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Sans moindres preuves, la justice algérienne condamne le Dr Fekhar.

Les actes vandalisme et de désœuvrés malikites que le tribunal de Médéa occulte.

 

mardi 30 mai 2017, par Damien Djamel Bouch’Raf

Illustratif est le procès du docteur Kameleddine Fekhar qui s’est tenu, mercredi 24 mai, à Médéa. Il est surtout de celui qui, de 2004 à 2014, a été à la tête section de la Ligue algérienne pour les droits de l’homme dans la ville de Ghardaia. A l’instar des militants berbères d’autres régions d’Algérie, la radicalisation advient face à l’apartheid officiel de la prépondérance de l’identité arabo-islamique.

Voir en ligne : Notre dossier : GHARDAÏA en Algérie

Ghardaïa est régulièrement, depuis 2013, le théâtre des heurts entre populations arabes et berbères. Cependant à quoi est due cette escalade de violence ethnique ? Nombreux témoins, dont Fekhar, ont diffusé des vidéos et photos, montrant une connivence entre les forces de l’ordre et des appareils politiques avec les agresseurs des biens, comme les commerces, et des personnes surtout "ibadites".

La minorité les Mozabites privilégie aussi l’autonomie du M’zab, d’où les accusations infligées aux personnes catégorisées réfractaires aux plans de la décadence où est emportée l’Algérie. Lâchées sur la population comme l’islamisme qui organise et alimente le terrorisme, des hordes de voyous s’attaquent à la population de différentes manières, dont de vouloir imposer un islam cruel et d’autres exclusions agressives.

A l’issue du procès de Médéa "Mon client a publiquement dénoncé l’implication directe d’éléments de services de sécurité, soit en couvrant les hors-la-loi, soit en participant..." aux agressions contre Ibadites, a déclaré son avocat. De son côté la justice, à la merci des autorités et sans indépendance, accuse ces personnes d’inciter la participation à la violence mortelle.

Si les citoyens ont fourni des preuves, côté tribunaux peu de certifications solides et individualisées sont produites. C’est sur ces données, tout à fait vérifiables, que les derniers procès de Médéa ont prononcé leurs verdicts. Fekhar, présenté comme activiste, a écopé de 5 ans d’emprisonnement. Le 2ème mozabite, nommé Abdellah Benabdellah condamné à trois ans dont 18 avec sursis, a été libéré puisque sa peine a été déjà assumée.

Quelle transformation a subi la vallée du M’zab, pour être livrée à la discorde et aux déchirements ? Ce qui pousse beaucoup d’observateurs à se demander : comment arrive-t-on là, dans cette paisible localité ? Lancinantes ces questions, dont les réponses sont dans la genèse de ce qui s’est passé à une époque où des citoyens algériens, selon leur ethnie, étaient visées et leurs militants pris en chasse par des accusations controversées.

Ce microcosme, classé au patrimoine mondial, très renommé par la caractéristique de sa population affable et laborieuse, vire aux violences et aux saccages. À la merci des vagues d’une houle dont la traçabilité ramène à l’ère de dirigeants tous décédés : Bendjedid, Abdelhamid Mehri, Messaâdia et Larbi Belkheir. On ne parle plus désormais de l’exode rurale, or de cette opération que les crimes ont commencé.

À Ghardaïa, comme Bouira pour revenir à la mémoire des faits, où ont été affectés les Algériens chassés lors de la campagne de "dégourbisation" à Alger. Le programme de lutte contre les bidonvilles dans les banlieues de la capitale, a consisté de déplacer les occupants des bidonvilles. Les originaires du sud du pays ont été à Ghardaïa et des autres régions transférées à Bouira.

Avec le spectre du désœuvrement de larges catégories de la jeunesse algérienne, livrée à une religion complètement dévoyée, les Malikites se placent, sur le rite prôné ouvertement par le régime. Et même, comme sunnite, ayant lien avec le terrorisme, l’affaire de Ghardaïa s’explique par l’arrivée de nomades aspirant à prendre les ressources économiques des Mozabites. Ils opèrent dans la cité où les ibadites sont leurs cibles et leurs victimes.

Le docteur Fekhar désirait, avec 40 autres personnes actuellement internés dans les geôles de la justice, avertir des dépassements que les groupes de malikites, souvent protégés, s’adonnaient au pillage. Sa résistance portait donc sur des faits voulus par une incitation, sans nul doute démontrées par ce procès, dont les meneurs ne sont pas dérangés...

Comme le montre le tableau ci-après, les wilayas (départements) qui connaissent l’explosion démographique sont celles du sud. Il n’y a que Blida et Boumerdes, dans la périphérie d’Alger qui rassemblent de nouveaux flux de population.

Tous le reste, des 48 wilayas algériennes, est en dessous de 2 % de la croissance, entre 1998 et 2008, pour une décennie. Ghardaïa est en incapacité d’accueillir des déplacés. Mais la dégourbisation lui impose de recevoir des Algériens qui ne trouvent pas des ressorts économiques pour s’implanter et s’insérer... Alors ils se livrent aux attaques...

Wilaya (Départ.) Hommes Femmes Total croissance %
Ghardaïa 185209 178390 363598 2.0
El Oued 329604 317944 647548 2.6
Tindouf 24996 24153 49149 6.3
Boumerdes 411650 390433 802083 2.2
Illizi 28244 24088 52333 4.5
El Bayadh 115449 113175 228624 3.1
Ouargla 283389 275169 558558 2.3
M’sila 504684 485907 990591 2.1
Djelfa 562207 529977 1092184 3.3
Tamanrasset 90820 85816 176637 2.6
Blida 509602 493335 1002937 2.5
Biskra 365040 356317 721356 2.3
Laghouat 232517 223085 455602 3.8

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