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Les marchés émergents proies des toxiques occidentaux

La guerre froide plus féroce dans le commerce international

vendredi 15 août 2014
par Gros Emile


C’est aussi avec la même froideur du passé que deux pôles s’affrontent, dans une adversité plus affichée que jadis, pour gouverner le Monde. Le bloc communiste vaincu, lors du siècle dernier, n’existe plus comme modèle d’inspiration. Les forces atlantistes qui l’ont sabordé, ont ressuscité leur hégémonie qui a survécu durant des siècles à ses grandes guerres.

Mais les-voilà, pour les nommer l’Amérique du Nord (USA+Canada) et l’Europe, sous les effets des lois de la mondialisation (commerciale) qu’ils ont initiées, pris dans une confrontation géostratégique, les mettant en rivalité frontale avec une Russie qui reste récalcitrante.

Ils doivent entière responsabilité d’avoir créé l’islmo-terrorisme pour l’Afghanistan, pour anticommunisme, qui prend une ampleur menaçant des régions où il a été planté. En conséquence, une déstabilisation et un péril fomentée par les pions et l’ancien impérialisme, que sont devenus ces combattants au service des forces atlantistes. Aidés par partenariat et complicité...

Après que le Moyen-Orient ait été attaqué à son cœur en 2003 avec l’invasion de l’Irak, le modèle de l’alliance atlantiste s’est aussi incrusté aux révoltes arabes de 2011. Non pas pour accompagner des peuples à évoluer, mais pour faire flétrir les espoirs de liberté en chaos. Depuis la naissance d’un occident lié par l’océan "atlantique", rapprochant l’Europe et l’Amérique, les paramètres du même règne colonialiste perdurent et persiste.

Mais, c’est à la Chine qu’est revenu le rôle de force tierce, rajoutée à la dualité de la coexistence compétitive, en arrivant dans la confrontation à deux challengers.

A la fois autarcique pour ses choix politiques et complètement ouverte sur les échanges internationaux, la nouvelle puissance économique se montre moins vulnérable que les antécédentes contingences. Son marché, de bien plus d’un milliard d’individus, intensifie les convoitises. Mais loin s’en faut, il obéit à des critères de régulation infranchissables.

Plusieurs fois la Chine, dirigée par un parti communiste, s’est faite malmenée et attaquée de diverses manières. En vain, le pays de Mao reste inébranlable. Ni l’excitation des minorités, ou la manipulation du Dalaï-lama, ou l’exhortation d’opposants inopérants ou bien d’intellectuels présentés comme réformistes n’ont eu l’effet escompté. Et surtout la mise sur orbite de la manifestation place de Tiananmen, rien n’y fait. Alors c’est en matière de commerce qu’on recherche à lui infliger le morbide.

Puis l’alliance dite des BRICS (les nouvelles économies de pays émergents), une autre alternative se présente. Les divergences entre les forces dominatrices anciennes et celles sortant du sous-développement, dont nombreuses de ces dernières ont mené des guerres de décolonisations ou réformer leurs systèmes politiques, s’exacerbent de plusieurs manières. Et c’est le commerce au sein des jeunes nations qui fait l’objet de convoitises.

A suivre : La Chine nettoie son marché des partenaires malveillants

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