoyenne privée du droit constitutionnel de voyager par des autorités à la légitimité douteuse, laissera trace dans les annales des rapports avec les voisins et les partenaires. Une lourde affaire diplomatique avec à la fois la Tunisie et la France est cette évasion de la médecin révoltée contre le régime algérien actuel. Celui qui des généraux et des chefs de gouvernements jugés pour de grosses prédations du denier de la collectivité nationale...

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