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De bonne guerre, la Russie espionne les Etats-Unis pour influencer les élections

Déstabiliser Poutine ou démanteler les Etats hostiles à Washington n’est pas une nouveauté

 

mercredi 2 novembre 2016, par Gros Emile

Il est impensable qu’un Etat quelconque, aussi minuscule qu’il puisse être, ne désire pas être prospère ou dominant dans le Monde. Gagner la confiance des puissances, sinon de les influencer et d’être adroitement bénéficiaire dans ses relations, montre son aussi de l’efficience. Puis avoir présence dans des élections étrangères qui seront décisives pour son propre destin, comme actuellement celles des présidentielles des Etats-Unis, les dirigeants des autres nations cherchent à se faire apprécier par le futur locataire de la Maison Blanche. Rester les bras croisés, lors d’un challenge électoral, n’existe pas, des donateurs du Monde ont largement investi dans Hillary Clinton, mais pas l’agaçante Russie !

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Ce qui nous ramène à la question des « Hackings » russes opérés dans et sur des institutions des Etats-Unis. Une histoire largement brandie lors de la campagne électorale d’Hillary Clinton, en la présentant exécutée en amitié avec son adversaire républicain Donald Trump. Ce genre d’espionnage est une habitude et une continuation des pratiques de longue date. Pendant la guerre froide, l’URSS et les États-Unis ont subtilement et secrètement, interféré, avec une concurrence ouverte, avec des élections se déroulant dans des pays tiers.


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Rien n’a changé au cours de ces dernières années. La CIA et depuis l’ure du KGB jusqu’à l’actuel service secret russe le FSB, on se livre des batailles épiques en espionnage. La NSA des Etats-Unis a été dénoncée pour la surveillance du Monde et de non-moindres autorités ont été pistées, chose que le lanceur d’alertes Edward Snowden a mis à nue. Côté russe c’était Kompromat depuis 1950, qui désignait les opérations de guerre froide. Puis le Kremlin, depuis 1999, a donné à ses tactiques une mise à jour pour la haute technologie, combinant les deux façons de travail des services secrets : espionnage physique et virtuel.

Lors de sa réaction aux scandales des « Panama Papers », la réaction de Poutine fut une explication, mais sans apporter des preuves. Le leader russe a cité WikiLeaks pour insister que « ... les fonctionnaires et les organismes des État aux États-Unis sont derrière tout cela. » On l’avait personnellement cité pour son entourage et même sa fille. Leur objectif a-t-il dit, était d’affaiblir la Russie de l’intérieur : « pour répandre la méfiance envers les autorités dirigeantes et les organes du pouvoir au sein de la société. » Une vieille recette certes. Cependant l’USAID, une agence fédérale de bienfaisance connue pour ses aides au terrorisme islamiste en Syrie, avait financé le groupe de journalistes ICIJ qui à l’origine des révélations du Panama.


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Influencer le système électoral américain est certainement tout un programme russe. Selon Reuters, le FBI a contacté les responsables du parti démocrate à l’automne 2015, l’avertissant d’examiner leur réseau. En mai dernier, le parti présentant Hillary Clinton a demandé l’aide d’une société de cybersécurité appelé CrowdStrike, afin d’identifier des opérations d’espionnage numérique venant de l’extérieur. CrowdStrike immédiatement découvert deux groupes sophistiqués d’espions qui ont volé des milliers de documents des démocrates.

Deux groupes de hackers (pirates informatiques) ont été précisés. L’un a pour acronyme Cozy Bear avait fouillé les contenus des démocrates depuis l’été 2014. Le second connu sous le nom de « Fantaisie Ours », a été attribué comme bureau lié directement au FSB russe. Mais l’étonnement des chercheurs en sécurité américains a reconnu que les deux groupes semblaient inconscients de ce que l’autre faisait et n’étaient pas liés à une même direction. L’Etat russe dispose du FSB, mais aussi du GRU, une seconde organisation du renseignement militaire sous les ordres du premier ministre.


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Les experts américains croient explicitement que Guccifer 2.0 est derrière les fuites des démocrates. Mais plus gravement impliqué est « Fantaisie Ours » qui a utilisé des émails pour lancer des attaques en envoyant vers des milliers de cibles dans le monde entier. Se servant d’une méthode classique en mettant un lien cliquable pour installer des logiciels malveillants les envoyant à un site de connexion, pour récolter leurs mots de passe. Les liens malveillants étaient cachés derrière des URL courtes du genre souvent utilisé sur Twitter.

Banalement, les confidences rapportées au grand public par Wikileaks sur les manœuvres des démocrates qui ont favorisé l’ancienne secrétaire d’Etats sur Bernie Sanders sont finalement une réalité qui date de quelques mois, quand la 1ère responsable du parti a démissionné pour cela. Sans l’apport des hackers et des journalistes, ces révélations n’auraient jamais existé. Qu’on accuse la Russie, d’être derrière les déballages de vérités concrètes, est une vieille routine de la guerre froide. Les Etats-Unis voient la théorie du complot, dans les médias y compris Internet, dès que leurs crimes sont connus.

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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