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Contre le peuple, Bouteflika fait un chantage avec l’échéance de fin de mandat le 27/04



En Algérie le nationalisme despotique promet la théocratie s’il est est chassé ! Notre nouveau SONDAGE !


samedi 30 mars 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Pas moins de 311 personnes ont été arrêtées, depuis le début de la vague de manifestations qui débuté le 22 février. Des sources de la Direction générale de la sûreté nationale et d’Amnesty en Algérie, l’attestent. Bien plus d’une centaine ont été jugés, d’une manière exceptionnelle.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Mais comme la détermination est massive, les jeunes engagés dans cette action citoyenne unique dans le genre, se disent prêts à payer tous les prix, pour faire déguerpir la gouvernance systémique qui se termine avec Bouteflika.

- La fin de l’ère Bouteflika par empêchement selon l’article constitutionnel n° 102 26 mars 2019

Les Algériens se disent mécontentés de la demande l’application de l’article 102 demandée par le vice-ministre de la défense et chef d’état-major de l’armée. Ils aspirent au retrait du régime qui s’est instauré depuis l’indépendance en 1962, avec l’encouragement de la médiocrité, les méthodes de favoritisme et la prépondérance de la corruption.

Nombreux constitutionnalistes prodiguent d’accepter cette première étape, de freiner l’ambition du raïs aphasique qui songeait, de la façon la plus improbable, de briguer un 5ème mandat. Mais la mobilisation, loin de s’essouffler, charrie encore de plus en plus de frustrés des manigances d’un pouvoir qui a toujours joué avec les sentiments de la mémoire, de la religion et des astuces malsaines.

Les manifestations, pour stopper le règne et le régime népotique en Algérie, impressionnent pour leur pacifique entrain. Cela ne veut pas dire que leur épilogue sera idéal ou de meilleure perspective. Ce qui nourrit encore l’enthousiasme populaire est en place, donc les protestations continuent. Et l’échéance de fin, du dernier mandat de Bouteflika, sera fatidiquement celle du 27 avril à minuit.

Malgré que manque le débat facilitateur des slogans et pouvant favoriser la transcription d’une plate-forme claire des doléances, la communion qui crée ces événements fait place honorable à une contestation paisible. L’augmentation du nombre de participants et la cohésion des rangs ne cesse, chaque vendredi, d’attester une compréhension collective, tacitement suivie par chaque Algérien.

- Clans en réseaux et médias des oligarques tentent des chefs au Hirak en Algérie 25 mars 2019

Cependant les ambitions de caciques entravent l’affirmation d’un projet consensuel qui enclenche la transition. La volonté que ce mouvement soit apaisé, semble résister à la confiance dans la démarche d’une population qui a démontré qu’elle est pleinement éclairée d’un programme de construire un modèle sociétal.

Ces opportunistes et aguerris politiciens qui interfèrent d’une manière à réhabiliter les islamistes qui ont commandité les crimes de la décennie noire, croient pouvoir endiguer l’élan de liberté. Ils savent que par la présence des intégristes, les femmes seront exclues, les arts seront bannis et la joie virera aux prières anxiogènes.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

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