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Tunisie : La démocratie à l’ombre d’une opacité qualifiée par politico-maffieuse…

En hommage à un nouvel martyr de la démocratie, de la laïcité, de la modernité et du projet de société… LA LUTTE DE CLASSES !

 

dimanche 26 décembre 2010, par Azouz Benhocine

L’approfondissement de la démocratie en Tunisie ne cesse, à chaque étape d’une ascension solitaire et silencieuse, de parcourir d’autres sentiers et glaner de nouvelles expériences... Avec le fait de Sidi-Bouzid, dernier en date à marquer les pratiques revendicatives, même si son élément déclencheur est un banal fait divers comme les aiment le petit peuple, l’action populaire a gagné du terrain. Comme devenue ancrée dans le pays intérieur.

Sidi-Bouzid est au cœur même du pays, peuplé de quelque un demi-million d’âmes. Un Gouvernorat (préfecture) qui peut être considéré comme l’image idyllique ou de proue, pouvant être l’étendard de l’ensemble de la Tunisie profonde. Ainsi les événements qui ont débuté avec cette histoire du jeune, âgé d’une vingtaine d’années qui a installé un étalage de vente de fruits et de légumes sur la voie publique, deviennent marquants. Ils reflètent de l’évolution sociologique, bien lisible, de ce pays qui s’est fait la renommée de connaître une stable croissance économique. Un faste tenu en haleine, slalomant trois décennies, sinon, plus, depuis le tracé du projet de société hérité de Bourguiba...

Ce fait introduit, induit dans les esprits, la notion de citoyenneté dans la cité. Ce jeune chômeur qui aspirait à surmonter sa précarité, a intenté à la réglementation. Sachant la fragilité des systèmes d’administration des pays nouvellement indépendants, c’est un fait déclencheur de sédition et de la prise de conscience. Une fois qu’il a été remis à l’ordre, par l’éviction de son étal de fruits et de légumes, le citoyen âgé d’à peine vingt ans, voulait s’immoler devant le siège du gouvernorat. Il était soutenu, quand il a déjà mis le feu à son corps, par d’autres personnes.

De Sidi-Benbouzid, l’histoire et la nature du pouvoir en Tunisie sont questionnées…

1- Les medias, la Fameuse Al-Jazira

- 2- à Paris

Le contexte tunisien a une particularité que rares des peuples à la fois arabes et musulmans, ont connu. Guidé par l’Etat laïc qui a adopté la régulation moderne de la cellule familiale en limitant les droits sociaux à quatre enfants et interdisant bien avant la France l’interdiction du Hidjab dans les administrations de publiques, la Tunisie a quasiment gagné l’éloignement des islamistes, les fanatiques ! D’inspiration et de traçabilité connues, le projet de société de Bourguiba est resté comme le plus éclairé modèle, suivi par les institutions dont l’administration publique…

Cependant à la tête des Etats les personnes, les lascars de tous ordres peuvent y mettre le nez et les ambitieux n’ont qu’à aiguiser leur stratégie pour arriver à dessein. D’emblée Benali Zine-El-Abidine, militaire de profession puis directeur de la police, n’a pas lésiné d’un iota dans son respect de l’orientation laïque… Mais de forts relents mafieux, son pouvoir est entaché. Son épouse et son frère ont laissé une mosaïque de dires frileux et authentiques. La famille de Trabelsi, comme Halima Bendjedid en Algérie en ses moments de gloire, trainent dans des scandales et la première dame du pays, trabelsi avait marqué aussi les annales avec son association avec l’épouse de Yasser Arafat. Quand au frère même de Zine-El-Abidine, Mancef, il a été victime d’un règlement de compte rentrant dans les affaires de Mafia internationale… Rien que ça !

- L’âme de la mémoire

- La poésie.

L’écoute sociale, les échos des actualités et la chose publique sont en Tunisie dans leur vrai débat. En effet, monsieur Benali peut aussi faire la surprise de revenir pauvre, comme Bourguiba, mourir dans la maison de ses parents. Après bien des vérités quant aux frasques (certaines vachement politiques) de Wassila, l’épouse du charismatique et histoire politicien, Bourguiba restera l’auteur de ses valeurs : « Nous ne saurions oublier que nous sommes des Arabes, que nous sommes enracinés dans la civilisation islamique, pas plus que nous ne pouvons négliger le fait de vivre la seconde moitié du vingtième siècle. Nous tenons à participer à la marche de la civilisation et à prendre place au cœur de notre époque. »

Ben-Bouzid : La citoyenneté, la démocratie, la régularité (l’Etat de Droit), la lutte des classes…

Benali a édifié en la Tunisie une sympathie plus forte en ce qui est, dans le peuple et certainement dans la classe politique, l’œuvre magique de Bourguiba. Avec ses 73 ans, qui lui limite constitutionnellement d’aller à autre mandat, il est interpellé. Bourguiba a indéniablement légué cette perspective, comme un dilemme, à son héritier à la tête de l’Etat : transmettre sur du velours le pouvoir. D’une manière indifférente, avec la fragilité de pays nouvellement indépendants et africains, de contrée arabo-musulmane, de société vivante et revendicative, de raison historique à questionner le peuple tunisien…

De faire de l’immolé de Sidi-Bouzid un être qui a compris que l’Etat est représenté au niveau du gouvernorat. Au-delà de la mafia qui goupille les pieds et les mains de Benali, son départ constitue déjà un enjeu politique. Un jalon de l’Etat de droit et de la construction démocratique. Même que cela se reproduise la Terre s’en foute… Céder le pouvoir sous les regards citoyens et acquis à la démocratie pour Benali est en haut, en bas un jeune désirait simplement travailler…

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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