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PRINTEMPS ARABE : l’objectif non encore atteint et la hasardeuse précipitation à tourner la page ouverte.

L’œuvre historique de démocratisation que mènent les peuples arabes ne fait que commencer.

samedi 5 mars 2011
par Damien Djamel Bouch’Raf


Croire que le printemps arabe est déjà arrivé à son terme est un leurre. Penser qu’en Tunisie et en Egypte, avec la destitution acquise des anciens despotes, a déjà débouché sur des systèmes républicains infaillibles, est une précipitation qui n’a pas lieu d’être.

La nouvelle saison, elle est à ses prémices, naissante et loin d’être consommée. Comme un plat, non pas mijoté par une quelconque officine, mais une vraie ripaille populaire qui ne doit plus laisser une seule personne sur sa faim.

Effectivement c’est une nouvelle ère qui s’ouvre, elle n’est pas pleinement accomplie. Chaque jour, ou au maximum chaque semaine, des manifestations sont encore organisées par les populations. Soit pour démanteler les régimes népotiques comme en Algérie, le Yémen, la Libye et d’autres pays. Soit pour de ne pas laisser les manipulations exogènes, et surtout occidentales qui se déploient pour imposer de nouveaux diktats dans les pays qui ont déjà chassé leurs dictateurs.

Dans les Etats encore sous les jougs des despotes, la répression bat son plein. Mais la mobilisation persiste dans l’espoir de gagner l’adhésion populaire. En Algérie, les villes intérieurs notamment Batna et Oran, les journalistes avec les manifestants ont été matraqués puis arrêts. Dès le début des évènements tunisiens, les USA et l’ensemble des pays occidentaux nous ont galvaudé qu’ils ne tergiversent pas avec leurs intérêts. Ils désirent que leurs mêmes larbins restent !

La tâche historique de prise de pouvoir par les insurgés, épris de démocratie et particulièrement de justice sociale, est encore plus ardue. Elle n’a pas encore totalement révolutionné les systèmes de gouvernance, pour qu’ils obéissent à l’éthique citoyenne à laquelle aspirent depuis toujours les peuples, faisant du respect de la liberté d’expression et des droits fondamentaux, le point cardinal des révoltes menées en véritables projets de sociétés.

Comme c’est à partir de la révolution tunisienne que sont perçues les grandes lignes du printemps arabe. Cette révolution tunisienne a annoncé ses objectifs dés le début, dès le 17 décembre. Et jusqu’au 14 janvier 2011 ses épilogues tous désignés, se résument en ces points essentiels :

1- La liberté

2- La dignité

3- La justice

4- La rotation du pouvoir

5- L’élimination de la dictature

6- L’égalité de développement entre les régions et le travail pour la masse des jeunes dont l’avenir ne peut se résumer en des exiles désespérant

7- L’arrêt de la corruption et de la gouvernance népotique.

Tout cela veut dire aussi que soient préservés les acquis sociaux des populations pauvre. Et économiques pour que l’ensemble de l’entité nationale travaille dans l’avenir pour un développement équitable et harmonieux.

Les choses qui devaient exister dès l’indépendance du pays, mais la faute des dirigeants sans légitimité sociale, sont représentées par :

La liberté de la femme

Le code de la vie privée

L’égalité entre l’homme et la femme

Le régime républicain égalitaire

La modernité habitée du choix stratégique de justice social

L’activité politique doit ne pas se baser sur la religion, la région, la race et le sexe

Telle est la charte qui doit être signée, et mise en place, par tous les mouvements politiques et civiles du pays. Et que l’armée tunisienne devait garantir