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Le statut de 1ère dame de France, quintessence d’une gouvernance opérant à vue

Incontinence d’un opportunisme dont la baisse de popularité rappelle le mandat passé...

 

lundi 7 août 2017, par jaco

La pétition, sur le statut de la première dame en France, initiée par l’acteur et l’auteur Thierry Paul Valette sur change.org, a dépassé 240 000 signatures, en deux semaines. Lors de la campagne électorale, le président avait promis une réhabilitation des actions citoyennes en leur acquiesçant plus de pouvoir, lorsque des pétitionnaires sont nombreux pour susciter des discussions de sujets importants au Parlement. Il est pris au mot de son engagement…

Voir en ligne : Notre dossier : FRANCE

Si les conversations sont d’envergure à ne pas être niées, nonobstant l’auteur du texte qui s’intitule sans exubérance « Contre le statut de première Dame pour Brigitte Macron » soulève bien une curiosité. Avec cette démarche largement soutenue qui sort de l’ombre, les récents actes de militant, de Thierry Paul Valette, dont sa participation au rassemblement des casseroles au mois de mars dernier, place de la République, dénonçant la manifestation du Trocadéro en soutien à François Fillon, sont rappelés.

Bien que le rôle de la Première Dame n’existe pas actuellement dans la constitution française et les dépenses que la femme du Président relèvent du budget de l’Élysée, cette hostilité à la présence publique colle, plus que d’autres pensées prioritaires, aux réalités des débats actuels. Même si Mme Macron ne sera pas payée pour son statut de 1ère dame, probablement le bureau qui lui sera réservé et le personnel supplémentaire qui lui sera affecté, ont un impact budgétaire dont la distinction du coût sanctionne le projet de réduction des dépenses publiques.

Dernièrement des décision attribuées directement au président français ont été particulièrement citées comme controversées. En raison des coupures proposées pour les prestations de logement et en rognant les dépenses militaires, des rubriques rognées dans un contexte de difficultés sociales et d’insécurité ainsi que d’interventions armées à l’étranger, des économies plus faciles à réaliser ne sont pas prévues. Le déclin en popularité dans les sondages pour un président français, depuis Jacques Chirac en 1995, s’observe en chute libre.

De tous frais propos d’Emmanuel Macron pour mettre au-devant son épouse qui a été sa professeure de théâtre, ont été aussi corroborés. Il aurait voulu que le rôle de première femme soit « défini », selon une interview télévisée, de TF1 en avril. À l’époque ces propos étaient « Lorsque vous êtes élu président de la République, vous vivez avec quelqu’un, vous donnez vos jours et vos nuits, vous donnez votre vie publique et votre vie privée... »

Il a précisé qu’ « elle aura son mot à dire sur ce qu’elle veut être… Je veux sortir de l’hypocrisie française... Quand une personne vit avec vous, elle doit avoir un rôle et être reconnu dans ce rôle. » Cette gestion inexplicable est tellement prise à la légère, qu’elle trouve matière chez les législateurs, les juristes constitutionnalistes et l’opinion générale.


- Wikileaks diffuse l’archive des émails de la présidentielle en France... 1er août 2017 Les médias qui ont recueilli les intentions de l’artiste qui se présente comme acteur, peintre et auteur, ont rapporté des propos d’une ténacité décidée « Je demande un référendum sur le sujet et j’aimerais être reçu à l’Elysée en tant que citoyen » , comme il l’a affirmé à LCI. Le parcours de cet activiste est décortiqué, notamment le mouvement «  Égalité nationale » dont il dit être le président ou bien ses publications sur « MediaPart », ainsi sa présence su Twitter, sont plus scrutés que par le passé.

Des lois controversées sur la « moralisation de la vie publique », qui interdit aux parlementaires d’employer des membres de la famille, sont l’argument de la lutte contre la corruption. Cette volonté de priver Mme Macron de disposer d’un rôle formel dans l’Élysée a même la même caractéristique d’empêcher les parlementaires d’embaucher des proches. Si des élus, de grade inférieur au chef de l’Etat, sont soumis à des règles qui mettent de la qualité à leur fonction, la question de l’intangibilité du couple présidentiel force à constater un antagonisme insoutenable.

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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