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L’armée algérienne fait, d’abord pour ses besoins, les premiers pas dans l’industrie

Une institution face aux défis créés par une population aveuglée par les crédules populismes.

vendredi 18 mai 2018
par Damien Djamel Bouch’Raf


Selon une étude du marché mondial de l’armement, datée de février 2018, une moyenne de 30 milliards de dollars-US constituent les frais du système de défense algérien, pour la période de 2017 à 2023. Le document intéresse les marchands d’armes. L’exposé qui table sur les besoins, reste réducteur, en disconvenant sur la naissance ou l’expérimentation, voire l’existence, d’une nouvelle manufacture locale, chargée de produire certains équipements militaires destinés même aux combats.

La construction d’une défense capable de riposter à un ensemble de dangers, dont certains ont clairement manifesté des agressions, est même une urgence pour le cas de l’Algérie. Un voisin à l’ouest, épouvantant le secrétaire de l’ONU, Ban Kimon, lors de l’une de ses visites, distille un discours hostile, nauséabond et guerrier. Le terrorisme, né d’une manipulation des nationalistes algériens, n’a pas décru. Mais il s’est déplacé au-delà des confins du sud et de l’est. Le groupe affilié à Al-Qaïda s’appelle (AQMI). Il est dirigé par des Algériens et est opérationnel en Afrique du Nord.

La contrainte de la modernisation, en cours, des forces armées, oblige à ouvrir tous les horizons envisageables. Surtout que le monde arabe est au cœur d’une crise importante qui a commencé avec le printemps de 2011. Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major, ne s’empêche plus de déclarer : «  l’Algérie développe sa propre industrie d’armement pour équiper ses forces armées  ». C’était le 10 avril 2018, lors d’une inspection dans le 2ème district militaire à Oran.

Quand nous avons publié notre sujet, mi-avril 2015, intitulé "Avenir de l’industrie de défense en Algérie, des dépenses juteuses", nous avons d’abord intrigué plus d’un de nos lecteurs basés en Algérie. Lesquels nous ont indiqué qu’ils soutiennent cette économie très compatible avec le secteur public. Lequel est, dans le pays, abandonné depuis que le libéralisme est en vogue. Certains faux opposants qui ne croient même à leurs propres convictions, ont vite répliqué que ce sont des bobards. Et que l’Algérie est déjà ruinée, voire incapable de se défendre

Nos contenus de Populi-Scoop ont été maintes fois plagiés. Et nous accordons aux copieurs de reproduire une matière, voire une thématique de vulgarisation, notamment sur les réseaux sociaux du Web, que nous jugeons utile de la faire connaître. Par ailleurs, c’est en 2012 que le forum « froces-dz » a entamé une discussion sur l’industrie militaire algérienne. D’autres passionnés se sont aussi investis pour fournir ce grand débat sécuritaire surtout. Notre nouvelle analyse sur les nouvelles usines étatiques que l’armée algérienne compte créer, apporte certains modestes éclairages.

L’Algérie a obéi souvent à des nécessités, l’anticipation est latente. Son existence rencontre des sur son parcours des périls. Depuis qu’elle est indépendante, les menaces, tant externes que produites par les clanismes des dirigeants et la calamité du régionalisme, sont incessantes. Ces dernières années, sont devenues de plus en plus virulents les pires complots.

Et c’est pour répondre à des exigences de sécurité et de stabilité que la militarisation, tenue par la forte institution de l’ANP, que la militarisation de l’industrie publique s’est imposée comme un choix. Ce qui provoque de lourdes dépenses et une crainte poussant à une protection armée. Par le Kalashnikov (AK 47) était produit dans l’Est du pays. La mitrailleuse, le lance-roquettes et le lance-missile sont parmi les armes que la nouvelle fabrique algérienne arrive déjà à monter sur des véhicules légers de tout-terrain, genre Mercedes, est l’une des premières produites actuellement.

L’armement de France, que les Algériens ont historiquement combattu, ne pouvait être aussi bien l’équipementier que le fournisseur de l’ANP (Armée Nationale Populaire). Malgré les différents rapprochements, entre l’ancienne métropole et l’ex-colonie, l’Algérie a préféré, comme nombreux pays ayant acquis leur souveraineté, à s’adresser à l’ex-URSS pour ses achats d’armements.

Avec l’effondrement du bloc de l’expérience socialiste de l’est-européen, l’Algérie s’est tournée aux achats de systèmes d’armes occidentaux. La part du lion des dépenses fut d’abord prise par l’Allemagne. Réduisant drastiquement la dépendance de Russie, Alger s’est tournée vers l’Italie, le Royaume-Uni, l’Inde et la Chine. C’est cette dernière qui est actuellement premier partenaire, notamment dans le lancement d’une industrie militaire.

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