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#SaveDinaAli une saoudienne forcée au retour au royaume de l’enfer

Une femme voulait vivre libre, inquiétante disparition d’un sujet des Ibn-Saoud

 

mercredi 26 avril 2017, par Azouz Benhocine

Une inquiétude sans nul doute alarmante, du sort d’une enseignante saoudienne qui est, après 15 jour de sa disparition, introuvable. Sa famille est suspectée d’être derrière ce qui lui arrive, qui est d’une gravité qu’il convient de relater. Les femmes du royaume saoudien restent des mineurs depuis leur naissance jusqu’à leur mort. Un tuteur masculin les suit, qui après les parents dont les frères aussi, c’est l’époux qui reprend le relais. Dina Ali devait demandé le refuge politique, loin de l’horrible régime qui bénéficie de toutes les complaisances, mais son périple a été arrêté sèchement alors qu’elle transitait par Manille, la capitale des Philippines.

Voir en ligne : Notre dossier : Arabie Saoudite

Pour certains connaisseurs des traditions et des lois de l’Arabie Saoudite, l’enseignante Dina Ali Lasloom va être traitée des pires persécutions. Car elle a enfreint les règles d’une société primitive dont le modèle est à la fois islamiste et sunnite. Une alerte lancée par HRW "Human Rights Watch" (lire ICI), s’adressant directement au roi, signale la disparition douteuse de cette femme saoudienne de 24 ans. Elle a tenté de fuir en Australie pour échapper aux restrictions imposées par sa famille.

Seulement, elle a été appréhendée à Manille aux Philippines et a été obligée de retourner au royaume, l’entité la plus réactionnaire sur Terre. Depuis deux semaines aucunes nouvelles n’est venue étayer qu’elle est encore en vie. Alors des soupçons qu’elle a été massacrée en toute impunité ne cessent d’être dits. Afin de vérifier comment elle est traitée et que subit-elle ? Une campagne est en cours, Populi-Scoop tient à y contribuer.

Les droits des femmes bafoués dans la monarchie qui abrite le tombeau du prophète de l’islam, ont été maintes fois dénoncées. Mais la complaisance des donneurs de leçons en démocratie est carrément complice de bien pires crimes. Les souffrances infligées au peuple du Yémen, dont la famine qui frappe des millions de personnes dont des enfants, vient d’être aussi d’être un sujet d’urgence pour l’ONU.

L’histoire de cette enseignante de 24 ans qui a fui le royaume wahhabite a commencé il y a plus de deux semaines. Mais l’opacité entretenue par la connivence des gros médias a empêché que son cas soit connu du grand public. Quittant son pays, elle s’est d’abord rendue au Koweït voisin, puis a décollé le 10 avril pour l’Australie. Son voyage a pris fin dès son escale aux Philippines, où elle a été arrêtée et remise aux autorités saoudiennes, après avoir passée plus de 15 heures en arrestation dans l’aéroport de Manille.

Elle a tout documenté sur les réseaux sociaux, grâce à l’aide que lui apportée une canadienne répondant au nom Khan qui lui a prêté un téléphone pour relater sa situation. Mais depuis son retour en Arabie Saoudite, le 12 avril, plus aucune nouvelle d’elle. Elle avait bien indiqué dans ses messages sur les réseaux sociaux ainsi : " Si ma famille vient ici, ils me tueront. Si je rentre en Arabie Saoudite, je suis morte. S’il vous plait aidez-moi ! ", supplia-t-elle depuis son arrestation dans la capitale des Philippines.

Le 12 avril, un communiqué diffusé par l’ambassade saoudienne , dont nous vous donnons une copie (voir image ci-bas), a donné une explication. Mais surtout il a contribué à l’existence de cette information. La formulation du message précise que c’est une affaire familiale, tentant de démentir le destin macabre qui l’attend à son retour, dont la concernée avait indiqué qu’elle sera tuée.

Le site d’informations Al-Araby a relaté les réactions de nombreux saoudiens, notamment des hommes. Lire ICI. Nous vous donnons ces échantillons :

- " Toute prostituée qui fuit sa famille mérite d’être tuée. En la tuant, vous tomberez la honte qui a été portée sur vous et elle-même ", a déclaré un utilisateur de Twitter.

- Un autre a déclaré : " Il serait dommage de la tuer, vous devriez verser de l’essence sur elle, puis allumez-là. Mais brûlez-la très loin pour que son odeur horrible ne nous atteigne pas ".

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