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Le complexe sidérurgique, de Bellara en Algérie, lance ses 1ers tests de production

Le projet d’où l’opérateur algérien CEVITAL a été injustement évincé, accusation que nous assumons !

 

mardi 11 avril 2017, par Damien Djamel Bouch’Raf

Nous avons déjà couvert l’évolution du projet Djendjen-Bellara d’envergure à assurer les besoins nationaux en fer à béton. Nous y revenons à la veille de ses premiers essais de production, qui vont débuter dans quelques jours. Nous reprenons ce sujet, parce que l’opérateur économique algérien Cevital qui active dans le domaine de la sidérurgie, était un soumissionnaire plus intéressant en matière de nombre d’emplois et des retombées écologiques.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

D’emblée il faut noter que le clan de Bouteflika, suivi aveuglement par l’exécutif gouvernemental, où personne n’a eu le courage de dénoncer le gâchis, se sont détourné d’un entrepreneur national au profit du Qatar. Il y a dans ce renoncement un lourd et inexplicable dossier de mauvais traitement, à l’égard d’un certain Issad Rebrab.

Notre précédent article sur Bellara-Djendjen.
mardi 10 mars 2015

Le complexe de Bellara spécialisé en sidérurgie, qui est aussi complété par le port maritime de Djendjen pour raison de détournement de la production vers l’extérieur, est la deuxième usine d’acier en Algérie. Si c’est pour exporter, après la satisfaction les besoins nationaux, l’idée d’associer les deux infrastructures est brillante. Certainement ce n’est pas le cas.

Mais comme l’opacité est de mise, alors attendre ce que réserve l’avenir de cette réalisation qu’on peut qualifier d’historique en industrie lourde et qui a un indéniable impact d’industrialisant. On ne peut encore mieux cerner les objectifs réels, des actions du Qatar qui sont à ce stade, cachés, même les autorités algériennes peuvent se targuer d’avoir tabler sur la diversification.

Après El-Hadjar à Annaba, Bellara est à 400 km à l’est de la capitale et le premier à 600 de la même unité de distance. Il répondra donc aux chantiers plus à l’ouest du pays au regard de l’économie sur le coût du transport. Cette nouvelle usine est le fruit d’un partenariat fondé sur 49/51, la règle pour les investissements étrangers en Algérie.

C’est SIDER, fabriquant et transformateur des produits ferreux qui n’est plus à présenter qui détient la responsabilité algérienne. Et pour le partenaire Qatari, le Fonds national d’investissement appuyant Qatar Steel International qui est l’associé officiel. Ce dernier relève de holding Qatar-Industrie (pétrochimie, industries sidérurgiques, chimiques...) dans lequel le constructeur public Qatar Petroleum qui a la majorité de l’opérateur moyen-oriental.

Le nouveau complexe sidérurgique débutera, au cours des prochains jours, les premiers tests de production. Dans une première échéance, pouvant aller même au-delà d’une année, la capacité annuelle de 2 millions de tonnes de fer destiné principalement à la construction, est l’objectif. Dans son rythme normal, il atteindra 5 millions de tonnes.

Les travaux de construction, lancé en Mars 2015 par le Premier ministre Abdelmalek Sellal, relève d’un parc industriel pluridisciplinaire que complètent certaines sous-traitances et autres activités. Elles feront Bellara, à 45 km à l’est de Jijel, une place d’avenir dans l’économie algérienne. Mais comme nous l’avons bien précisé les intentions restent à déterminer.

Les travaux ont progressé à un rythme telle prévus, dans leur cadence normale. Ils ont été confiés à Danieli, une société italienne, pour un délai de 20 mois. Ce qui semble que la période d’exécution du chantier a été respectée. Ce qui a été relevé par le directeur général adjoint de la société créée par les deux pays, AQS (algéro-qatari acier), Sofiane Chaib Setti, selon l’APS.

C’est aussi l’occasion pour Mr Abdeslam Bouchouareb, le ministre de l’Industrie et des Mines, d’exprimer son autosatisfaction. Il a déclaré que la facture des importations du pays, en fer à béton, a atteint 10 milliards $ US en 2011. Rajoutant que ce complexe, au prix de 2 milliards $, contribuerait à atteindre l’autosuffisance de l’Algérie dans de tels produits.

Nous croyons fermement que le projet de CEVITAL pour Bellara, pouvait créer plus d’emplois et a un impact écologique meilleur. L’avenir nous le dira ! Nous rappelons que le dossier qatari, pour l’environnement et même les postes de travail, reste inconnu.

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