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Une Bolivie sous Evo Moralès, un modèle pour le FMI

Alors que le socialiste ne cesse de ridiculiser les argentiers, ils le félicitent.

lundi 29 décembre 2014
par N.E. Tatem


Evo Morales indien d’Amérique Latine, ouvrier, syndicaliste et indigène de Bolivie, le pays le plus pauvre du continent, est devenu président le 18 décembre 2005 avec plus de 53 % des voix puis réélu avec le 6 décembre 2009 avec plus de 64 % des suffrages exprimés. Depuis qu’il est au pouvoir, il a réussi une meilleure croissance économique au nouveau du monde, des pays émergents. Et celle de 2013 fait son meilleur bon de presque 6.5 %.

Voir en ligne : Deux sujets qui peuvent vous intéresser sur LES PAYS EMERGENTS PAR LE SOCIALISME !

Bien que les services fassent 48% de l’activité du pays, l’industrie 38% et l’agriculture 14%, c’est cette dernière qui constitue la principale ressource. La paysannerie liée au travail de la terre occupe 30% des emplois.

Elle est certes précédée des services avec 48%, ici le pays entretient un certain tourisme de l’exotisme incas. Mais l’industrie, pourtant première en termes de richesses produites, n’a que 20% des salariés du pays.

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L’essor bolivien commence à intéresser de part aussi son contexte sud-américain qui échappe à l’ancienne domination des Yankees et ce par la voie démocratique où les populations contrôlent les élections honnêtement.

Le fond monétaire baisse les bras a émis des appréciations du genre : "... la Bolivie a le ratio le plus élevé dans le monde des réserves internationales à la taille de son économie, ayant récemment dépassé la Chine, par rapport à chaque habitant..."

La Bolivie était parmi les pays sous-développés désespérés en l’absence de richesses à fortes valeurs, nous y voilà elle pointe parmi les pays émergents qui ralentissent, avec une croissance dépassant les 6.5%...

Tous les observateurs s’autorisent de croire que c’est Morales et son parti, le « MAS » (Mouvement vers le socialisme) qui sont pleinement investis pour redynamiser un pays de plus de 10 millions d’habitants et enclavé dans des plaines et montagnes des cordillères.

Les institutions financières mondiales couvrent d’éloge désormais ce président révolutionnaire, d’avoir jugulé l’inflation, équilibré le budget et réduit la dette publique, autrefois écrasante.

Quand on se fait à l’idée qu’Evo Moralès ne rate jamais l’occasion de vilipender le « FMI » et la « Banque Mondiale » et qu’on félicite ses prouesses, il y a de quoi relever ce paradoxe !

Inéluctablement le président Morales a commencé par nationaliser les hydrocarbures et décrété et exproprié plus de vingt entreprises privées dans divers secteurs, généralement tenues par des multinationales.

ais on ne lui tient pas, chez les prophètes du « capitalisme moderne » (et non le socialisme moderne), pour ses actes révolutionnaires qui deviennent des gestes de « prudence ».

Anecdotique échange entre les institutions financières internationales et le président bolivien, on s’y retient pas...

Voici comment a progressé le ratio de la population pauvre, en fonction du seuil de pauvreté national (% de la population) : SOURCE "Banque Mondiale"

45,0% 2011
51,3% 2009
57,3% 2008
60,1% 2007
59,9% 2006

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