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Les arsenaux de Kadhafi, et ceux de L’OTAN mis à la disposition des insurgés libyens, s’évaporent dans la nature...

... L’AQMI ne pouvait rater l’occasion de se doter d’armes plus sophistiquées.

 

dimanche 13 novembre 2011, par Azouz Benhocine

Les conséquences de la chute du despote libyen après 42 années de règne qui allaient déboucher sur une fausse république (Djamahirya) car dynastique avec le projet d’intronisation de Seif El-Islam, encore recherché, sont encore à évaluer tant au Maghreb, en Afrique que dans le monde. Quand le premier dirigeant, Mokhtar Belmokhtar, de l’AQMI affirme par le canal d’une agence mauritanienne privée et sur le Web, avoir récupéré des armes, du conflit marqué négativement par une criarde ingérence néo-colonialiste, le rouge est mis. Le Forum global de lutte contre le terrorisme, se réunira à Alger mercredi 16 et jeudi 17 novembre.

A ce jour, la place de l’Algérie dans la transition libyenne, l’une des plus sanglantes du Printemps Arabe qui a marqué l’année 2011, se définit comme celle qui a défendu en sous-table la dictature. Sinon elle est contraire au cours de l’Histoire.

Ce grand pays du Maghreb, dirigé depuis un demi-siècle d’indépendance par un népotisme qui joue la carte du nationalisme religieux, reste fondamentalement à la traîne des changements qui secouent l’ensemble géographique et linguistique auquel appartient l’Algérie, où un pouvoir, despotique, corrompu et tortionnaire, impose à son peuple la même identité. Parmi l’ensemble Arabe, les pires monarchies car réactionnaires sur tous les modes de libertés, respirent une peur bleue de la grogne qui monte au sein de leurs populations. Qui, elles dans leur ensemble, se demandent par quelle légitimité des familles maffieuses gouvernent leur pays et s’accaparent tous les privilèges ?

En début septembre, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines d’Algérie, Abdelkader Messahel, a annoncé, lors d’une conférence, la création du Forum mondial de lutte contre le terrorisme, composé de quelques 35 pays dont l’Algérie. La première réunion s’est tenue le 21 septembre à New York et a regroupé des pays ayant des capacités et des expériences à même de contribuer à l’éradication du fléau du terrorisme. Mais en Algérie plus particulièrement et dans le monde arabe d’une manière générale, y compris les pays touchés par les révoltes, l’islamisme qui est la matrice idéologique de ce terrorisme, est entretenu comme un vigile contre les athées, les démocrates et pour les contrôles des libertés individuelles. Les populations arabes grandement influencées par le rayonnement des mosquées, squattées par des imams presque analphabètes et les groupuscules islamo-terroriste, ne s’engagent pas à combattre à l’hydre hideuse du fascisme vert.

Quant aux monarchies arabes s’adonnent aux punitions primitives des lapidations, des amputations des mains de voleurs et autres pratiques attribuées au régime dit de la Chariaa, sous les regards impuissants de leurs sujets démunis de citoyenneté. Une douzaine de ressortissants du Bengladesh ont été ainsi condamnés, à de telles peines, en Arabie Saoudite pendant le mois d’octobre 2011. Régime dont rêvent encore nombreux islamistes et en Algérie… L’adoption par le Conseil de sécurité des Nations Unies de la résolution 1904 criminalisant le payement des rançons aux groupes terroristes pour la libération d’otages, que l’Algérie a recommandé, n’empêche en rien l’existence des groupes terroristes et de leur recrutement, ainsi que leurs actions criminelles dont les prises d’otages.

Les 7 et 8 septembre a eu lieu une conférence sur le partenariat, où la sécurité a eu la part du lion des discussions entre les pays du Sahel et en présence de partenaires occidentaux. Depuis le commencement de l’insurrection des jeunes libyens, un mois la révolte du Jasmin en Tunisie, la région a été mise sous les feux de la rampe de l’actualité internationale et plongée dans une violence entamant une terminaison, qui est encore imprévisible dans la déstabilisation de la région, après la mort de Kadhafi et l’anéantissement des fiefs qui lui étaient fidèles à Tripoli, Mizrata et Syrte.

Le Forum mondial de lutte contre le terrorisme est une nouvelle initiative internationale visant à combattre le terrorisme partout dans le monde. Il se préoccupe d’Al-Qaïda et sa représentation en Afrique : l’AQMI dirigée par un certain : Mokhtar Belmokhtar. Parmi la trentaine de pays membres, on compte des puissances émergentes ainsi que majoritairement les pays musulmans où couve, profondément ancrée, cette pseudo-idéologie à essence théocratique l’islam politique. Les efforts visant à mieux coordonner les mesures antiterroristes se concentreront sur la primauté du droit, la gestion des frontières et la lutte contre l’extrémisme violent. Le Forum mondial de lutte contre le terrorisme est coprésidé par les États-Unis et la Turquie.

Un communiqué du ministère des affaires étrangères algériennes repris par l’AFP –Agence France Presse- affirme qu’une réunion du groupe de travail sur le Sahel, co présidé par l’Algérie et le Canada, relevant du Forum global de lutte contre le terrorisme, se réunira à Alger mercredi 16 et jeudi 17 novembre.

Le Mali, la Mauritanie, le Niger et l’Algérie avaient, dès 2010, travaillé dans une coopération militaire par le biais du Comité des états majors opérationnels conjoints (Cemoc). Installé depuis à Tamanrasset, ce dernier a entretenu une coopération en matière de renseignements, afin de repérer et de venir à bout des hordes de terroristes activant dans le vide lunaire du grand Sahara.

Selon des déclarations qui ne peuvent être ni vérifiées, ni démenties, quelques 30 000 missiles sol-sol et sol-air ont été perdus, ou dérobés, lors du démantèlement du régime de Kadhafi qui a duré quelques 5 mois. La prolifération d’armes en provenance de Libye est plus qu’inquiétante et toute la région ressent les pires conséquences. Le gros des arsenaux perdu provient des stocks de l’ancien pouvoir libyen, ainsi que détournés des mains des rebelles, pourraient déjà être entre les mains des rebelles du Darfour (Soudan), des insurgés d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et d’autres extrémistes armés, avaient prévenu des responsables de l’ONU au lendemain de la mort du dirigeant libyen.

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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