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Les clans se déchirent à l’assemblée algérienne où l’esprit de la voracité rentière

La dernière restructuration des castes qui profitent de l’inertie du sommet

dimanche 21 octobre 2018
par Damien Djamel Bouch’Raf


Les clans qui ont stoppé le travail de l’APN (Assemblée Populaire Nationale) en Algérie, à la veille du vote de la loi de finance 2019, cherchent à intensifier la collecte de la rente. Car originellement Bouhadja, le président est visé par une contestation des frais de ses soins à l’étranger. Et lui soulève la dévastation du parc automobile de l’instance par les élus. Les coteries initiées à la solution d’augmenter leurs numéraires à la veille du 5è mandat improbable et au temps d’inflation, en sont les relents...

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Les luttes de pouvoir qui se sont pleinement exposées lors de la crise, de 2018, à l’assemblée nationale en Algérie, sont une traduction réelle de ce qui est le dialogue inclusif prôné par les dirigeants du populisme le plus nul qu’a connu le monde arabe et l’Afrique. Aucun des nombreux journalistes de ce pays, n’a compris la bravade de la dernière guerre des clans ou des segments du pouvoir devenu inerte… Et laissé l’analyse à une médiocre, sortie d’Ennahar et d’Alg24, de dire des fadaises inimaginables…

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Pourquoi donc le système politique est resté le même en Algérie, malgré des décennies écoulées, des déchéances répétées de sous-développement et même la révolte d’octobre 1988 ? Parce que les vraies réponses aux problèmes sont parties avec les meilleurs qui s’exilent pour échapper à la censure et ne plus subir les bêtises à la fois arrogantes et hypocrites qui souhaitent sa propre médiocrité que le bien-être proposé par un prochain.

Avec ses clans morcelés comme les couleurs désordonnées d’un patchwork qui se s’entredéchirent pour des parcelles de pouvoir, ce règne a débouché sur une corruption endémique et une faramineuse prédation de la rente nationale générée par l’énergie pétrolière. Mais le fait qu’il dure, les haines se construisent puis admises dans le mélange des tendances cimentées par un archaïque nationalisme.

Ce fut d’abord pour guider, voire chapoter, la guerre de libération dont la noblesse a été amollie par les tueries entre « Zaïms » (leaders). Les écoles du régionalisme ont été les premières à prétendre être plus aptes, les unes des autres, à croire mener la décolonisation. Avec bien sûr, l’exclusion de simples, mais certainement plus intelligents, participants à cette tâche historique. Sur des critères raciaux, religieux et idéologiques et qu’aussi la page sombre fut l’introduction de tous les malheurs, celle de la disparité entre membres d’une même composante.

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Pendant les années 60 qui suivirent la couverture de la souveraineté nationale, l’enthousiasme de construire un pays prospère fut partagé. Il s’est mis à l’épreuve égalitaire du socialisme, maintenant le mot est imprononçable, car l’animosité a dépassé le seuil de la tolérance qui lui a été accordée et est entrée dans la réalisation de ses desseins cruels.

Mais arriver à la ruine du moral collectif et de se laisser dominer d’un côté par les islamistes et de l’autre par les convoyeurs historiques de la gabegie, interpelle à reconsidérer tout le projet national. La diaspora algérienne vivant à l’étranger ne reconnait pas la violence qui s’opère avec les traditions qui aggravent l’usage de l’obscurantisme et détruisent la compréhension des forces de l’Etat algérien, tant celui-ci n’est guère perçu sous le prisme de la modernité.

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