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Les cents dix-sept partis politiques d’opposition en Tunisie.



TUNISIE : le Spleen social de l’opposition partisane.


lundi 8 octobre 2012


Les cents plus dix-sept partis politiques d’opposition en Tunisie.. Esquisse en abrégé.

1-des partis qui poussent comme des champignons

2-les fondateurs qui sont-ils ?de quelle souche sociale sont-ils ?leurs antécédents politiques ?

3-Le poids de ces partis dans l’échiquier politique..

4-l avenir pour ces partis ?


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1- comme des champignons

Créer un parti politique, c’est devenu, ces derniers temps, une mode réelle, une obsession quasi viscérale, une hantise enracinée dans le cerveau de toute personne sentant par à-coups au bord de la dépression. Du fait du spleen qui s’acharnait sur les prétendus oubliés de la politique. Et sur ceux qui sont censés être exclus du théâtre des conflits d’intérêts !

Créer un parti politique donc, c’est une fureur inapaisable qui se saisit de toute personne que l’envie, la jalousie et le désir de se faire remarquer. Se tenir sur les pavois et d’avoir une place sous le soleil des médias, hantaient sans relâche.

Et les partis -comme par miracle- émergent de partout… tels sur la surface de la mer, apparaissent dans leur nudité humide les varechs et les gnomons que des vagues houleuses se jetaient nonchalamment… Pour être drainés lentement vers la plage, dernière escale dans leur ballottement vertigineux. Et là, le plagiste ou le ramasseur d’ordures, les saisit à bras le corps et les jette dans la grosse poubelle… C’est le sort imminent de tous ces partis… nés à l’issue d’une utopie ou d’une chimère éphémère.

Aussi un parti, pour être une vraie structure politique, doit–il avoir un pignon sur rue et éventuellement pendre la crémaillère, pour subjuguer une clientèle sans ressources déjà perdue dans les méandres du besoin et du chômage…

2- les fondateurs qui sont-ils ? de quelle souche sociale sont-ils ? leurs antécédents politiques ?

Cette multitude extravagante de partis est due avant tout à des considérations psychologiques et mentales… On n’est pas conduit à créer un parti sans qu’il n’y ait une raison évidente. La fondation d’un parti, c’est pour se procurer d’abord des avantages matériels, une certaine autosatisfaction attachée au privilège d’être au sommet de la vie politique dans le pays et par là, gagner plus d’honneur et d’argent…

Sans oublier de faire étalage d’une certaine présomption et d’une vanité qui sont liées indissolublement à la personnalité politique de tout dirigeant arabe.

Les fondateurs de ces partis sont issus pour la plus grande partie de la bourgeoisie tunisoise ou sahélienne – c’est devenu désormais une tradition ancestrale, basée sur des critères socio-psychologiques- cette bourgeoisie qui a vu naître en son sein de nombreux intellectuels propulsés comme par enchantement à la tête des ministères…

C’est pour cela qu’on trouve parmi ces fondateurs d’anciens ministres ayant vécu et prospéré sous l’ombrelle du régime déchu. Ces ministres gavés jusqu’à la satiété, d’argent, d’honneur et de vanité n’ont , en réalité, qu’un espoir, un seul objectif, c’est de créer leurs propres partis. Pourquoi pas ? sont-ils de moindre valeur que ce Zaba qui était président de tous les tunisiens pendant environ vingt trois ans d’affilée…

Zaba ce minable truand, ce satrape indigne, qui a fait un long chemin dans la politique, alors qu’il n’est rien d’autre qu’un voyou de la pire espèce… Avec ruse et intrigue, il s’est infiltré entre les doigts et à réussi à s’imposer sans coup férir… Il en est de même pour ces fondateurs qui voulaient coûte que coûte surgir à la surface de la politique pour se faire une place au soleil… Et pour échafauder les structures d’un parti, il faut de l’argent, même beaucoup d’argent pour réussir à s’imposer dans toutes les contrées du pays…

Or, cet argent d’où ont-ils réussi à l’avoir ? Est-ce à la suite d’un héritage colossal, tombé du ciel comme une manne inespérée ? Ou plutôt est–ce le fruit des cotisations des adhérents virtuels ? Ou encore, est-ce le fruit de l’épargne longue et parcimonieuse faite par le fondateur lui-même ?

3- Le poids de ces partis dans l’échiquier politique.

A part NidaTounes qui venait tout récemment d’être créé triomphalement par un vétéran de la politique moderne, un politicien de grand gabarit, consacrant l’incarnation de tous les espoirs de la Tunisie, tous les partis ou presque ne pèseront pas assez lourd dans la balance sur l’échiquier national… Leur situation dans le paysage politique resterait donc dérisoire, car aucun, que je sache ne suggère des solutions pertinentes aux problèmes qui ne cessaient de tourmenter la vie sociale et économique du pays…

Leurs programmes, en apparence, similaires,n’étant différents que par les titres qu’ils affichaient,et par conséquent,ils sont loin d’être d’un apport majeur dans la transformation de la carte politique du pays…

Tout parti politique qui n’ajoute rien à l’arsenal des solutions aux problèmes socio-économiques qui emplissaient les archives et les tabernacles des médias est destiné d’office à moisir dans les sombres caveaux de l’histoire.

Série de 13 vidéos, voici la dernière la 13ème séquence. Visionner tous les autres sur YouTube

Dans la plupart de ces programmes, les concepts, les objectifs, les visions futuristes, s’il y en a eu, les phases à suivre dans ce soi-disant combat contre les problèmes sociaux et en particulier le chômage, sont presque les mêmes, portés dans un cadre rigide et monolithique.

4- l’avenir pour ces partis ?

Ces partis sont nés pour entrer de plain-pied dans l’oubli. Car des partis de ce genre, créés en premier lieu dans un but de propagande personnelle ne pourront pas avoir accès à la scène politique du pays… Ils ne sont pas faits pour être au service de la nation, ils sont faits pour servir les intérêts d’une poignée d’affairistes tarés ou de petits politiciens à la recherche d’une ombrelle idéologique pour s’y abriter et se donner l’importance aux yeux d’une masse inculte et bornée.

Or, pour tout dire, ces partis, dans un temps très court, entreront tout à fait dans le néant pour ne plus laisser de vestige, de quelle que forme qu’il soit. Le sigle du parti et le nom de son fondateur se pulvériseront comme une pétarade ou un feu d’artifice sans conséquences…

Dr Mohamed Sellam

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