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Croissance en baisse de 4,1% à 2,6 en 2015 pour l’Algérie

Jusqu’où puiser sur les réserves ?

jeudi 16 avril 2015
par Hugo Mastréo


Le FMI revoit à la baisse le taux de croissance en Algérie pour l’exercice 2015. De +4%, il est révisé à 2,6. Ce qui n’étonne pas, au regard de la chute brutale du prix des ressources énergétiques, principal revenu du pays. Le PIB (ensemble des richesses produites et leur impact monétaire dont disposera le pays) de l’Algérie baisse, selon les présages diffusés en octobre dernier.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Le Fonds monétaire international (FMI) fixe la prévision de la croissance économique de 2,6% pour l’Algérie en 2015. Elle était originellement indiquée à 4,1%, diffusée à la veille de l’année en cours. Le FMI a indiqué que la balance des comptes courants de l’Algérie sera encore négative pour s’établir à -15,7% du PIB en 2015 et à -13,2% en 2016, elle était de -4,3% en 2014.

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Ces prévisions sont produits au FMI par « l’institution de Bretton Woods ». Cette boîte d’études économiques est à l’origine de création de la Banque mondiale (BM), de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), de l’Association internationale de développement (IDA) et du Fonds monétaire international (FMI).

La croissance algérienne devait remonter à 3,9% en 2016, une anticipation contenue dans le rapport publié mardi à l’occasion de la tenue de sa réunion de printemps prévue du 17 au 19 avril à Washington, qui ne peut aussi révéler les imprévisions qui peuvent surgir d’ici là.

Elle est indexée à l’évaluation de l’économie de tous les pays de la Terre, dont l’évolution devrait atteindre 3,5% cette année et 3,8% en 2016, selon les perspectives de l’économie mondiale (WEO), donc elle est en deçà de la moyenne. Cette tendance à la baisse a été déjà signalée en janvier qui a aussi tablé, à l’époque, à 3,5% de croissance. Vertigineuse chute qui continue...

Ce qui devrait alerter sur les retombées sociales qui seront moins performantes par rapport à ce qui sera l’environnement international qui avance. En effet, concernant l’emploi, le Fonds note que le taux de chômage devrait se situer à 11,8% en 2015 et à 11,9% en 2016, après avoir été au taux de 10,6% en 2014. Quant à l’inflation, le FMI estime qu’elle devrait passer à 4% en 2015 ainsi qu’en 2016, contre un taux de 2,9% en 2014.

Surtout que les perspectives seront légèrement meilleures pour l’Union européenne et le Japon, parmi l’ensemble de l’enrichissement. Aussi elle tient compte du rythme qui sera plus modéré aux Etats-Unis qui a vécu une certaine relance depuis 2012.

Cette dernière économie considérée comme celle pouvant toujours entraîner la croissance mondiale, ne devrait être qu’à 3,1% en 2015 et pareillement en 2016. Elle est aussi rectifiée en baisse, par rapport aux prévisions de janvier dernier, avec -0,5 point pour 2015 et -0,2 point pour 2016 en moins.

Dans le sillage de la crise politique du Printemps Arabe qui débute en soulèvements populaires dans la région où se situe l’Algérie, le gouvernement a puisé sur ses vastes économies pour augmenter les salaires du secteur public, continuer à réaliser des logements et multiplier plus les subventions et autres programmes visant à maintenir la stabilité sociale... Est-ce un début de freinage ?

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