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Le Printemps Arabe, gravement atteint d’une ingérence qui ne dit pas son nom !

DES PEUPLES entre : Despotes assumant leurs massacres et occidentaux attirés par le pétrole.

 

dimanche 26 juin 2011, par Hugo Mastréo

Pour le départ du despote Kadhafi, qui préparait ses deux fils à lui succéder, l’ingérence des pays occidentaux tourne à une déconfiture. Le démoniaque dictateur sait que les victimes collatérales, dans un conflit où les armes se substituent à la stabilité sous le joug d’une caricaturale « pseudo-Djamahirya », finiront par être son argument.

Les insurgés qui combattent Kadhafi, ne savent plus où donner de la tête, après 6 mois de vains combats. Il se cramponne au pouvoir. Le congrès américain, après les dénonciations de plusieurs nations du monde, doute sur le but et la manière avec laquelle s’opère la transition du pouvoir en Libye. Une unanimité est faite pour le départ du démentiel Kadhafi. La cause des insurgés reste encore juste dans les opinions, mais jusqu’à quel point du conflit qui s’installe au Maghreb ?

A l’origine du détournement du soulèvement, la précipitation au sein de l’ONU. Qui a placé les USA et consorts à la prise en main de la tâche : éviter un massacre d’un dirigeant enragé. Ce qui laisse perplexe le plus crédule des observateurs. Les mandatés sont les européens avec l’appui des States... La Chine et la Russie, c’est l’autre camp.

Au lieu que ça soient des pays africains ou autres arabes ou bien même indous ou sud-américains, qui interviennent. Ce sont les représentations exactes des Etats qui montrent plus de haine envers les arabes et l’islam qui passent à l’acte, ruinant la révolution libyenne qui s’insère dans son ensemble en mutation : le Printemps Arabe !

Le réveil des peuples arabes qui a débuté avec les premiers jours de l’année 2011 a semé l’espoir de voir les choses négatives changées. Notamment de gouvernance interne qui donne une bonne représentation vers l’étranger. Mais comme des massacres que les despotes ont programmé allaient surgir, l’interventionnisme est venu semer le désenchantement. Les révolutionnaires qui se sacrifient pour les libertés et la justice sociale, redoutent désormais que les peuples qu’ils voulaient émanciper leurs tournent le dos.

Femmes du Yémen manifestent alors que le silence des médias occidentaux confirme qu’on s’intéresse plus au pétrole et à la préservation des régimes ennemis des libertés, comme celui de l’Arabie Saoudite.

Les facteurs déclenchant des révoltes sont innombrables, mais seulement les inégalités sociales donnaient aux jeunes volontés, de voir leur avenir bouché et sans des perspectives identiques à ceux des autres peuples du monde. Surtout quand en Syrie Bashar Al-Assad hérite le pouvoir de son père, puis Kadhafi prépare ses fils à une telle succession, le retour aux monarchies archaïques était le seul destin. Le retour à l’archaïsme est perceptible, comme promis aux peuples... dans des républiques à qui aucune viabilité ou homogénéité n’étaient attendues.

LE RÊVE À L’ÉPREUVE DES LIBERTÉS HUMAINES

L’alternance au pouvoir, le bon usage des ressources, la répartition équitable des richesses et surtout l’intangibilité des libertés : d’expression, de croyance et de circulation, sont les points sombres des anciennes gouvernances desquels les populations aspiraient à s’en défaire.

En plein parcours, l’ingérence des puissances occidentales, sous le prétexte d’éviter les massacres des dictateurs, a créé un désistement de révolutionnaires pourtant encore chauds à modifier les agissements antidémocratiques avec lesquels étaient dirigés leurs pays.

L’absence d’une telle intervention au Yémen, où le pétrole est carrément inexistant pourtant la nébuleuse Al-Qaïda est fortement implantée, dénote aussi que le maintien de la domination de la monarchie saoudienne sert largement cet occident. Ce dernier répète que ses politiques sont stratégiquement menées dans ses seuls intérêts.

En effet, sous la bannière onusienne, les pays occidentaux se sont ligués pour mener des assauts contre des pays qui vivaient des subversions légitimes. En intervenant uniquement dans les pays où l’odeur du pétrole est omniprésente, les USA et les pays occidentaux ont renoué avec un impérialisme que les révolutionnaires arabes ont combattu pendant bien des décennies.

En effet, l’opposition n’est pas crédible. Nous sommes devant une situation où le fils du dictateur est le prince héritier et les rebelles de Benghazi, sortis de sous la djélaba de Kadhafi, sont des insurgés à l’attendre. Kadhafi laisse croire qu’il protège le pétrole de son pays, mais l’Histoire a déjà tourné sa page...

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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