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La Tunisie exposée aux assauts des hordes du sanctuaire en Libye

Ben Gardane se réveille avec des assauts visant les bâtiments de la sécurité.

lundi 7 mars 2016
par Azouz Benhocine


La Tunisie s’est réveillée, lundi 7 mars 2016, avec une salve de plusieurs attaques simultanées contre des bâtiments des forces de l’ordre, à Ben Guerdane. C’est aussi au nombre de victimes, au mode opérationnel et à la coordination de ces frappes que ces nouveaux actes terroristes ont vraiment leur ampleur. Dès l’aube, pour s’avantager avec l’effet de surprise, se sont dispersés des groupes armés dans la ville et ont donné des assauts.

Voir en ligne : Notre dossier : TUNISIE


Tunisie - attaques terroristes à Ben Guerdane par Populi-Scoop + Euros News

Nous avons publié un article sur une cache d’armes trouvée dans cette ville, pas tout à fait côtière, de Ben Gardane, cependant proche de quelques kilomètres de la Libye. C’était une prise d’un impressionnant arsenal. (Consulter ICI).

Il reste le plus important matériel de guerre, appréhendé en un seul coup au Maghreb. C’était comme un signal. Puis la détérioration en Libye est une source d’insécurité qui est traité avec lenteur, les politiciens Libyens campent sur la discorde.

Simultanément ont eu lieu ce lundi en Tunisie, dans la région frontalière avec la Libye, plusieurs frappes, avec une orchestration qui démontre l’organisation et la détermination des criminels. Ils ont visé une caserne de l’armée, un poste de police et un poste de la garde nationale. Le bilan est de 28 jihadistes, 10 membres des forces de l’ordre et sept civils tués.


- • Tunisie, l’essentiel des opérations antiterroristes de début août.
- • La Tunisie devant le retour des "djihadistes" du Moyen-Orient

Les frontières avec la Libye ont été fermées, mais les pénétrations sont tellement planifiées, après repérages et préparation, qu’elles sont inévitables. L’acharnement des djihadistes dans la région est de l’Afrique du nord se multipliera, tant que la situation en Libye n’est réglée.

Après les trois attaques de 2015, deux à Tunis et l’une à Sousse, le sud tunisien devient à la fois front et confins de passage aux hordes séjournant dans le sanctuaire libyen. Les précédentes attaques ont été dirigées contre des sites touristiques, ce qui a eu pour conséquence économiques désastreuses. Maintenant, directement les services de sécurité sont ciblés.

Depuis 2011, à l’orée même de la « révolution du jasmin » les coups islamo-terroristes ont éclaté. Ils se sont sporadiquement multipliés, avec des actions d’intolérance et des appels à l’application de la charia lors de l’administration du pays par Ennahadha. Ils ont coûté des dizaines de policiers tués et blessés.

Depuis l’éviction du parti de Rashed Ghannoushi du pouvoir, ce genre de virulence et de violence s’est atténué. La menace a changé de nature, c’est au tour de la Libye d’abriter cette délinquance politique, désignée aussi par radicalisation religieuse.

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