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Violence à l’encontre des Algériens : une justice défaillante pour le cas Khelil

La colère transversale des citoyens honnêtes contre un sérail pourri

 

dimanche 3 avril 2016, par Damien Djamel Bouch’Raf

La violence encaissée par le peuple algérien de l’impunité de Chekib Khellil nourrit un désenchantement, qui exhibe la déliquescence des tribunaux. Quand il a quitté le territoire national, il y a exactement un an (mars 2015), la procédure de justice était en cours. Son retour est doublement navrant, Khelil chercherait à échapper à la justice internationale. Son accueil par un wali à l’aéroport puis sa virée auprès d’une « zaouia » (confrérie) de Djelfa sont bassement choquants. Avec une vieille manipulation que les médias cumulent, afin de réhabiliter un criminel économique, le traditionnel sérail se moque de la justice et humilie ses sujets.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie


sonatrach algérie par Populi-Scoop

Ces démonstrations d’arrogance sont les précédents qui prescrivent les traitements avenirs. La colère des Algériens est sur le plan des échanges, les dissertations polémiques prennent les dessus sur les analyses. La doxa qui a dirigé aussi bien la guerre pour l’indépendance, qu’après, néglige les faits ! Elle compte sur les prêches et les apôtres des us obsolètes, pour masquer l’ignominie prescrite par la nature même des pouvoirs, régimes et systèmes...


- La corruption en Algérie : les dossiers de Toufik...

La question du ratage de la transition démocratique en Algérie, après octobre 1988, puisque les mêmes nationalistes ont le pouvoir depuis la couverture de la souveraineté nationale en 1962, revient comme occasion en or, mais perdue. Elle sert pour nombreux analystes en « es-algériologie » à la consommation populaire, comme un repère. La génération de la guerre de libération est sacrée et intangible, avec une vénération généalogique.

L’idéologie nationaliste algérienne a ruiné l’effort populaire. Et pour cela, elle recherche toujours et toute l’impunité, aussi bien pour la mauvaise gestion que la corruption. « Oui Bouteflika, comme Chadli ou Boumediene ou bien même Benbella, donnerait les rênes du pouvoir à une génération, leur propre relève, qui jurerait de ne jamais juger les pères de la révolution libératrice ou plus généralement de leurs servants. »

Et dans le cas contraire, la barbarie islamiste, correspondant à une action qui détournerait l’attention des Algériens, serait l’élue à une quelconque alternance. La légalisation des islamistes en Algérie en 1989, parmi les partis, était première expérience dans le Monde. Et même, avant la Turquie, l’islam politique au détriment de la constitution, offre aux tenants de la théocratie d’avoir des desseins, dont les clés de l’Etat algérien.


- L’Algérie et les pires délinquances : terrorisme et corruption
- Volte-face au procès Sonatrach, justice à la crédibilité peu prometteuse

Afin d’inscrire, dans les gênes des institutions de la justice, l’élargissement des responsables politiques, y compris en cas de corruption avérée, est un programme politique. Nous y sommes exactement dans ce serment envers les tuteurs historiques qui ont vraiment, du fait de la longévité de leur règne, dirigé le pays. L’affaire Khellil-Sonatrach est un attentat contre la morale, une oppression d’une dictature cynique à l’encontre du peuple.

Un retour qui coïncidence avec des enquêtes internationales.

Le département américain de la Justice, le FBI, Agence nationale du crime du Royaume-Uni et la police fédérale australienne enquêtent actuellement conjointement sur Unaoil et certains de ses partenaires multinationaux, dont Sonatrach. La procédure est ouverte le 1er avril 2016, une semaine après le retour de Chekib Khellil en Algérie, où cogitent les politicards protecteurs du sérail.

Voici deux articles qui soulèvent des recherches policières : « The age » (journal australien) et le « HoffPost » (qui n’est plus à présenter). Elles sont tellement récentes que l’on apprend davantage de la violence subie par la conscience (ou opinion) nationale algérienne, de la présence de cet ancien ministre et directeur de Sonatrach, pourtant à portée d’une justice défaillante.


- Sonatrach : poule aux œufs d’or pour la « kléptocratie »
- Rapport très attendu sur la corruption en Afrique

PDF - 1.1 Mo
Interview de Djilali Hadjadj, porte-parole (AACC).
Djilali Hadjadj, porte-parole de l’Association algérienne pour la lutte contre la corruption (AACC), explique toutes les combines des affeires SONATRACH, la compagnie considérée fleuron de l’économie algérienne.

Ces investigations internationales indiquent que des hauts dirigeants de Sonatrach, sans donner des noms, ont perçu des commissions, pour faciliter l’obtention de contrats par les sociétés coréennes Hyundai et Samsung.

La première pour 600 millions de dollars a rénové la raffinerie d’Arzew, en 2008. Et la seconde, pour 1,2 milliards de dollars, a obtenu l’opération de modernisation de la raffinerie de Skikda, en 2009. C’était l’époque de Khellil. Et la coïncidence de ce malheur qui tombe sur le principal protagoniste de ce sujet, nous instruit la gravité de la situation de l’Algérie.

Dans une interview de Djillali Hadjadj, porte-parole de l’Association algérienne pour la lutte contre la corruption (AACC), datant du 2 avril 2016, ce journaliste travaillant avec « Tranprency-International » déclare : « Des transferts ont été effectués à partir des comptes offshores de Farid Bédjaoui vers les comptes de Chakib Khelil » . Ce qui souligne la lourdeur des affaires et l’agression subie par les Algériens.

Djillali Hadjadj, journaliste, a connaissance des pratiques avec lesquelles est détroussée l’économie du pays. Il a publié en 1999 un livre qui pour titre : « Corruption et démocratie en Algérie », puis réédité en 2001, pour nombre insuffisant de la première livraison méritant son succès. Ce qui fait de cet ouvrage, la première investigation du genre pour un pays qui a intéressé nombreux enquêteurs honnêtes des médias comme Wikileaks ou bien Le Matin d’Algérie, dirigé par Mohamed Benchicou.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

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