POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


L’aphasie de Bouteflika ne gêne pas son 5ème mandat, mais la constitution est tue !

Comme une confrérie, l’Algérie est dans une démocratie dégénérée en sanctuaire de piraterie

mardi 30 octobre 2018
par Damien Djamel Bouch’Raf


Des journalistes jetés en prison en Algérie, au moment même où un blocage touche l’APN (Assemblée Populaire Nationale ou parlement). Et impossible d’établir un lien quelconque entre bien d’autres faits, que seule la circonstance temporelle regroupe. Mais la conjoncture générale est celle des préparatifs pour que Bouteflika brigue un 5ème mandat. Les opposants regardent passer le train. Ils ont exclu des émigrés et éloigné bien de farouches militants... Ce qui arrange Gaïd Salah et Saïd Bouteflika. Et même ces deux là ne sont que des titres pour les arguments. Voire d’autres bouffons, dans la comédie jouée à un pays mis à genoux, sont terriblement innombrables...

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

L’année 2018 en Algérie est celle où l’islamo-terrorisme est presque complètement annihilé, malgré quelques escarmouches comme à Belabbès ou à Skikda. Cette terreur est utilisée par l’ancien ordre politique, pour astreindre la population à la volonté des reliquats du nationalisme indépendantiste, divisés en clans aléatoires, avides de diriger après l’indépendance. Après que ces tuteurs historiques aient perdu la légitimité… Même si le fléau de cette cruauté est international, l’Algérie vient après l’Afghanistan avec son fort contingent de djihadistes et les discours officiels, ou ceux scandés en société, chargés de « Karahya » haine.

- NOTRE ARTICLE : La neuroscience n’a pas fait parler ou marcher Bouteflika, notre investigation... vendredi 10 février 2017

- Tant qu’existera en Algérie du journalisme indépendant des rouages, les geôles seront froides 26 octobre 2018

L’année est aussi celle où Bouteflika n’a pas donné les preuves, à son peuple, que son impotence n’est pas un inconvénient pour diriger le pays. Nonobstant il est encore poussé à accomplir un 5ème mandat à la tête du pays, sans même montrer qu’il est d’accord et qu’il n’est guère manipulé par son entourage qui, ce dernier, suggère que l’homme est vecteur de stabilité. Même l’empêchement physique et médicale, prévu par l’article 122 de la constitution, n’est pas pris en compte…

Nous avons déjà publié un article qui relatait la possibilité que le président algérien Bouteflika pouvait marcher et aussi parler convenablement. C’était particulièrement ses amis et soutiens politiques qui, comme un certain Saïdani, voyaient que les miracles de la médecine, arriveraient un jour à une telle prouesse. Qu’il se relève et dise des mots, voire des discours, aux Algériens de 7 ans et moins qui ne l’ont jamais entendu…

- Les clans se déchirent à l’assemblée algérienne où l’esprit de la voracité rentière 21 octobre 2018

Dans un article sur le Nobel de médecine de 2015, paru le « Postillon » un journal français de la localité de Grenoble ayant paru au 19è siècle, entre 1885 et 1886, et restitué en 2009, il est titré « Les singes de Clinatec ont raté le Nobel ». Il traite du projet BCI (Brain Computer Interface), projet scientifique suivi par un franco-algérien un certain Louis Alim Benabid, qui promet de «  faire marcher des paralysés » grâce à des implants installés dans le cerveau commandant un exosquelette.

Les thèses transhumanistes n’étaient très en vogue dans les soins. Maintenant les praticiens de la santé se prononcent pour l’augmentation cérébrale avec des implants neuronaux afin de stimuler les capacités du cerveau. Aussi bien pour propulser le QI (quotient intellectuel) que pour augmenter la maîtrise des commandes sur les gestes, des appareillages ont peu améliorer les situations de grands malades, souffrants de lourds handicaps. Nous vous donnons ces photos pour le cas du président algérien…

- Semblant de restitution, après la corruption des détournements de biens en Algérie 16 octobre 2018

Donc le président Abdelaziz Bouteflika est apparemment candidat à sa réélection en 2019. Ce n’est pas lui qui l’a annoncé, parce qu’il est incapable de parler. Son frère cadet, Said, âgé de 60 ans, et son chef d’état-major, Ahmed Gaid Salah, apparaissent les seules mains capables de faire un tel choix. Ni le gouvernement, ni son chef Ouyahia, malgré que ce dernier a roulé sa bosse au sein des hautes sphères et rouages centraux, ne semblent diriger. L’opacité veut aussi imposer que l’idée que l’administration fonctionne, malgré les lourdeurs comme la corruption et la prédation.

Le discours de la stabilité revenant à l’homme providentiel, le dernier des combattants de la libération, n’est plus tenable en Algérie. Mais les ministres, les speakers des médias publics et tous les rentiers attachés au régime de la grande corruption, galvaudent que Bouteflika est un héros national. Et qu’il est le meilleur au Monde à pouvoir maintenir la paix en Algérie. En effet, dans l’état où est actuellement la scène politique, le degré de barbarie dans les discours dominants comme ceux de la religion, donnent à réfléchir.

La démagogie qui sert à l’exclusion des Algériens partis ou restés sur place, dans l’isolement, est trop prépondérante, pour que Bouteflika soit le bon mannequin inerte qui sauve des meubles mentalement ternes. Et à force de croire que le diable est quelque part, on s’y met à faire exister ses méfaits !

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute ICI - MERCI

Nous organisons des sondages, merci de vous inscrire à nos panels.

Répondre à cet article