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En France, la présidentielle projette de remercier le sérail

L’incertitude agréée par les sondages, autant par la décomposition des élites fanées !

 

vendredi 31 mars 2017, par jaco

La faillite de l’élite politique qui s’est précisée lors des actualités préliminaires à l’élection présidentielle française de 2017, se manifeste en remake de l’ambiance du dernier vote aux Etats-Unis. Les piètres discours du président sortant, F. Hollande, ont résulté sur son renoncement au second mandat. Ils sont aussi largement reproduits par sa première opposition de la droite prétendant à la tradition "gaulliste", tout en faisant carrément le contraire du gaullisme, incarnée par F. Fillon. D’où l’avènement des tendances qui reflètent l’innovation, qui elle ne peut être qu’une incertitude jouissive pour l’épilogue qu’elle risque de générer.

Voir en ligne : Notre dossier : FRANCE

Quoique penseront les acteurs en lice et les médias français qui s’engagent inlassablement à empêcher les pires dérives, l’atmosphère est présidée par « l’heure du FN est arrivée ! » Ce n’est pas uniquement l’abstention dédiée en réaction de rejet aux programmes proposés. Mais l’avènement d’une nouvelle société est le soubassement qui soutient l’attrait pour la remise en cause de l’ancien système. De nouvelles têtes, toutes en mesure de rompre avec les procédés d’une France qui refuse ses rangements de sécularisation, s’affirment pleinement sur la ligne de départ.

A l’aube de la 11ème élection présidentielle de la 5ème république, la déconstruction du paysage politique traditionnel est largement entamée. Les deux familles référentes « gauche-droite » habituellement conduites par les socialistes pour la 1ère et la seconde par des libéraux capitalistes, sont en nette perte de leur pérennité. La dualité qui a longtemps tenu la scène sous monopole, s’effondre. Elle cède à une autre conception prête pour une sortie, par les urnes, des anciens jalons qui ne répondent plus aux questions des nouvelles aspirations sociétales.

L’injection d’Emmanuel Macron au centre de la scène, traduit l’urgence, face à l’évolution de l’extrême-droite du Front National qui s’est construit une image d’antisystème, alors que ce parti est à la fois dynastique et une caricature du modèle en place. Depuis que la campagne a commencé, le renouvèlement postmoderne, que la gauche a toujours abrité, s’est mis en branle. Enclencher les changements des repères convaincants pour l’avènement d’une ligne tirant vers les progrès, se joue lors de ce vote sans une réussite assurée.

Comme frappées par la fin d’une génération, la recomposition est en marche pour les deux généalogies qui ont tenu l’alternance au pouvoir se démantèlent, cédant à l’éventualité de naissance à la 6ème république qui a pour chantre Jean-Luc Mélenchon. Gauche socialiste et droite se faisant appeler des républicains, ont failli sur plusieurs plans, devenant incapables de relever les défis,, allant de l’assimilation de la décolonisation à la solution du persistant chômage massif.

De nouveaux agencements tentent de faire sortir le paysage politique français, brassé en profondeur par l’usure, d’une incertitude qui a bien emprise sur l’espace des nouvelles exigences, comme celles écologiques où le redéploiement économique aspire à faire garder la France dans l’arène des grandes puissances où elle a siégeait depuis la renaissance européenne jusqu’à la puissance occidentale ayant fondé les acquis techniques de l’humanité, ainsi que les rapports d’équilibre qui ont présidé le destin des jonctions internationales qu’elle lègue à de contemporaines dispositions du Monde.

E. Macron, qui a montré sa conscience à ce phénomène de désuétude de la classe politique, en réfutant le rapprochement qui lui voue E Valls, est bien le nouveau profil qui prône la montée d’une nouvelle vague du personnel chargé de la chose public. En outre J-L Mélenchon, à la radicalité bien faite pour un nouveau socialisme moderne et attaché à la paix mondial, s’enracine en chantre de la rupture avec la 5ème république qui assurait les dispositifs des privilèges de la droite représentée aussi bien par F. Fillon ou Mme Le Pen. Quand F. Asselineau, il officialise la panne visible des exercices vieillissants par leur croyance à l’UE (Union Européenne) ou bien l’alliance atlantique...

Élection présidentielle française de 2017

(1er tour)

(2e tour)
Type d’élection Élection présidentielle
Scrutin uninominal majoritaire à deux tours
Corps électoral et résultats
Population 66 990 826[2]
Inscrits 44 834 000[1]
Portrait 3 - Flickr - dupontaignan (cropped).jpg Nicolas Dupont-Aignan – DLF
Le Pen, Marine-9586 (cropped).jpg Marine Le Pen – FN
Emmanuel Macron crop.jpg Emmanuel Macron – EM
Benoit Hamon 280816.jpg Benoît Hamon – PS
2017-02-11 16-10-22 meeting-lo-belfort (cropped).jpg Nathalie Arthaud – LO
Philippe Poutou 2011 (cropped).jpg Philippe Poutou – NPA
Jacques-Cheminade 2.jpg Jacques Cheminade – S&P
MoDem regional elections 2010-01-24 n06.jpg Jean Lassalle – Résistons !
Melenchon, 6ème République - MG 6513 (cropped 2).jpg Jean-Luc Mélenchon – FI
François ASSELINEAU.jpg François Asselineau – UPR
François Fillon 2010.jpg François Fillon – LR
Président de la République
Sortant
François Hollande
(PS)

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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