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Tant qu’existera en Algérie du journalisme indépendant des rouages, les geôles seront froides

Quand la différence entre l’opinion et l’information est perdue, Internet interpelle la démagogie !

vendredi 26 octobre 2018
par Damien Djamel Bouch’Raf


Que comprendre de la démarche de persécuter par la justice de leur pays, l’Algérie, des journalistes ? Surtout quand leurs crimes ne sont pas conceptualisés par le droit. Pour marquer bien leur coup à l’égard de la liberté d’expression, les tenants de ces décisions, de poursuites judiciaires, ont opéré le jour même de la commémoration nationale réservée à la presse. Le métier de relater les faits par la communication sociétale, a déjà Saïd Chitour arrêté en juin 2017 à Alger et non-encore jugé. Le reste est comme facile à opérer...

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Abdou Semmar et Merouane Boudiab d’Algérie-Part ont été arrêtés le 23 octobre. La veille le responsable Algérie-Direct et Dzair-Presse Adlène Mellah a subi le même sort. Cette vague d’arrestation s’est répandue à l’encontre de commentateurs en Algérie, avec une animosité stupéfiante. Elle semble cibler précisément des représentants de la nouvelle qui, divorçant avec le langage inefficace, tente d’éclairer la société.

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Dans leur mission d’informer les concitoyens, ces reporters ont souvent démontré qu’ils étaient plus loquaces, comme une génération pratiquement ajustée à ses outils comme Internet. Ce qui échappent au contrôle des tuteurs historiques qui ne désirent abandonner les affaires du pays à leur relève. Cette dernière explique pour franchement les ambiguïtés qui s’enchevêtrent sur des crises qui se superposent. Une motivation déontologique les encourage dans leur expérience intense et perspicace.

La coïncidence avec la commémoration de la journée nationale de la presse, du 22 octobre, est d’implanter hypocritement, avec une volonté indécente le gargarisme élogieux aux réalisations du président Bouteflika. Alors que les milliards de la rente énergétique s’évaporent à vue d’œil dans des programmes à le montrer, d’une façon ostentatoire, en logements désocialisés livrés à la gabegie du pain jeté aux poubelles éventrées et déversées sur la voie publique. Cette rafle policière vise vraisemblablement d’une manière malsaine des chroniqueurs francs et loyaux à des droitures éditoriales qui n’existaient pas…

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La confirmation d’un 5ème mandat au raïs passe justement par cette psychose partiale et catégorique de taire les empêcheurs du chaos. Plus ulcérant encore, le ministre de la communication, Mr Djamel Kouane, lors de la distribution de distinctions aux employés des organes publics, sous les regards ahuris de bien des journalistes critiques et offusqués, avouera sa désapprobation de l’existence même de la presse numérique.

Pourtant l’époque refuse de reculer, car les activistes et les analystes dérangent, via le Web, les tyrans qui lâchent les islamistes, ou bien la répression officielle, afin de domestiquer les citoyens. La permanence de montrer que la parole d’un tel journaliste tombe sous le coup de la loi, il y a par la suite des procès justes capables de prononcer la désolation...

- Semblant de restitution, après la corruption des détournements de biens en Algérie 16 octobre 2018

Bien des sujets échappent à l’érudition, pour leur bonne appréhension, aux Algériens, entre autres, les conflits au sein des cercles du pouvoir… La confrontation, dans les milieux opaques qui dirigent, s’est illustrée, ces dernières semaines, par l’éviction de hauts officiers de l’armée et même la mise sous verrous judiciaires de certains d’entre eux. Puis l’atmosphère de 700kg de cocaïne découverts au port d’Oran, vient entourer de l’angoisse collective qui revient aux moments pénibles intentés au peuple meurtri.

Si des rédacteurs de médias sont parmi les personnes appréhendées et mises en emprisonnement, il y a des militants de partis et des artistes mêlés à la criminalité d’après les sources qui n’hésitent pas à exposer les raisons supposées ou réelles. C’est d’ailleurs le moment où sont pris d’une hystérie jouissive les gros supports, comme la chaîne-TV « Ennahar » jubilant que ces concurrents sont devant des juges… Les Algériens saisissent bien la signification de ces faits et des opinions qui les génèrent !

Logiquement et légalement, pour présomption d’innocence, Ennahar est en infraction de diffusion des éléments de l’instruction et avant l’avancée de la procédure. Selon plusieurs avis, après avoir insulté les services secrets algériens (voir notre article ICI), ce média se réjouit que la justice soit ainsi ! Ces autres personnes ont été aussi arrêtées et présentées à des juges : Kamel BOUAKAZ, REDA City 16, Fodil DOB, MISTER AB et le frère de AMIR DZ.

Said ChitourSaid Chitour

L’avocat auteur de ce post-Facebook.

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Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

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