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La rente en Algérie est calamité à cause de la mauvaise gouvernance et les injustices

4 mandats et une mosquée, l’héritage négatif de Bouteflika !

 

mardi 28 février 2017, par Damien Djamel Bouch’Raf

L’absence toute dernière du président algérien, n’ayant pu accorder rencontre à la chancelière allemande Angela Merkel qui a annulé sa visite de deux jours en février 2017, suscite curiosité. Il souffrirait d’une bronchite. Houari Boumediene était mort alors qu’on avait, pendant plus de 5 semaines, caché son décès à la population. Ce qui alimente cette fois aussi une intrigue indéchiffrable. Cependant se préparent des législatives pour début mai prochain, dans un climat délétère où le maintien de la chape bien rigide au point d’être asphyxiante des volontés aspirant à libérer le pays de la léthargie et d’un malheur qui en durant, réserve bien d’exécrables malchances...

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

On connaissait l’expression du théoricien de la guerre d’Algérie, Frantz Fanon, qu’est « la malédiction de l’indépendance », souvent attribuée faussement à De gaulle, qui anticipait sur les problèmes de l’indépendance avec sous-développement ou bien les clivages ethniques. Puis c’est la « malédiction du pétrole » qui a généré une société rentière peu encline aux durs labeurs, à l’image des monarchies du Moyen-Orient, qui s’est le plus popularisée. Mais est-ce que la conséquence des déviations contenue, dans les incitations discursives pour sortir du marasme, ou bien elle s’arrête ?

Enfin, de l’avis de nombreuses opinions qui observent l’évolution empruntée à tâtons par le plus grand pays d’Afrique, une dernière calamité de même ordre a frappé la conscience collective. Elle est assez assumée et son attribution aux analystes les plus critiques pour les péripéties de ce pays envié pour ses richesse dont sa jeunesse. Elle indique que le retour de Bouteflika en 1999 aux affaires, le désignant comme celui qui a falsifié le texte constitutionnel pour s’arroger des mandats et pour le déchaînement de la corruption lors de son règne. Ce qui a augmenté le chaos déjà indéniable.

Une étude, datant de mai 2016, intitulée « Le mythe de la malédiction des ressources : une étude de cas de l’Algérie » (lire ICI) signée le Mohammed Akacem et son adjoint Nicolás Cachanosky du même établissement d’études supérieures des USA. Elle reprend cette thématique regardant la pagaille multiforme à laquelle est livrée l’Algérie. La métaphore a été tellement galvaudée, d’une manière récurrente qu’elle passe désormais pour une doctrine d’une véracité soutenue par les mouvements contestataires algériens et est devenue un postulat d’universitaires.

En effet le cheminement des dérapages aussi bien institutionnels que de conduites défaillantes, livrant la société à la gabegie traduit amplement la dérive sitôt acceptée. Après l’abandon de l’industrialisation sous Chadli qui a été accompagnée du renoncement aux options pseudos-égalitaires et quelques fois progressistes de son prédécesseur, Boumediene. C’était l’orientation de la religion que justifiaient le dirigeant du parti FLN, Mehri, et le terroriste Djaâfar El-Afghani qui opérait à El-Kasba, qui est apparue comme nécessité contre les éléments « communisants » qui a été mise au-devant…

Il est vrai que la parabole est devenue illustrative des retards économiques, de la panne de l’émancipation sociale et du dévoiement culturel dont souffre ce grand pays, qui pourtant a connu un fulgurant élan d’édification et de maturation pendant les deux premières décennies qui ont suivi l’indépendance. C’est pour cela que cette analyse de cet algérien dont l’idée insiste sur la mauvaise gouvernance et l’absence la primauté du droit, pour que le malheur pétrolier a servi la corruption protégée par l’impunité.

Une récente loi condamne la critique du chef de l’Etat algérien, voire nommément Bouteflika, voilà l’héritage lugubre qui se rajoute aux pires tares d’un pays qui exclut ses fleurons et ses habitants qui ont du génie !

Mohammed Akacem, professeur d’économie Metropolitan State University de Denver

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