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Tebboune limogé, l’Algérie sous le nouveau règne des oligarques

Même le syndicat UGTA est dirigé par un prédateur de la caste des rentiers

 

mardi 15 août 2017, par Damien Djamel Bouch’Raf

Après moins de 3 mois, il est mis fin aux fonctions d’Abdelmadjid Tebboune, le 1er ministre algérien, parce que sa "vision n’était pas en conformité" avec celle du président Bouteflika, selon diverses analyses de cette volte-face tombée telle une équipée entre les factions claniques du pouvoir algérien. Ahmed Ouyahia reprend du service, comme à chaque fois sa disponibilité le recycle dans le fatras des manigances et incohérences des rouages centraux...

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie.

C’est l’un des sujets classés parmi les analyses de la nature du régime, du pouvoir et du système politique algérien. Le président Bouteflika a été fréquemment hospitalisé ces dernières années et n’a pas parlé à la population depuis. Qui dirige en réalité l’Algérie aujourd’hui, est la question qui revient aussi souvent qu’on se livre à évoquer les retards d’un pays riche et qui a raté de se hisser parmi les nations émergentes ?

Le règne de la médiocrité ne cesse guère de produire, à tous les niveaux des secteurs sensibles, la déchéance. Allant de la corruption qui s’accapare les richesses et de la persistance du terrorisme que l’armée quotidiennement découvre ses préparatifs, les aléas de gouvernance livrée à la folie, continuent le mobile du maintien de la même cadence incertaine.

Le parcours d’Ouyahia est édifiant ! Il a été au même poste de 1995 à 1998, de 2003 à 2006 et de 2008 à 2012. Désormais la servitude des énarques, dont font partie les 3 derniers à ce poste, est désormais légendaire. Pour cette 4ème fois que le chef du RND s’affiche dans un retour inattendu, dénote l’ahurissant déclin qui est indéniablement un exercice de survie, pour les éléments d’une gestion à vue et à l’impénitence intarissable de coiffer les centres de décision.

La gouvernance en général élucide que la panne de l’alternance démocratique, tellement retardée et devenue par la force des choses désespérée, comme un écueil enjoint, depuis 1988, à toute l’expérience institutionnelle du pays. La fin de règne de la 1ère république, que les anciens combattants de la libération ont tenu d’une main faisant les intrigues et les imprévisions, dessine une angoisse sur les prochaines élections locales, mais aussi et surtout la présidentielle de 2019.

Ces échéances constituent de primordiales opérations administratives qui sauvegardent de la dislocation d’une république désorientée. Après les dernières législatives officialisées avec des urnes de vote presque vides, on navigue sans boussole. Le partage parti-FLN avec le RND d’un Etat qui n’affirme pas totalement sa consolidation, va au nouveau feuilleton de telles tractations dans les hautes sphères. Alors que la population se plie fatalement à sa propre impuissance, pour savoir qui de l’ivraie ou des vraisemblances existe, concernant les appareils publics.

Le conflit entre le président algérien et le Premier ministre couvait depuis quelques jours, autour de la puissance d’une classe d’oligarques où la « séparation de l’argent et de la politique » est le point d’achoppement. Quand le clivage est apparu, alors que nombreux analystes n’ont pas cru qu’un climat "visqueux" pouvait être permis entre les deux hommes forts du régime, la puissante mafia politico-financière a sorti ses cornes et montré ses dents.

Une réunion secrète entre Tebboune et son homologue français Édouard Philippe, s’est faite dans l’opacité, telle une rencontre quasi intime. Le 1er fonctionnaire algérien est arrivé à Paris dans un vol privé, sans avertir la présidence et en dehors d’un programme diplomatique officiel. En se remettant à l’Elysée Tebboune a inéluctablement montré l’isolement de l’Algérie. La France a toujours espérer garder son influence sur Alger, des fois au détriment des intérêts nationaux. Sans répondre de l’utilité de son déplacement, il devait être fait pour sortir le pays de la quarantaine.

La colère des proches du président l’a qualifiée de transgression des protocoles. L’initiative a échappé à tout contrôle et a irrité le président, dont l’amoindrissement de sa santé l’expose à l’application à l’article 102 de la constitution, qui stipule la situation d’empêchement physique. Elle a été perçue comme si Tebboune est le seul représentant de la plus haute autorité en Algérie. Alors que le raïs, cloué à son fauteuil, est apparu comme inopérant.

L’autre remise en conditionnement du chef du gouvernement que personne n’a cru à son existence, est une lettre fermement adressée au premier ministre, par Bouteflika. Elle lui a été envoyée pour lui demander d’ajuster ses directives et pour critiquer sa décision de restreindre les importations de nombreux produits. Tebboune apparaissait comme s’il alimentait l’irritation sociale au détriment du chef de l’Etat.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

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