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La déception des législatives en Algérie fait désarroi !

L’attente d’un gouvernement pour les défis ou la continuité ?

 

lundi 22 mai 2017, par Damien Djamel Bouch’Raf

Abdelmalek Sellal, a fait la déclaration, au nom du chef de l’Etat qui lui ne s’est pas exprimé devant sa population depuis presque cinq années, que la désignation du nouveau gouvernement aura lieu mardi 23 mai. C’est-à-dire après l’installation de l’APN (Assemblée Populaire nationale), élue le 4 mai, d’une manière peu reluisante. En conséquence du puissant désaveu populaire à ce vote et à ses résultats, les Algériens s’attendent ou aspirent à une réaction inaccoutumée du pouvoir public.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

C’est lors de la cérémonie de sortie de la 64e promotion de l’Ecole nationale d’administration (ENA), dont est issu le chef de l’exécutif qui a fait l’annonce laquelle a pris un relief inédit. Cet établissement de formation des auxiliaires de l’Etat a fourni nombreux cadres estampillés, voire gravés, de la doctrine « d’une nation en formation ». Les énarques algériens ont accompli le monopole du pouvoir, tant désiré par la génération de la libération qu’ils ont intégralement servie.

Le déterminisme de poursuite de l’œuvre historique, consolidant l’indépendance tout en fortifiant la perspective républicaine, n’est plus patent et mobilisateur. L’affaissement des ressources de la rente pétrolière et l’échec d’une émergence économique ardue, met en conflit la société avec ses dirigeants. Elle témoigne de la volonté de sortir des préceptes du nationalisme qui n’a pas composer l’effort de prolonger un élan quelconque de développement.

La nature du pouvoir algérien, où l’hybridation de la corruption par la bureaucratie et le nationalisme...

Ce changement de gouvernement intervient, après la 1ére session plénière et qui est aussi la mise en fonction des élus de la 8e législature et 5ème sous l’ère du multipartisme. Les membres de la seconde chambre ont été validés par le conseil constitutionnel, le 20 du même mois, finalement après deux semaines de tri. Le retrait de 3 postes au parti présidentiel est passé comme une lettre postée. Elle a bénéficié à des formations touchées par la contagion du populisme obérant.

La répétition des précédentes distributions des postes ministériels, avec les formes de népotisme renforçant un système politique arrivé à bout de souffle au regard des dernières législatives. Ou bien une nouvelle péréquation tenant compte du résultat de l’élection, marqué par la faible participation au vote, de 38,25 % qui est une victoire du boycott et des absentéistes, ne semble pas être pris en compte.

Ce qui est politiquement une fracture entre dirigeants, qui ont sollicité une participation massive, et la masse de citoyens qui se sont détournés des urnes électorales, reste lettre morte. Car le régime a toujours gardé sous bonne protection ses loyaux serviteurs. Faute d’être organisés et disposant de société civile agissante, les Algériens ne semblent plus se contenter de poudre aux yeux.

... Des tuteurs historiques qui convergent avec les énarques qui épient les cadres autonomes des universitaires...

La prochaine élection de 2019 pour trouver un successeur à Bouteflika sont déjà dans un débat inopiné, faute de cadres politiques animés d’homogénéité et doués de la cohérence pouvant générer la transition à la fois opiniâtre et apaisée. D’après nombreux échanges entre des acteurs demeurés à la marge des dispositifs institutionnels qui ne sont guère opérationnels, avec l’addition des boycotts et des absentéismes, le vote en 2019 pour la présidence et en optique des lendemains.

Mais loin s’en faut, les rancœurs des clans et des partitions régionalistes qui sont à eux deux largement ancrées dans le tissu social actuellement disloqué, la victoire des organisateurs, que sont le clan des usurpateurs du sigle FLN et les bureaucrates du RND, n’est pas encore digérée. La compilation des alliés qui ont produit deux mandats, le 3ème et le 4ème, illégaux à Bouteflika, est encore en vigueur, malgré les changements vécus dans la région depuis 2011.

Le reste que compose une affligeante opposition et les silencieux qui ont choisi de désister les processus électoraux douteux, pour les fraudes et au préalable l’établissement des candidatures basé sur la domination, subissent un marasme qui les désarme d’un socle commun ou d’un projet pouvant les unir. Pourtant ils se compilent dans l’urgence de se mettre à l’action, tout en gardant les déchirements des clanismes, pour le prochain scrutin.

... Desquels la RDN (Révolution Démocratique Nationale) tient l’héritage des lumières de progrès et d’égalité !

Les participants sur lesquels veut s’appuyer Bouteflika pour constituer le nouveau gouvernement, comme le mouvement islamiste de la Société de la paix (MSP) refusent de se joindre au cabinet. Et même pour inclure toutes les factions politiques, quels que soient les islamistes, les laïcs de gauche ou les populistes du souverainisme de droite, déclinent aussi. Les principaux partis d’opposition tels que le PT, le FFS et le RCD, en plus des partis islamistes, ont tous repoussé l’offre.

Ils restent donc le RND et le parti FLN, avec 100 et 161 sièges respectivement au 1er et au second , pour dupliquer la majorité qui satisfait la mince frange hégémonique. Celle qui n’a déjà rien de mieux, que continuer à ressasser la stabilité, faute de renouer au renouvellement d’un projet national, construit sur des défis aux malédictions et perversions qui ont déjà gouverné.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invité à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

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