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L’incertitude de la rente pétrolière & la peur de l’islam rigoriste font la migration



La similitude entre l’Algérie et le Venezuela : ce qui était du passé est encore plus grave au présent


jeudi 13 décembre 2018
par Damien Djamel Bouch’Raf


La migration de population au Venezuela est due à la chute de la production nationale du pétrole conjuguée à la chute du prix du baril, de 120 à 55$. L’éclatement d’octobre 1988, en Algérie, avait aussi cette donnée encore plus forte et qui a duré des années, en commençant en 1981. Les 2 pays se sont trouvés dans l’incapacité de nourrir les plus démunis de la population. Les départs vers l’étranger, comme la dernière partance du pays d’Amérique Latine, est pour le pays d’Afrique du nord étalée sur plusieurs années.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Comment expliquer la persistance des vagues de l’exil des Algériens ? De nombreux autres facteurs font partie de ce qui pousse chaque individu et sa famille à tout abandonner et à fuir. Nous espérons seulement contribuer sans donner d’estimations afin que le cas algérien puisse être préparé, en fonction de paramètres clés qui déterminent la profondeur de la crise d’expatriation qui sont des sujets humanitaires.

- Le rêve algérien aliéné par la partialité de la justice et les accaparements des privilégiés 1er décembre 2018

La tragédie du régime de Chadli Bendjedid puis de l’islamo-terrorisme et enfin la gouvernance actuelle de Bouteflika qui dure déjà 2 décennies ouvre encore cette avanie existentielle ! Des générations de ce pays d’Afrique du nord courent toujours, pour échapper au mode de vie ou bien fuir les conditions désastreuses de vie sociale et économique, allez savoir pourquoi ? La sensation de malaise perturbant la sérénité de la jeunesse n’était pas imaginée après la couverture de la souveraineté nationale.

Et même lors de l’édification nationale scandée sous Boumediene, le « retour de l’honneur » idéologique qui était indiqué pour la communauté vivant à l’étranger et relaté avec une narration épique par Kateb Yacine dans sa pièce « Mohamed prend ta valise », s’est essoufflé. Les Algériens aspirent à appartenir à toute l’humanité, tout en gardant leur âme berbère et leur identité guidée par la glorieuse épopée du mouvement de la guerre de libération.

Avec Bouteflika, un nouveau vocable est apparu dans le langage. Il est humiliant, le mot « Harag » qui s’apparente au (brûleur de frontières) n’existait pas auparavant. Mais la corruption explosa avec le retour aux affaires de l’ancien diplomate, puisque lui-même, Belaïd Abdesselem ou bien même Boumediene disaient : « … on ne peut pas manier du miel, sans se sucer les doigts ! » L’excès de régionalisme, de clanisme et de corporatisme ont pour résultat inévitable l’exclusion des plus intelligents qui dérangeront de leur existence dans les lieux de travail…

- En Algérie des pratiques nauséabondes de la justice envers les cadres dont les journalistes 27 novembre 2018

Et la mise en œuvre de la disparité entre les enfants de la voyoucratie gouvernante par rapport aux descendants des valeureux humbles et anonymes patriotes, occasionna un nouveau chemin vers un pays lointain : le Canada. A quoi donc est due cette hémorragie humaine qui dévide les habitants d’un pays de ses plus audacieux habitants ? Et uniquement ceux qui ont des capacités à rejoindre, sans beaucoup savoir sur leur avenir, d’autres contrées…

Dernièrement le Venezuela a été quitté de quelques 3 millions d’âmes, selon un décompte de l’ONU. Dont le tiers s’est installé en Colombie. Citer aussi ce pays pétrolier qui s’attend à une autre vague de migrants, d’après les prévisions sur la pauvreté, est autorisé par la ressemblance avec l’Algérie. La désarticulation généralisée qui touche à l’identité idéologique (ou philosophique) ruinée par les mensonges et les bravades et qui traversent les grands segments économiques, ne peut être secourue.

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