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Début de la 2è session du bac en Algérie, avec plus de 75% de désistements

De chevronnés professeurs d’universités quittent en masse, quand l’école lorgne pour Darwin...

 

dimanche 16 juillet 2017, par Damien Djamel Bouch’Raf

Afin de photographier le parcours des changements et des perceptions préliminaires de la modernisation de l’école en Algérie, les examens de fin d’année constituent bien un repère. À première vue, l’effort effectué, pour sortir de la détresse la scolarité prodiguée par l’Etat aux jeunes qui seront cadres de demain, ancre une nouvelle démarche. Le nouveau rythme manque de reconnaissance. Des événements se sont développés et permettent d’analyser si le sauvetage, de la formation au niveau des trois paliers du primaire, moyen (collège) et secondaire, est bien lancé ? Ou simplement les lignes démagogiques en sont encore du modèle innommable !

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Dans ce pays où les frustrations de la jeunesse ne sont guère jugulées par l’inexorable dépassement opéré par l’humanité à travers la multiplication du nombre des nations émergentes, on peine à nommer la relance du système éducatif, que Madame Benghebrit, contre vents et marées, tente. La sortie du marasme des trois premières étapes éducatives, certaines opinions choisissent la belle théorie de l’évolution des espèces, elles disent : « Plus jamais le retour à la folle école où on renonce à Darwin ! »

En essayant de tirer bilan, de ce qui a été réalisé de l’année scolaire 2016-17, c’est à la fin, en période des examens, qu’un résultat quelconque peut être observé. Mais après, au niveau des études universitaires, l’été 2017 est marqué par le départ des plus brillants professeurs. Beaucoup optent aux retraites, d’autres nombreux, aussi parmi les plus compétents, lors de cette saison estivale, s’adonnent à une tentative ultime de s’installer à l’étranger. Pour fuir la lapidaire gestion d’un ministère travaillant telle une inspection idéologique, qu’une institution renforçant le soubassement réconfortant qui se dessine à la base.

Une pléthorique absence, lors de la seconde session du baccalauréat. Ceux qui ont raté, il y a quelques semaines, ont été à 75.66% des candidats, absents. Soit 78.672 candidats qui ne se sont pas présentés à la seconde chance, un chiffre officiel. Ce qui donne raison à l’expertise, de l’insolite dame ministre, moins populiste et plus intransigeante que son entourage gouvernemental. Le débat n’a pas été occulté, mais le mutisme, dû aux tribuns politicards et autres médias d’une outrancière "arabisation", a préférence de réduire au silence les réalités qui s’imposent, malgré les détournements des esprits !

L’examen n’était pas prévu et le retournement de situation est bien visible, quoi que cacheront les fameux aventuriers du nationalisme traversé par les alliances dévoyant les solutions. La responsable du secteur, vraisemblablement n’en voulait pas de l’épreuve battant encore sa déroute. Mais, décision d’en haut oblige, la présidence a désiré donner une autre occasion aux recalés, pour se rattraper lors d’un examen fixé entre le 13 et 18 juillet. Le taux de participation réel tombera le jour "J", après clôture des épreuves.

Ce point d’achoppement, de la 2ème occasion, a été débattu au sein des hautes instances de l’Etat, dont l’APN (Assemblée Populaire Nationale). C’est le chef du gouvernement, Mr Tebboune qui, le 23 juin, lors de sa présentation du programme de son exécutif, récemment installé après un vote législatif aux urnes presque vides, en a fait part aux élus de la nation d’une autre épreuve. Alors que Mme Benghebrit avait bien émis l’écartement du retour d’un baccalauréat-bis...

Une remarque majeure a été relevée. Les applaudissements dans l’hémicycle se sont exprimés, quand le 1er ministre en a fait part dans son discours. Mais sans la ministre, qui présente était apparemment déçue. L’inutilité d’un autre examen pour les recalés de la 1ère session, que le défaut des candidats vient d’expliquer, est l’inaptitude certainement des prétendants à une offre, hélas, fatale ! Ils ont d’eux-mêmes désisté, se sachant être sans des capacités leur permettant d’accéder aux études universitaires.

Le fait n’est pas passé sous silence. La presse en a fait ses feuilles de choux gras, alors que les lycéens sont sûrs de leur propre bas niveau. Les décideurs politiquement impotents, angoissés des révoltes que la jeunesse recèle parmi moult colères et arguments de sédition redoutée, encaissent un échec, sans Mme Benghebrit. La crise financière ne peut contenir la large impétuosité sociale qui ne cesse de monter, en négociant les questions consacrées à la quotidienneté, le climat qui se détériore à la veille d’une rentrée sociale.

Le travail de la ministre femme qui a porté haut le palpitant combat de réformer l’école, n’est pas encore visible et il serait encore hâtif de l’évaluer. Cependant bien des faits jalonnent les postures autour de l’enjeu de la scolarité des générations, venants pour être fixées sur leurs lendemains. On peut d’ores et déjà dresser quelques épilogues de ce combat, le plus épique entre les projets sociétaux, moderne contre l’archaïque, qui se disputent dans l’éducation.

Ce qui permet de déchiffrer l’évolution du moral des catégories juvéniles dans ce pays livré, depuis la couverture de sa souveraineté nationale, aux pires et incessants déchirements, est la solennité d’une pédagogie plus scientifique. Elle a été mise en exergue depuis peu de temps, avec des indicateurs dont il faut en tenir en compte. Puisque les faux dévots de la tradition pseudo-religieuse se sont excités depuis l’arrivée de la ministre. Faire divorcer l’école algérienne avec l’obscurantisme et les autres frottements, des démagogies claniques et régionalistes, ne satisfassent pas, y compris les cercles qui ont mené l’Algérie où elle est calée.

Afin de photographier le parcours des changements et perceptions préliminaires de la modernisation, les examens de fin d’année relatent, à première vue l’effort effectué, pour sortir de la détresse la scolarité prodiguée par l’Etat aux jeunes de demain. La fameuse « 6ème » s’est déroulée le 24 mai, celui du BEM du 4 au 6 juin et l’examen du Baccalauréat du 11 au 15 juin 2017. L’agenda a coïncidé avec le mois de jeûne. Qui lui draine une multitude de blasons. Ceux qui confrontent la tension autour de l’école algérienne, qu’une autre dynamique se combine bien à la lutte contradictoire entre le progrès et le retardant clan réactionnaire !

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