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L’enfant d’Algérie qui, sans la voix de Bouteflika, se sent orphelin

Une vacance du pouvoir incompatible avec l’opérabilité de la 1ère institution

 

mardi 14 mars 2017, par Damien Djamel Bouch’Raf

La rumeur de la mort de Bouteflika n’est pas inopinée, l’Algérie avait par le passé momifié Boumediene pendant quelques semaines, avant de révéler son décès. Avec cette ancienne cachoterie, les #FakeNews sont de bien légères manipulations de l’opinion. Ce qui laisse aussi place aux réactions, venant telles des sondes natives, pour faire parler les officiels qui se relaient pour démentir. La double annulation des rencontres avec Angéla Merkel puis avec le ministre espagnol des affaires étrangères augmente le doute. La première pour une bronchite reconnue. Et pour le second, la chancellerie de Lamamra, le ministre des affaires extérieures, dit qu’aucune entrevue n’était prévue. Mais comme aucun bulletin de santé n’est rendu public, le désarroi demeure…

Voir en ligne : Notre dossier : BOUTEFLIKA

A 6 ans, un enfant algérien considère que son pays n’a pas de président. Du fait qu’à cet âge, il commence à scruter et comprendre son environnement dès même ses douze mois de vie. Quand il n’entend pas la voix du leader national, le considère-t-il coi, un handicap qu’il a remarqué pour son jeune voisin ou cousin, affectés par la difficulté de s’exprimer. Et comme dans toute l’Histoire de l’humanité, la personne muette n’est pas l’élue à diriger ou accéder à la haute autorité, il y a de quoi pour le mioche d’Algérie qu’il se demande s’il y a explication au grand mutisme du chef d’Etat !

Vestige de la 1ère génération des nationalistes de la libération, Bouteflika vient de fêter ses 80 ans alors qu’il est aphasique, cloué à un fauteuil roulant et médicalisé, quand même il ne cède pas la fonction suprême qu’il a accaparé à deux reprises, pour 3ème et 4ème mandat. En occultant l’alternance démocratique, tant inspirante à un peuple qui, sans elle, ressent l’enfer, le président algérien perpétue un monopole corrompu par la marginalisation des élites critiques. Cette ignorance pour un chérubin avide de savoir par sa scolarité censée animer sa compréhension de la vie, ce rend peu excusable un responsable historique et se prétendant être sauveur…

Dernièrement un jeune romancier, Anouar Rahmani, ayant publié, e 2016, un travail de fiction sur une plate-forme du Web, a été convoqué, le 27 février, par la police judiciaire de Tipaza pour « outrage à Dieu ». Selon ses dires, il a été questionné sur sa perception de la présidence de Bouteflika. Mais « pourquoi avez-vous insulté Dieu ? » Et « priez-vous ? », sont les questions qui donnent à réfléchir. Un procès-verbal spécifiant qu’il faisait l’objet d’une enquête en vertu de l’article 144 bis du code pénal, lui a été soumis pour signature. Cette législation punit de trois à cinq ans de prison quiconque « offense le Prophète » et « dénigre le dogme ou les préceptes de l’islam ».

Son manuscrit qui a pour titre « La Ville des ombres blanches », l’entraîne devant une juridiction militaire selon plusieurs médias. Voilà donc un despotisme qui mène la chasse à l’homme prend l’ampleur d’une autocratie d’un autre âge que les Algériens croient avoir dépassé en 1988. Une certaine idée du malheur politique où est cloîtré le pays, qui était un exemple en matière de décolonisation et un refuge pour les persécutés après son indépendance, s’est métastasée avec l’acceptation du chantage disant : moi ou l’islamo-terrorisme !

D’autres situations comme celles des étudiants en pharmacie, qui au bout de plus de deux mois de blocage, n’arrivent à trouver réponses à la précarité de leur avenir professionnel. La dernière nouvelle une réunion, du 13 mars, de leurs représentants et ceux de la médecine dentaire qui aussi sont sans certitudes pour l’exercice de leur métier, avec les responsables de deux ministères concernés, des études supérieures et de la santé, ainsi ceux de la fonction publique, a duré toute une journée.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invité à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

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